2018 une année où la Présence prend le sens du timing!

Présence et TIming 2018

Un peu à la blague, cette année j’ai demandé sur ma liste de cadeaux au père Noël du « timing ». Oui, je dirais que la vie est à peu près résumée ainsi : soit tu as le bon timing ou soit tu n’en as pas. En affaire, plus que dans n’importe quelle sphère de nos vies, ce petit mot en apparence insignifiant fait toute la différence entre un Mark Zuckerberg ou un illustre oublié et endetté. D’ailleurs, pardonnez-moi cette liberté d’utiliser un anglicisme, mais je pense que tout le monde comprend bien timing, ce mot d’usage courant. J’ai beaucoup réfléchi à ce « timing » dans ma vie. Sans rentrer dans les détails, je dirais que l’histoire qui a ponctué ma vie à ce jour se résume ainsi : toujours trop en avance. Cette année, c’est la revanche de mon timing!

La Présence : la meilleure alliée du timing.

J’ai passé bien des heures durant la pause des fêtes à lire et réfléchir sur les multiples tendances annoncées ici et là. Toujours sourire en coin, je me disais, mais je rêve. J’avais l’impression d’être dans un voyage dans le temps. La bonne nouvelle est que je pourrai certainement avoir une meilleure réceptivité sur ma notion de Présence et aussi de mes nombreuses batailles associées à ce concept qui dicte mes décisions d’affaires et qui guide celles de mes clients. Plusieurs de mes articles futuristes à l’époque sont empreints d’un timing parfait pour 2018.

Parce que la Présence est certainement associée à la capacité d’ajuster son « timing » en aiguisant sa capacité d’écoute, et au-delà des mots faut-il préciser. Écouter ses clients, c’est assurément améliorer les chances d’avoir un bon timing. Retenez bien que mon manque de timing est tout à fait logique pour une prospectiviste qui aime voir devant, et cohérent avec le rôle que je me suis donnée à titre de consultante stratégique à l’ère numérique. J’ai juste parfois mal évalué la capacité de certains clients à suivre la voie vers le futur, trop occupés à rattraper le passé. De la même manière avec des projets un peu trop en avant pour la capacité des marchés cibles à prendre le virage à la même vitesse. Parce que la notion de Présence c’est aussi d’être là au bon moment, pour la bonne personne avec la bonne solution, réapprenez les lois de Parkinson et faites une symphonie avec vos audiences.

Je sais que c’est aussi souvent un problème dans les conseils d’administration d’être arrimé avec le fameux timing. Pensons à Sears qui était le précurseur de la vente par catalogue avec la livraison; les décideurs ont manqué de vision, et à un moment donné, clairement de Présence. C’est d’une tristesse sans nom de voir un pilier du commerce de détail, et avant-gardiste pour son époque, ne pas avoir su adapter sa stratégie au bon moment. Comme quoi, la Présence et le timing sont indissociables. Savoir écouter et savoir agir au bon moment.

Les prédictions des dix dernières années affluent maintenant

Alors, afin de bien commencer l’année, je vous fais un résumé des prédictions qui devraient influencer votre croissance en 2018. Vous pourrez décider de votre timing, mais vous n’aurez pas l’excuse de ne pas savoir. Il vous revient d’agir.

Les prédictions générales qui influenceront le marketing

Lire la suite

10 ans d’histoires branchées : que réservent les 10 prochaines?

Temps de lecture estimé : 10 minutes pour ce spécial 10 ans

COVER-10 ANS - Blogue Sylvie Bédard

Tout un moment pour moi : DIX ANS cette année que j’écris pour vous. Et quelle dernière décennie, faut-il le préciser? Je souhaite donc partager mon aventure à titre de blogueuse, débutée le 7 décembre 2007. Voilà une chose dont je suis fière : j’ai écrit et publié pas moins de 328 articles et plus de 150 000 lectures par plus de 65 000 lecteurs même si je dois admettre que ma dernière année a été plutôt au ralenti. J’ai voulu construire un livre avec ces articles, ça donnait une brique de 798 pages!!! Il en faut de l’énergie pour nourrir un blogue, au-delà de la recherche d’idées et des sujets, j’ai investi au moins mille heures dans ce projet un peu fou, mais nécessaire pour faire de la place dans ma tête. Chaque fois que je partageais mon savoir et mes opinions, je pouvais continuer de me nourrir sans souffrir d’infobésité, comme une purge sur mon disque dur interne. Cet article est une belle occasion de faire le point sur la dernière décennie et sur ma vision de la prochaine. Prenez un bon café, et puis voyagez avec moi… j’ai besoin de vous pour continuer ce périple au cœur de la complicité que j’établis avec vous et tous les autres humains qui regardent passivement la vie qui change devant nous. Il faut prendre position, et ce blogue travaille fort pour éveiller les consciences et améliorer les connaissances et la compréhension du Web. Allons-y pour une petite autopsie de la dernière décennie et les perspectives pour la prochaine.

Des débuts prudents et timides à l’égard du Web

Je me souviens dès le départ de ce blogue en 2007, je venais de terminer une aventure coûteuse en argent et émotions dans le nouvel univers naissant de la Web télé, la vidéo sur IP, la webdiffusion en direct et en différé… que de noms pour exprimer une chose : diffuser du contenu vidéo en direct et différé sur le Web. J’avais tellement investi à évangéliser les dirigeants d’entreprise aux bienfaits d’une telle pratique pour leur entreprise que je sentais que je devais continuer à partager cette connaissance naissante du Web et ses milles potentiels avec cette profonde conviction que l’avenir était numérique. Imaginez en 2006, personne ne pouvait réellement imaginer regarder une vidéo sur son ordinateur sans une connexion Internet digne de ce nom (ce qui était rare à l’époque, surtout dans les entreprises), un ordinateur avec une carte graphique de bonne qualité et un processeur assez puissant ainsi qu’une mémoire vive assez grande pour pouvoir diffuser des dizaines d’images sans heurts. Imaginez maintenant quand je disais que nous allions regarder la télé dans le creux de la main, tout le monde trouvait ça bien drôle et surréaliste. Surtout avec un mobile de type flip dans le fond de la poche… et pourtant?!

J’avais tellement à dire que je ne pouvais pas passer à côté de la création de ce blogue. Je me suis investie de la mission d’éduquer le public et les entreprises à mieux saisir les opportunités du Web. LinkedIn, Facebook, Twitter, YouTube, Google… que de noms étrangers et insignifiants à l’époque. Le « Far Web » comme j’aimais le résumer. Tant de choses à comprendre, à apprendre et surtout à intégrer pour la survie des affaires. Je me sentais comme une éclaireuse… et je l’étais. Je voulais tellement que tout l’aspect positif de l’interconnexion entre humains dans une petite planète soit accessible pour tous. Je lisais, et je lis encore des tonnes d’infos. Je suis branchée continuellement et j’avoue que je suis très sélective dorénavant. Le temps n’est pas élastique, enfin presque. Il faut tout de même trier. Si vous me lisez, vous voulez que ça soit constructif pour vous. Vous voulez que votre temps soit bien investi. Moi aussi, j’évite donc la chronophagie.

Une toile tissée sur un système économique dépassé

Je peux dire que j’ai largement contribué à faire passer les frileux de l’autre côté dans le monde virtuel avec mes écrits. J’ai invité tant de monde dans cet univers en leur tenant la main. J’ai été la plus fervente défenderesse des bienfaits du numérique. Comme j’aime le dire : la pluie fait pousser aussi bien les tomates que la mauvaise herbe. J’ai investi en argent et en temps dans des dizaines de projets à caractère numérique. J’ai inventé des modèles d’affaires, j’ai jonglé avec les difficultés de vivre dans un pays décalé par rapport au monde de l’univers virtuel. D’excellentes idées bousillées, trop tard pour être les premiers faute de financement, faute de gens pour y croire. Faute d’accès aux plateformes de sociofinancement aussi à l’époque. J’aurais aimé être Américaine à cette époque. J’ai plutôt regardé passer le succès des autres après avoir été millionnaire sur papier pendant 3 mois. Je le dis parce qu’à l’époque Skype, WebEx et d’autres chanceux de la loterie des capitaux étaient sur la même ligne de départ. C’était ça vivre dans un Canada et un Québec déconnectés qui collectivement ont regardé passivement passer les Amazon, E-Bay, et I-tunes de ce monde au détriment des Archambault ou Renaud-Bray à l’époque. