Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Le paradoxe de la personnalisation : menace sur notre évolution!

paradoxe personnalisation - Big Data

Je mijote cet article depuis un bon moment. D’ailleurs, depuis un moment, je cherche le bon titre. J’aurais pu intituler cet article : Facebook menace votre sens critique ou Les médias sociaux génèrent la ségrégation. Peu importe, à la fin vous comprendrez que le cri d’alarme que je lance est sans doute une goutte d’eau dans l’océan de notre jugement collectif.

Une réflexion sur le rôle des robots de recherches et les algorithmes

J’écoutais l’an dernier une conférence de TED talks, et honte à moi, je ne la retrouve plus (ou je devrais plutôt dire honte à TED qui ne sait pas comment rendre les recherches dans son site plus intuitives). Enfin, ladite conférence dont le titre m’échappe présentait une réalité que je soupçonnais, mais dont la démonstration m’a laissée gravement atteinte de cynisme face à Facebook notamment. Notez ici que les médias sociaux dans leur ensemble semblent pécher dans le même sens. Alors, cette explication faisait la démonstration éloquente que l’algorithme de Facebook fait en sorte de nous montrer sur notre mur des publications gérées par ses robots programmés avec des critères concoctés par les savants « néosociologues » de Facebook.

Ainsi, selon leur vision de la personnalisation, s’ils observent que vous aimez les publications de Jean, vous ignorez celles de Pierre, et vous commentez celles de Manon, et que vous partagez celles de Suzie, elle-même amie avec Josée, elle-même amie avec Nathalie qui ignore les publications de Jean, qui aime les publications de Pierre. Ils concluent que vous n’aimez pas Pierrette!!! Pierrette disparaît alors de votre mur de publication pour cause de lobotomie numérique. Voyez-vous, la soupe à l’alphabet numérique mesure tout, et sans vous faire une grande révélation : nous sommes dorénavant une méga base de données vivante qui se met à jour en temps réel en fonction du contrôle d’un robot. Et alors?

Le sens critique dilué dans l’homogénéité

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Donner un 6e sens aux données : l’évolution du service!

nostradatamus | Des données avec un 6e sens

Fascinant la technologie, chaque jour un nouveau service naît, chaque jour un service révolu meurt. La chaîne de service est constamment remise en question, des intermédiaires disparaissent, de nouveaux apparaissent, ainsi va la vie à l’ère numérique. La vie n’est pas rose pour tout le monde, il faut le dire. Les temps sont difficiles pour les retardataires, mais fatals pour les dinosaures. En fait, j’ai pu constater lors d’une conférence devant des propriétaires de commerces de détail, en mars dernier, que les grandes marques, comme les petites, ont totalement perdu le Nord.

Quelle direction prendre pour attirer les clients en magasin?

Ding!Dong! Je ne blague pas, hier trois fois la sonnette m’a sorti de ma concentration. Bonjour UPS et Postes Canada, j’ai reçu trois colis différents le même jour. Mes achats du week-end en fait, bien assise chez moi, dans le confort douillet du sofa. Je dois dire à ma défense que j’ai appelé trois boutiques pour me faire dire : « non désolé, je ne l’ai pas en inventaire! » Alors, je me suis résignée à commander en ligne. 11,47 $ l’item, et 13,50 $ la livraison!!! Voyez-vous pourquoi le commerce au détail est en difficulté, et pourquoi il peut aussi tirer son épingle du jeu. J’aurais nettement préféré aller chercher mon article directement en boutique, mais sans inventaire, difficile de satisfaire les clients. J’oserais dire que l’avenir réside dans la capacité des entreprises à gérer et anticiper la consommation de leurs clients. Nous parlons de données intelligentes. Il me semble que si vous vendez des cafetières, il y a fort à parier qu’un certain pourcentage de vos clients aura besoin de pièces un jour. Peut-être les clients d’un autre commerçant? Vous choisissez volontairement de les éloigner de votre boutique en refusant de prévoir le prévisible, ou de prendre l’initiative de lui faire parvenir vous-même (au passage vous récoltez ses infos, et lui épargnez le trouble de chercher)

Des données qui ont un 6e sens : anticiper les besoins!

