Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Le jour où le monde a basculé : réalité augmentée ou diminuée?

Le jour où le monde a basculé : réalité augmentée ou diminuée?La frénésie Pokémon Go bat son plein depuis peu, et c’est déjà un succès planétaire qualifié de phénomène de société. Une civilisation réduite à vivre littéralement rivée sur leur écran, si petit soit-il. Dorénavant, nous y ajoutons la dimension de l’action en mobilité. Faudrait-il se réjouir que de l’état végétatif de la larve de divan accroché à son mobile ou sa manette, nous ayons maintenant des conducteurs fous à la recherche de Pokémons, ou des piétons qui bougent leur popotin pour acquérir les précieux appâts? Si vous ignorez ce dont je parle, vous vivez encore à l’abri de la folie de notre ère, et je vous félicite… il y a de l’espoir (rions un peu ;)! Sinon, vous avez entendu parler des conséquences négatives (accidents et excès de folie) qu’ont engendrées ces quêtes absurdes de points. Souvenez-vous qu’une génération complète a investi une partie de leur vie dans la version initiale des Pokémons (avec les cartes à collectionner notamment), maintenant devenue « adulte », cette génération, et les suivantes nous aideront à comprendre l’infinité de la bêtise humaine devant l’absurdité proposée par les multinationales en quête de nos dépendances : bienvenue dans l’ère de la réalité augmentée qui diminue les facultés humaines de trop de joueurs déjà.

Associer la réalité avec le virtuel : la dernière étape avant la déshumanisation

Je suis une fervente défenderesse de l’ère technologique et de son évolution, mais aussi de la nécessité de préserver le cadre fondamental de l’humanité. J’ai même déjà questionné et abordé la réalité augmentée dans ce blogue. À la vue de mon jeune voisin, le nez rivé sur son mobile avec un large sourire en marchant tête baissée, et à ignorer le monde autour de lui, je m’inquiète. À une certaine époque, pareils comportements auraient suscité de très grandes inquiétudes quant à la santé mentale. Vous avez sans doute déjà visionné quelques films de science-fiction pendant lesquels les protagonistes expérimentaient la réalité augmentée ou virtuelle? Le summum est sûrement la série de « La Matrice » où ce sont les humains qui vivent dans un monde imaginaire, un monde inventé grâce à la réalité virtuelle, où chacun a la certitude de vivre une simple réalité. Lire la suite

Le marketing de peur : même les consommateurs intelligents n’y échappent pas!

marketing de peur et consommateurs intelligentsPeut-être la fête de l’Halloween m’inspire-t-elle le titre de cet article ou peut-être mes nombreuses heures d’écoute de télévision ces derniers jours, où les drames d’horreur se multiplient sous nos yeux. Une chose est certaine, la peur fait désormais partie de la vie de plus de Canadiens, surtout militaires et parlementaires. Oui, cette peur qui peut déclencher des nouveaux besoins que nous n’avions jamais ressentis auparavant. Pensons à la menace nucléaire ou la menace de contamination qui permet à une industrie de faire des millions de dollars avec les produits et services assurant notre sécurité en cas d’accident nucléaire ou de propagation d’un virus. En ce moment, l’industrie de la sécurité fait des millions en personnel supplémentaire partout, et ce n’est que la suite du début depuis 9-11 2001. Que dire de la guerre, outre que le lobby des armes doit jubiler en ce moment avec ce climat favorable à leur enrichissement par l’insécurité ? Si notre héros national du jour, le sergent d’armes Vickers, n’avait pas eu d’arme, qui sait combien d’autres morts le Canada pleurerait aujourd’hui? En fait, la consommation par la peur a toujours dopé bien des ventes. Lors de mon colloque sur le marketing Web en janvier dernier à San Diego, j’ai été stupéfaite de constater le niveau de paranoïa des Américains. Je peux vous confirmer que les sites de commerce en ligne pour les équipements de survie font des millions en ventes, comme dans bien d’autres domaines connexes.

La peur et les 7 péchés capitaux : arme marketing

Depuis la nuit des temps, les marketeurs exploitent les peurs et les faiblesses humaines, les plus tordus peuvent aller très loin. Ce n’est pas nouveau, et je suis sûre que nous ne verrons pas la fin de ce stratagème, du moins, de mon vivant. Le marketing axé sur la Présence, le marketing de sens qui traite avec des consommateurs intelligents, est un antidote à ce marketing malicieux qui fait dire à trop de gens que le marketing est le diable incarné. Or, croyant ou non, un fait demeure : nul n’échappe à la vulnérabilité de notre nature humaine, Les sept péchés capitaux ont le mérite

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PANK et NEET : comment faire de la segmentation créative!

Segmentation Créative et complémentaireConnaissez-vous les BOBO, les Yuppies ou les YOLO (toute une génération ayant comme devise : You Only Live Once)? Si vous êtes en marketing, tout ça est très familier. Sinon, vous avez sûrement été initié par le biais de la culture populaire, soit à la télé ou dans vos réseaux. Il s’agit de segmentation marketing qui permet le regroupement des individus ayant des comportements similaires ou des caractéristiques suffisamment comparables pour les reconnaître dans une foule ou un groupe. C’est l’outil de prédilection des marketeurs. Tout fonctionne par segmentation. Lorsqu’un segment émerge, c’est le nouveau Klondike du marketing. Vous pouvez être certain que toutes les entreprises vont analyser la possibilité de faire une offre à ces segments émergents. Pensons à l’argent rose, c’est un bon exemple! Il y a à peine quelques années, l’homosexualité ne faisait guère sortir les fonds dans les sièges sociaux pour des campagnes ou de l’attraction de talents. Aujourd’hui, les grandes entreprises ont compris que ce segment dépense beaucoup et que la main-d’œuvre est instruite et convoitée. Ils appellent cela, la Fierté au travail (Pride at Work). C’est donc dire que tout démarre donc par l’identification et la confirmation du pouvoir d’achat d’un segment donné. L’argent disponible pour des biens ou services est donc le facteur de motivation premier dans la création d’un segment.

Professional Aunt No Kids : PANK!

Dans cette logique économique, un nouveau segment a ainsi été identifié aux É.-U. qui représente 23 millions de la population et un marché total de $ 9 milliards. Les PANK sont bien connus sans les connaître, ce sont ces « ma tante » gâteau, à l’aise financièrement et sans enfant, elles jettent leur dévolu sur leurs neveux et nièces. Moi, j’en connais plusieurs de ces femmes professionnelles qui veulent gâter leurs neveux et nièces et sûrement que vous aussi (hi hi, je l’ai été!). En toute relativité de marché, nous pourrions penser que le nombre de « PANK » au Canada serait d’au moins 2,3 millions et probablement le tiers au Québec. Voilà de belles opportunités pour créer des jouets ou des services, même des livres, où « ma tante » devient l’héroïne de l’histoire. Imaginez Lire la suite