Le monde des comparateurs de prix atteint l’univers du service marketing!

COMPARATEUR DE PRIXQui n’a pas déjà utilisé les comparateurs de prix pour un voyage ou pour trouver un hôtel à bas prix, peut-être pour une prime d’assurance, ou pour trouver un entrepreneur en construction? C’est le paradis des chercheurs pressés et aussi chasseurs d’aubaines, au passage de ceux qui souhaitent avoir un minimum de risque pour le choix d’un fournisseur de service. C’est le paradis en tous points, car ces services ne coûtent rien aux consommateurs, mais on ne peut pas en dire autant pour les fournisseurs.

Des fournisseurs en compétition avec les comparateurs pour leur place dans les moteurs de recherche

J’ai un client dans le monde de l’assurance vie qui voudrait bien avoir la première place dans les moteurs de recherche, et payer un peu moins cher pour ses dollars de publicité en ligne. C’est un monde qui est en constante mutation, et le consommateur est souvent tenté, avec raison, de choisir un site qui garantit les meilleures primes avec un minimum d’efforts. Sans entrer dans la mécanique de ces comparateurs, sachez que chacun a sa formule pour vos convaincre que c’est eux les meilleurs et que leur gratuité vaut un essai. Après tout, qu’avez-vous à perdre? C’est devenu une vraie mine d’or pour ces sites qui ont compris que les chasseurs d’aubaines et d’efficacité sont prêts à donner leurs infos à un site en ligne qui leur promet de trouver pour eux la meilleure offre.

Dans la foulée du scandale de Facebook, vous comprendrez que vos infos valent de l’or, et bien sûr, vos infos sont revendues à des fournisseurs qui paient pour avoir vos coordonnées. La vente sera conclue par ceux qui auront d’abord payé pour vous parler, et il est à prévoir que vous aurez l’appel de 3 ou 4 fournisseurs. C’est vous qui déciderez au final. Nous appelons cela des « leads qualifiés », ou en d’autres termes des références de premier choix puisque le processus d’achat est bien commencé et validé.

Les derniers de classe qui n’ont jamais travaillé leur visibilité, leur référencement naturel, leur publicité peuvent ainsi acquérir une référence à un prix plus élevé qu’un clic de publicité, mais avec une valeur aussi plus grande. Cela dépend du coût d’acquisition que vous êtes prêts à payer pour un nouveau client. Les premiers de classe résistent à ce système d’achat de « leads », car ce sont des compétiteurs qui font augmenter leurs coûts d’acquisition. En d’autres mots, si vous faites vos recherches vous-même, vous allez trouver les plus agressifs avec leur marketing, et les autres ne seront jamais sous votre radar sans cette recherche.

Peut-on y voir une corrélation entre compétences et visibilité marketing? De toute évidence non, si vous êtes un entrepreneur en construction on ne vous juge pas par vos efforts marketing, mais si vous êtes un expert marketing invisible, oups, ici il y a un signal d’alerte. Au final, ces comparateurs sont une nouvelle réalité avec laquelle les fournisseurs doivent composer, et les clients en sont les grands gagnants. Après tout, le Web est un espace libre qui résonne depuis longtemps sur les capacités financières et marketing de ceux qui veulent conquérir les clients. Chacun a sa chance et les comparateurs ont choisi cette bataille.

Un exemple parfait : le mien

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Un capitalisme féminin qui donne de l’espoir!

capitalisme-feminin-MIND-DROPBravo messieurs si vous êtes prêt à lire ce billet, car il s’adresse d’abord à vous! Non pas que les lectrices ne seront pas comblées, bien au contraire, mais la réalité est qu’elles sont naturellement attirées par un tel titre. Ces félicitations sont donc bien méritées si vous lisez jusqu’au bout évidemment! Avec la Journée de la Femme, je me disais qu’avec les derniers mois qui ont jeté une douche froide sur quelques prédateurs démasqués, l’occasion était parfaite pour mettre sur la sellette un sujet qui me tient à cœur. Aussi, combinée à la marche organisée par la Fédération des Femmes du Québec qui manifeste contre le capitalisme et le patriarcat, le moment est parfait pour inciter à militer pour un capitalisme féminin. Et croyez-moi, il y a urgence.