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L’équation du succès : la valeur d’un client dans le temps (CLV – Customer Lifetime Value)

Valeur des clients dans le temps - CLVLors de mon article sur la nécessité de fournir des recommandations plutôt que des informations à vos clients, j’avais promis un article sur la compréhension de la valeur d’un client dans le temps, mieux connue en anglais par la CLV – Customer Lifetime Value. Si ce concept est bien connu par moult marketeurs, il faut dire que les outils pour calculer cettedite valeur ont bien évolué, et que la méthode est de plus en plus raffinée pour les offensives Web. La valeur d’un client dans le temps, se définit par l’accumulation de tous les revenus nets (revenus bruts – [coûts marketing + coûts de services associés à la vente + coûts d’acquisition]) que ce client apportera à une organisation au cours de la durée de sa relation avec elle. La CLV définit donc le revenu potentiel que chaque client peut vous apporter au fil du temps. Il met donc l’accent sur la nécessité de bien saisir l’importance de chaque client, en lui accordant l‘attention nécessaire à son bonheur, ou plus exactement, sa fidélité.

Savoir investir débute par savoir compter

Pour se lancer à corps perdu dans les activités de sollicitation dans le Web, ou dans celles plus traditionnelles, il faut absolument savoir quels sont les coûts que nous sommes prêts à investir pour acquérir un nouveau client. Cette équation est assez facile à faire pour ceux qui connaissent bien leurs marges bénéficiaires, mais surtout la valeur d’un client dans le temps – CLV. C’est d’ailleurs cette profonde compréhension qui a permis à Jeff Bezos de mener sa société, Amazon, sur les remparts d’une des plus grandes machines à fabriquer de l’argent grâce au Web. Selon Bezos, les opportunités d’Amazon, résident dans les marges bénéficiaires de ses compétiteurs. Il est prêt à payer cher pour un client (même à perte), sachant que sa CLV est, à moyen et long terme, extrêmement rentable. En d’autres mots, attirer des clients avec des promotions hyper alléchantes (type « loss leader ») pour enclencher l’engrenage de la fidélité et de l’achat répétitif ou complémentaire. Son arme: les Big Data et les micros données. Il peut prédire, au cent près, notre comportement. Sa banque de données est une véritable mine d’or. Et vous, quel prix êtes-vous prêt à payer pour obtenir un nouveau client? Si vous êtes comme la majorité des entreprises, du Web ou autres, vous direz sûrement le moins possible. Mais comment établir ce « moins possible », si nous ne connaissons pas la rentabilité d’un client? Ou pire, nous n’avons aucune idée comment mesurer la valeur d’un client dans le temps?

Déterminer le coût d’une référence (lead) est la clé du succès

La question à 100 $ : combien dois-je investir en frais de publicité ou en SEO pour réussir sur le Web? LA question récurrente dans mon domaine (nouvel entrepreneur, comme entreprise de longue date), le coût du succès en d’autres termes. La première étape consiste à comprendre la valeur d’un client pendant toute la durée d’une relation avec votre entreprise, et pour la connaître, il faut mesurer le passé, ou prédire l’avenir sur la base d’hypothèses. Mais il faut surtout comprendre les cycles de l’engagement, cet entonnoir de vente qui conduit un client vers votre entreprise, et à terme, en fait un client fidèle. À cela s’ajoute la compréhension des segments de marché, et plus spécifiquement des personas pour le Web, pour analyser les différents cycles de vie. Plusieurs auteurs ont tenté de simplifier la compréhension de ces cycles, et ils ont permis aux marketeurs d’obtenir des données comparatives sur les performances de leur industrie en matière de marketing relationnel. Vous pouvez également consulter les outils de la Harvard Business School pour faire le calcul de votre CLV. Le Web a grandement facilité la précision de la mesure, puisque nous savons exactement tout le chemin que chaque client a parcouru pour arriver jusqu’à nous. Donc, si vous saviez que chaque nouveau client coûte 5 $, Lire la suite

L’ère du micromarketing : de la micropublicité à la microrelation!

micro marketingDepuis fort longtemps, les civilisations ont cherché à explorer les mystères de la vie dans l’infiniment grand. La conquête de l’espace en est l’exemple le plus éloquent. En 2012, j’écrivais un article sur la découverte du Boson de Higgs qui fait l’éloge de l’infiniment petit: L’ADN pour la biologie, le Boson de Higgs pour la physique et pour les affaires? : la Présence! En fait, il explique les fondements de notre nouvelle réalité. Les grands miracles arrivent dorénavant grâce à l’infiniment petit, pensons à la nanotechnologie notamment. Voici comment cette nouvelle réalité touche tous les entrepreneurs et les marketeurs qui souhaitent conquérir le cœur de leurs clients.

Le micromarketing en gros

Tous les experts du Web vous le diront, la guerre de l’attention se gagne un internaute à la fois. Votre attention en ce moment, n’est pas celle d’un groupe qui lit cet article en même temps, mais bien d’une seule personne qui prend le temps de lire ces lignes. Je m’adresse donc à un individu à la fois, et quoi que je souhaite que cette lecture soit répétée par plus d’une personne, je suis obligée de me soustraire à la loi d’une paire d’yeux à la fois sur chaque écran. Le marketing revu et corrigé à l’ère numérique, c’est donc la fin du marketing de masse au profit du marketing individuel, donc le micromarketing. La fin du marketing d’interruption au profit du marketing de permission où il faut séduire les clients, un à la fois. La fin des coups d’épée dans l’eau, et la révolution de la goutte d’eau (ou le supplice pour certains)! En fait, le marketing devient l’art de faire du macro marketing stratégique et du micromarketing tactique.

La micropublicité en grand

Dans cette logique d’attirer l’attention des internautes, la publicité n’échappe pas

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Des affaires de coeur : la période de l’amour au-delà des fleurs et des pixels!

Demande en mariage clientJe ne sais pas pour vous, mais la Saint-Valentin est toujours une période de stress. Oui! Oui! Si vous êtes seule, vous angoissez devant la date fatidique de l’amour, car tous les commerces ou presque vous rappellent votre statut « non réclamé » aux objets perdus ou ailleurs. Et si vous êtes en couple et heureux, vous vous demandez que vais-je faire pour impressionner l’autre et lui démontrer mon amour? Sans oublier les désespérés qui sont en couple et qui voudraient en finir ou qui demandent un miracle pour que le feu reprenne. Voilà autant de raison d’angoisser vis-à-vis cette fête hyper commerciale de l’amour avec un petit « a ». Si plusieurs commerçants ont bien compris l’attrait de cette fête pour les ventes en ajoutant des offensives au planigramme, très peu ont compris la véritable opportunité derrière cette fête qui est sensée symboliser l’Amour avec un grand « A ». Pour ma part, c’est un thème récurrent en cette nouvelle économie des sentiments et je ne pouvais pas laisser passer cette occasion!

Le principe d’une relation : bidirectionnelle et égalitaire

Regardons maintenant cette fête de Cupidon sous un angle nouveau. Imaginons un instant que chaque entreprise décide de déclarer son amour à chacun de ses clients. Voilà tout un défi qui semble tout droit sorti d’une imagination un peu trop fertile me direz-vous? En fait, j’irais même encore plus loin. Imaginons que chaque entreprise demande chaque année au moins 1 % de ses clients en mariage. Après tout, la meilleure preuve d’amour n’est-elle pas dans l’engagement suprême? Une déclaration officielle sur tous les toits du monde qui dit haut et fort : je t’aime et j’unis ma destinée à toi pour le meilleur et pour le pire pour toute ma vie! N’ayez crainte, je n’ai pas perdu la tête. La vérité est que plusieurs entreprises pensent qu’elles font tout pour fidéliser leurs clients et les rendre loyaux avec des engagements supplémentaires. Mais en fait, elles proposent plus souvent comme premier geste d’engagement un contrat de mariage à prendre ou à laisser. Disons que ça commence bien mal une relation n’est-ce pas? Ensuite, elles demandent aux clients de prendre tous les risques et de faire tous les consentements requis tandis qu’elles ne s’engagent qu’à livrer ledit service ou produit avec un millier de cas d’exemption et de clauses de non-responsabilité. Oui, c’est ainsi qu’on fait des affaires encore en 2014, les entreprises offrent une prison à leurs clients et une clause d’évasion, au mieux annuelle, ou au pire des pénalités si la relation affective est rompue avant. Ne serait-il pas temps de reconsidérer le mot relation dans les entreprises? Un nouveau regard sur la réelle signification de l’engagement, et de la notion bidirectionnelle et égalitaire que cela suppose s’avère urgent.

Comment demander les clients en mariage?

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Les technologies prêt-à-porter : Big Data vs Micro Data

MicroData-BigData-MindDropNous entendons beaucoup parler des « wearables technology », traduit par les technologies prêt-à-porter dont la liste s’allonge chaque jour : chandail, lunettes Google, masque de plongée, lentilles de contact, montres, etc. Rien n’y échappe. Lorsque je pense qu’en 2006, je faisais l’évangélisation de la webdiffusion en temps réel et que je m’égosillais contre le scepticisme complet face à l’idée qu’un jour nous allions regarder la télé dans le creux de notre main. Non seulement nous y sommes, mais nous avons même la nouvelle maladie du millénaire : la nomophobie! Qui n’a pas le nez rivé sur son téléphone intelligent ou ses versions agrandies. Le moins que nous puissions dire, c’est que les technologies vont plus vite que nous. Nous parlons de moins de 8 ans pour en être arrivés là, disons plutôt 4 ans dans mon exemple. Imaginons-nous alors en 2022 l’instant d’un blogue… allez c’est un bel exercice de futurisation!

L’évolution exponentielle des technologies

Vous connaissez le Dr Michio Kaku? Sinon, je vous invite à le découvrir via mon article dont les détails vous révéleront le personnage fascinant que ce physicien est devenu technologies pret-a-porteraprès la parution de son livre qui parle du futur. Il fait état d’une similitude absolue entre le papier, l’électricité, l’eau courante, le transport à moteur (train) et les technologies. Il explique que chaque innovation suit la même courbe à partir de son premier stage où seule l’élite a accès aux bénéfices et jusqu’au stade de la commodité. Évidemment sans oublier les révolutions économiques au passage parce que nos modèles de consommation changent. Ainsi chacun d’entre nous prend pour acquis l’eau courante et l’électricité qui semblent être là par magie, les voitures pour se déplacer et le papier qui a fait bien du chemin entre le papyrus et aujourd’hui dont l’avenir est dicté en grande partie par la numérisation. Il est donc à prévoir que les prochaines années nous apporteront une forme de banalisation du cœur d’un ordinateur (microprocesseur) et où l’ordinateur de table sera assurément une pièce de musée. Les microprocesseurs seront partout, sur le revers de votre chemise ou dans vos tissus, sur votre tapisserie, dans le fond de votre toilette, dans vos fenêtres, bref partout où l’imagination nous conduira. Les microprocesseurs seront même les déchets les plus nombreux dans nos sites d’enfouissement selon le Dr Kaku.

Quels sont les compromis et les conséquences de cette évolution technologique

D’abord le clivage des classes sociales avec un fossé de plus en plus grand entre les pauvres et les riches ou les peuples urbanisés et les résistants et ce n’est qu’un début. Alors que la moitié Lire la suite