Un capitalisme féminin basé sur des valeurs dites féminines!

Sophie Brochu - Deux hommes en orSans vouloir reprendre de manière exacte un billet déjà écrit en 2014, il m’apparaît important de préciser d’emblée que le capitalisme féminin a d’abord été proposé par trois hommes au cours de la dernière décennie. Ironique n’est-ce pas? À l’instar de Sophie Brochu, chef de la direction d’Énergir (ancien Gaz Métro) qui disait devant caméra en mars 2016, en entrevue à deux hommes en or, que toute personne qui a une tête sur les épaules devrait être féministe! Rien de moins. L’argumentaire étant plein de bon sens. En effet, comment pourrions-nous être contre le féminisme qui dit en termes simples : égalité pour les hommes et les femmes, et ce, sur tous les plans. Mais les auteurs Rafik Smati, Philippe Watier et les coauteurs Mike Burke et Pierre Sarda sont allés encore plus loin en prédisant que la crise qui traverse notre civilisation serait la crise du masculin, et elle l’est. Que notre société étant en mutation, elle évoluait plus vers un capitalisme féminin.

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Difficile d’être en désaccord lorsque nous regardons la mobilisation féminine qui prend le porte-voix pour briser le mur du silence et disons-le sortir des griffes de toutes formes d’asservissements dictées par un pouvoir masculin. Nous sommes tous d’accord pour dire que les sociétés occidentales ont fait de très grands pas pour atteindre la vraie égalité. Nous pouvons être fiers au Québec notamment des efforts politiques, des lois économiques ou sociales et bien plus chaque jour. Mais convenons que si le travail chez nous est encore énorme, imaginons ailleurs dans le monde.

Alors, petit rappel pour faire une brève liste des valeurs féminines qui agissent à la puissance 10 en ce moment.  J’ai commencé à m’intéresser à cette notion en 2006, à l’époque où je commençais à donner des conférences. Mon thème de prédilection était : Le future s’écrit avec un « e »! , dans cette conférence je fais la démonstration toute simple que l’avenir est assurément féminin puisque tout converge vers un monde relationnel où bâtir des relations est la clé du succès. Sans partager les détails du contenu de cette conférence, je peux affirmer que chaque fois que je l’ai partagée, les femmes en ressortaient hyper motivées et emballées par le futur bien branché dans lequel nous tissons une grande toile. Depuis, chaque statistique Web nous confirme que les femmes sont les plus actives, notamment dans le capital conversationnel nourri par les médias sociaux.

Dur pour l’égo masculin, mais le discours est sans équivoque, il appelle tous les gens d’affaires à travailler sur les valeurs féminines suivantes (ici le mot valeur est pris au sens large et pourrait être aussi remplacé par attitude) et notez au passage que ces valeurs sont axées avant tout sur les humains: Lire la suite

Une maladie des temps modernes : l’anxiété numérique!

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Un soir d’hiver, une amie voisine me texte un message de panique : j’ai fait une gaffe je crois, vite aide-moi, je peux venir te voir? Quelques minutes plus tard, la voilà avec son portable assise à ma table m’expliquant d’un trait, à la manière de quelqu’un qui vient d’allumer un feu dans une chambre de barils de poudre à canon, ce qu’elle a fait et de quoi elle a peur. Vous vous doutez bien qu’au final, il n’y avait rien de grave et que le tout s’est terminé par une petite leçon sur les bases élémentaires de la sécurité informatique.

Nous poursuivons la discussion, et candidement elle admet souffrir d’anxiété face à toutes ces affaires-là… comprendre ici, tout ce qui entoure le merveilleux monde du numérique. Elle me confit se sentir complètement dépassée par tout ça, ayant une peur et un inconfort qu’elle sait anormal pour son besoin professionnel de traiter avec ces outils fort utiles et disons-le incontournables. Une directrice d’agence responsable du sort de d’autres professionnels qui dépendent d’elle pour gérer leurs affaires. J’ai l’impression de devenir le psy qui essaie de la réconforter et de la rassurer pendant qu’elle, sur son divan, ne voit pas le jour où elle se sentira à l’aise avec tout ça. Elle me confit avoir pris des leçons d’initiation à l’informatique et d’autres formations, mais elle a un blocage. Je confirme : un gros blocage! Au passage, je salue le courage d’avouer une telle angoisse, car il faut bien le dire, dans une époque où le numérique est incrusté dans toutes les sphères de nos vies, admettre ses angoisses ne semble pas très « winner » aux yeux de ceux qui baignent quotidiennement (comme moi) dans cet univers fascinant, mais inévitablement instable et changeant trop vite.

De la véritable angoisse qui mérite notre compassion

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2018 une année où la Présence prend le sens du timing!

Présence et TIming 2018

Un peu à la blague, cette année j’ai demandé sur ma liste de cadeaux au père Noël du « timing ». Oui, je dirais que la vie est à peu près résumée ainsi : soit tu as le bon timing ou soit tu n’en as pas. En affaire, plus que dans n’importe quelle sphère de nos vies, ce petit mot en apparence insignifiant fait toute la différence entre un Mark Zuckerberg ou un illustre oublié et endetté. D’ailleurs, pardonnez-moi cette liberté d’utiliser un anglicisme, mais je pense que tout le monde comprend bien timing, ce mot d’usage courant. J’ai beaucoup réfléchi à ce « timing » dans ma vie. Sans rentrer dans les détails, je dirais que l’histoire qui a ponctué ma vie à ce jour se résume ainsi : toujours trop en avance. Cette année, c’est la revanche de mon timing!

La Présence : la meilleure alliée du timing.

J’ai passé bien des heures durant la pause des fêtes à lire et réfléchir sur les multiples tendances annoncées ici et là. Toujours sourire en coin, je me disais, mais je rêve. J’avais l’impression d’être dans un voyage dans le temps. La bonne nouvelle est que je pourrai certainement avoir une meilleure réceptivité sur ma notion de Présence et aussi de mes nombreuses batailles associées à ce concept qui dicte mes décisions d’affaires et qui guide celles de mes clients. Plusieurs de mes articles futuristes à l’époque sont empreints d’un timing parfait pour 2018.

Parce que la Présence est certainement associée à la capacité d’ajuster son « timing » en aiguisant sa capacité d’écoute, et au-delà des mots faut-il préciser. Écouter ses clients, c’est assurément améliorer les chances d’avoir un bon timing. Retenez bien que mon manque de timing est tout à fait logique pour une prospectiviste qui aime voir devant, et cohérent avec le rôle que je me suis donnée à titre de consultante stratégique à l’ère numérique. J’ai juste parfois mal évalué la capacité de certains clients à suivre la voie vers le futur, trop occupés à rattraper le passé. De la même manière avec des projets un peu trop en avant pour la capacité des marchés cibles à prendre le virage à la même vitesse. Parce que la notion de Présence c’est aussi d’être là au bon moment, pour la bonne personne avec la bonne solution, réapprenez les lois de Parkinson et faites une symphonie avec vos audiences.

Je sais que c’est aussi souvent un problème dans les conseils d’administration d’être arrimé avec le fameux timing. Pensons à Sears qui était le précurseur de la vente par catalogue avec la livraison; les décideurs ont manqué de vision, et à un moment donné, clairement de Présence. C’est d’une tristesse sans nom de voir un pilier du commerce de détail, et avant-gardiste pour son époque, ne pas avoir su adapter sa stratégie au bon moment. Comme quoi, la Présence et le timing sont indissociables. Savoir écouter et savoir agir au bon moment.

Les prédictions des dix dernières années affluent maintenant

Alors, afin de bien commencer l’année, je vous fais un résumé des prédictions qui devraient influencer votre croissance en 2018. Vous pourrez décider de votre timing, mais vous n’aurez pas l’excuse de ne pas savoir. Il vous revient d’agir.

Les prédictions générales qui influenceront le marketing

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10 ans d’histoires branchées : que réservent les 10 prochaines?

Temps de lecture estimé : 10 minutes pour ce spécial 10 ans

COVER-10 ANS - Blogue Sylvie Bédard

Tout un moment pour moi : DIX ANS cette année que j’écris pour vous. Et quelle dernière décennie, faut-il le préciser? Je souhaite donc partager mon aventure à titre de blogueuse, débutée le 7 décembre 2007. Voilà une chose dont je suis fière : j’ai écrit et publié pas moins de 328 articles et plus de 150 000 lectures par plus de 65 000 lecteurs même si je dois admettre que ma dernière année a été plutôt au ralenti. J’ai voulu construire un livre avec ces articles, ça donnait une brique de 798 pages!!! Il en faut de l’énergie pour nourrir un blogue, au-delà de la recherche d’idées et des sujets, j’ai investi au moins mille heures dans ce projet un peu fou, mais nécessaire pour faire de la place dans ma tête. Chaque fois que je partageais mon savoir et mes opinions, je pouvais continuer de me nourrir sans souffrir d’infobésité, comme une purge sur mon disque dur interne. Cet article est une belle occasion de faire le point sur la dernière décennie et sur ma vision de la prochaine. Prenez un bon café, et puis voyagez avec moi… j’ai besoin de vous pour continuer ce périple au cœur de la complicité que j’établis avec vous et tous les autres humains qui regardent passivement la vie qui change devant nous. Il faut prendre position, et ce blogue travaille fort pour éveiller les consciences et améliorer les connaissances et la compréhension du Web. Allons-y pour une petite autopsie de la dernière décennie et les perspectives pour la prochaine.

Des débuts prudents et timides à l’égard du Web

Je me souviens dès le départ de ce blogue en 2007, je venais de terminer une aventure coûteuse en argent et émotions dans le nouvel univers naissant de la Web télé, la vidéo sur IP, la webdiffusion en direct et en différé… que de noms pour exprimer une chose : diffuser du contenu vidéo en direct et différé sur le Web. J’avais tellement investi à évangéliser les dirigeants d’entreprise aux bienfaits d’une telle pratique pour leur entreprise que je sentais que je devais continuer à partager cette connaissance naissante du Web et ses milles potentiels avec cette profonde conviction que l’avenir était numérique. Imaginez en 2006, personne ne pouvait réellement imaginer regarder une vidéo sur son ordinateur sans une connexion Internet digne de ce nom (ce qui était rare à l’époque, surtout dans les entreprises), un ordinateur avec une carte graphique de bonne qualité et un processeur assez puissant ainsi qu’une mémoire vive assez grande pour pouvoir diffuser des dizaines d’images sans heurts. Imaginez maintenant quand je disais que nous allions regarder la télé dans le creux de la main, tout le monde trouvait ça bien drôle et surréaliste. Surtout avec un mobile de type flip dans le fond de la poche… et pourtant?!

J’avais tellement à dire que je ne pouvais pas passer à côté de la création de ce blogue. Je me suis investie de la mission d’éduquer le public et les entreprises à mieux saisir les opportunités du Web. LinkedIn, Facebook, Twitter, YouTube, Google… que de noms étrangers et insignifiants à l’époque. Le « Far Web » comme j’aimais le résumer. Tant de choses à comprendre, à apprendre et surtout à intégrer pour la survie des affaires. Je me sentais comme une éclaireuse… et je l’étais. Je voulais tellement que tout l’aspect positif de l’interconnexion entre humains dans une petite planète soit accessible pour tous. Je lisais, et je lis encore des tonnes d’infos. Je suis branchée continuellement et j’avoue que je suis très sélective dorénavant. Le temps n’est pas élastique, enfin presque. Il faut tout de même trier. Si vous me lisez, vous voulez que ça soit constructif pour vous. Vous voulez que votre temps soit bien investi. Moi aussi, j’évite donc la chronophagie.

Une toile tissée sur un système économique dépassé

Je peux dire que j’ai largement contribué à faire passer les frileux de l’autre côté dans le monde virtuel avec mes écrits. J’ai invité tant de monde dans cet univers en leur tenant la main. J’ai été la plus fervente défenderesse des bienfaits du numérique. Comme j’aime le dire : la pluie fait pousser aussi bien les tomates que la mauvaise herbe. J’ai investi en argent et en temps dans des dizaines de projets à caractère numérique. J’ai inventé des modèles d’affaires, j’ai jonglé avec les difficultés de vivre dans un pays décalé par rapport au monde de l’univers virtuel. D’excellentes idées bousillées, trop tard pour être les premiers faute de financement, faute de gens pour y croire. Faute d’accès aux plateformes de sociofinancement aussi à l’époque. J’aurais aimé être Américaine à cette époque. J’ai plutôt regardé passer le succès des autres après avoir été millionnaire sur papier pendant 3 mois. Je le dis parce qu’à l’époque Skype, WebEx et d’autres chanceux de la loterie des capitaux étaient sur la même ligne de départ. C’était ça vivre dans un Canada et un Québec déconnectés qui collectivement ont regardé passivement passer les Amazon, E-Bay, et I-tunes de ce monde au détriment des Archambault ou Renaud-Bray à l’époque. Je l’avoue, j’ai encouragé ce phénomène d’achat en ligne sans frontière. Criant chaque fois : réveillez-vous, je veux acheter mes chansons sur le Web au Québec, mais en vain… me tournant en dépit vers I-Tunes qui révolutionnait la consommation de la musique. On l’a vu le train passé, et même si tout le monde le voyait filer à vive allure, on dormait sur l’illusion que tout ça passerait. C’était une mode au mieux, et au pire, un simple réseau de distribution parallèle! À cette époque, et récemment encore, j’entendais encore des gens d’affaires dire : je ne crois pas à ça le Web, comme si c’était un acte de foi. Alors, nous sommes dorénavant à la remorque des É.-U. en matière de commerce électronique, et même de l’Europe, parce que notre balance de gestionnaires et investisseurs visionnaires locaux a penché trop longtemps en faveur du statu quo. Il n’y a qu’à regarder les grandes surfaces qui peinent à survivre et dont les morts se cumulent dans le cimetière des « Maman, j’ai raté le train! ».

Nul besoin d’être un génie pour savoir que lorsque nous perdons de l’avance, le simple fait de ne pas bouger, nous fait reculer. Nous pédalons depuis pour rattraper des années d’inertie. Tout coûte plus cher, et les meilleures ressources sont accaparées par les premiers. Il y a trois ans à peine aider un client à être premier dans les moteurs de recherche de façon organique (SEO) prenait environ 3 à 6 mois. Aujourd’hui, il en faut le double et le triple en temps et en efforts. Faut-il abandonner pour autant? Pour Google la réponse est simple : payer des espaces publicitaires. Voilà pourquoi la bataille est si difficile, Google est le metteur en scène, l’acteur, le théâtre et le producteur… nous sommes les spectateurs!

Une catastrophe chaque jour sous nos yeux de voyeurs

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Le cri d’alarme est sonné : qui s’occupent des questions fondamentales de l’IA?

Intelligence artificielle - avenir humanitéDepuis déjà 10 ans, je soulève les questions éthiques qui pavent la voie du futur en lien avec l’invasion des technologies. Si je fais l’évangélisatrice des outils technologiques depuis leur arrivée dans nos vies, j’ai aussi apporté, chaque fois que je le pouvais, un éclairage axé sur la Présence que je qualifie de primordiale pour les entreprises qui souhaitent avoir de bonnes relations avec leurs clients et employés. Je fais la promotion du marketing de sens, et des affaires de sens parce que j’ai trop vu d’abus et de non-sens.

Depuis quelques temps, je fais régulièrement le constat de dérives importantes avec l’usage invasif des technologies dans nos vies. Si vous suivez ce blogue, nombreux sont les billets qui soulèvent ces préoccupations. Évidemment, j’ai souvent l’impression de crier dans une boîte de Pandore que nul n’ose ouvrir de peur de devoir se poser les bonnes questions et de changer ses habitudes. Tout comme la pluie fait pousser aussi bien les tomates que la mauvaise herbe, mon discours appelle à l’humanisation de nos vies grâce aux technologies, et non la déshumanisation accélérée par l’invasion des technologies, notamment l’intelligence artificielle (IA) dont mon article a suscité quelques réflexions.

Je suis donc très préoccupée par la place que l’IA prend actuellement, et des profondes remises en question que cela suscite pour notre futur. Je vois les enfants en très bas âge être calmé avec le iPhone de papa ou le iPad de maman. Je vois la quasi totalité de mes amis (incluant moi) littéralement enchaînée à leur mobile comme le dernier maillon les reliant au monde réel pendant qu’on ne voit plus ce qui se passe autour de nous, la dernière en lice, une ado happée par un train dans l’ouest de l’île avec les écouteurs et le nez sur son mobile. Je vois des entreprises se demander comment faire pour automatiser leur service à la clientèle avec des chatbots et le dernier en lice à pousser cette logique à l’extrême : Facebook. Il a prouvé qu’en plus de répondre en imitant un humain, que l’IA pouvait prendre le contrôle en apprenant son propre langage!!! Je capote littéralement (lisez pour comprendre les réels dangers). Je comprends qu’Elon Musk ait soulevé un tollé sur cette question contre Mark Zuckerberg. Je ne voudrais pas passer sous silence les dangers connus par les géants des telecoms des ondes cellulaires et du wi-fi, les conséquences sur la génétique et les dérives de discrimination basées sur l’ADN bien amorcées, et la liste s’allonge chaque jour. Et voilà que notre gouvernement accueille en grande pompe et finance un laboratoire sur l’intelligence artificielle ici à Montréal pour Facebook!!! Où est l’argent pour l’institut d’éthique et de gouvernance pour encadrer la place des technologies, et les effets dévastateurs à prévoir, et bien amorcés dans l’humanité?

J’ai lu ce billet d’Arianna Huffington qui m’a confirmé que nous devons agir, c’est urgent. Je me suis permise une traduction, car je pense que le message doit être entendu partout. C’est un billet qi fait écho en tous points à mes préoccupations et très bien documenté. Un extrait qui m’interpelle en particulier, car ils sont nombreux, est celui-ci .

« Lorsque nous avons pris le feu et l’avons mal utilisé, nous avons inventé l’extincteur », a déclaré Tegmark. « Lorsque nous avons eu des voitures et que nous les avons mal utilisées, nous avons inventé la ceinture, le coussin gonflable et les feux de circulation. Mais avec les armes nucléaires et IA., nous ne voulons pas apprendre de nos erreurs. Nous voulons planifier à l’avance. « 

Contrairement à l’IA, la menace des armes nucléaires était, pour des raisons évidentes, très tangible et a été prise au sérieux dès le début – avec des commissions, des débats publics, des traités, etc. Cette menace existe encore (une nouvelle avec l’intelligence artificielle), mais personne ne considère alarmiste de soulever des questions éthiques à ce sujet.

Je me pose donc aux côtés de plusieurs personnes inquiètes pour notre avenir pour propager la nécessité d’un débat public sur ces questions et de confier à des « vraies » humains, conscients et altruistes la responsabilité d’encadrer ces développements technologiques pour l’avenir de l’humanité. N’allez surtout pas croire que je suis contre le progrès et les technologies, sinon vous me connaissez très mal. Mais à force de dériver les ressources dans quelques poches, phénomène pour lequel on se révolte sans rien faire depuis fort longtemps, il ne faudrait pas que nous soyons l’arbre qui fournit le bois pour l’allumette! Après l’argent, le pouvoir et le contrôle absolu, sommes-nous prêts à descendre dans la chaîne de l’évolution en tant qu’humain?

MERCI DE PARTAGER ET ENCOURAGER LA DISCUSSION, MAIS SURTOUT D’EN FAIRE UN ENJEU PRIORITAIRE AUPRÈS DES GOUVERNEMENTS. IMAGINEZ QUE L’IA DÉCIDE DE NOS PRIORITÉS UN JOUR, CROYEZ-VOUS QUE LA QUALITÉ DE L’AIR SERAIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT AU BESOIN D’ÉNERGIE, OU QUE LA FAIM DANS LE MONDE SOIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT À LA PRODUCTION DE PUCES?

 

Tiré du texte original : We’re Drowning in Data But Starved for Wisdom

Nous nous noyons dans les données, mais nous sommes affamés de sagesse

Ce n’est pas seulement l’éléphant dans la pièce, c’est l’éléphant dans l’univers – et l’éléphant est encore un nouveau-né. Je parle du développement de l’intelligence artificielle et de la façon dont nous pouvons être préparés pour ce qui se passe lorsque, comme l’a dit le , du MIT, Max Tegmark, «les machines nous dépassent à toutes les tâches». La nécessité d’avoir cette conversation «la conversation la plus importante de notre temps « , fait l’objet de son nouveau livre, Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence, que je viens de terminer. C’est l’un de ces livres que vous ne pouvez pas non plus mettre sur pause, et que vous appelez instantanément vos amis et que vous les pousser à le lire au plus vite. Lire la suite

Choisir un fournisseur Web, un défi pour chaque entreprise

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Depuis plusieurs années, je constate à quel point les dirigeants d’entreprise sont souvent angoissés avec la construction ou la refonte de leur site Internet. Je comprends pourquoi. D’abord, définir ses propres besoins à titre de client est déjà en soi une méga étape qui requiert la mobilisation de toutes les équipes impactées par ledit site. Traduire ses propres besoins de manière claire est donc tout un exploit qui révèle souvent d’autres lacunes dans l’entreprise. Demandez à un fournisseur Web de vous parler de leurs expériences, vous aurez certainement l’impression que ce sont eux qui doivent faire des hypothèses avec les questions laissées en suspens. Je ne saurais être plus d’accord, d’autant que l’aspect technique ajoute une couche de défis supplémentaires que les clients ne peuvent pas traduire. Parfois, une chose simple dans nos têtes peut s’avérer un défi technologique énorme, et vice-versa.

Évidemment, il n’y a pas de vents favorables pour ceux qui ne savent pas où ils vont (merci, Stendhal), il est donc un peu inconséquent de demander au vent dans quelle direction nous pousser! Remarquez ici, que certaines entreprises qui traitent leur site Web comme une « dépense » nécessaire ont une propension à minimiser l’impact de leur présence Web. Heureusement, il est dorénavant plus fréquent de constater que les entreprises y voient un investissement important à traiter avec beaucoup de soin. Alors, parlons avec ces dirigeants soucieux de leur présence Web au bénéfice de ce billet.

Un appel d’offres clair est la première clé de propositions claires

Ici, l’énoncé peut sembler tirer de La Palice, ou pour être « claire » d’une évidence qui saute aux yeux. Sachez toutefois que le MESI (Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec) offre une formation aux PME (dans le cadre du programme MPA) pour apprendre à rédiger un cahier des charges complet. Il s’est avéré au fil des années que ceci était une véritable lacune chez les dirigeants et conséquemment, il fallait y remédier en transmettant plus de connaissances Web. Je donne cette formation depuis plus de 3 ans, et franchement, le besoin est criant encore aujourd’hui. Apprendre à définir ses besoins Web apporte un lot de questionnements importants qui surprend chaque fois les équipes de direction. Particulièrement si votre site Web agit à titre de succursale virtuelle et permet le commerce électronique.

Il est donc très important de prévoir une période de réflexion préalable avant de vous lancer dans un appel d’offres. La tâche vous paraît fastidieuse? Le temps et les connaissances vous manquent? Rechercher l’aide pour cette étape cruciale serait sans l’ombre d’un doute un excellent investissement. Une clé importante pour un résultat optimal. Parfois, l’œil objectif et expérimenté vous permet de soulever les bonnes questions et de ne pas éviter les autres questions qui chatouillent ou divisent les membres d’une équipe. Un arbitre des besoins de l’entreprise qui vous aide à prioriser les besoins et les exprimer clairement dans un jargon commun. J’ai vu des appels d’offres de 3 pages, et d’autres de 53 pages. Je vous laisse déduire que les besoins varient beaucoup, mais les détails assurent une proposition plus juste et précise.

Faire un choix éclairé : la sélection du fournisseur est une étape importante

Depuis quelque temps, les demandes d’accompagnement affluent pour aider des entreprises à bien analyser les propositions de services Web. Je comprends pourquoi. Il suffit de voir les écarts entre chacune des propositions pour constater qu’un choix éclairé exige un minimum de connaissances Web et techniques. Ici, comme dans bien des domaines, il ne faut pas juger un livre par sa couverture… pourtant. Lire la suite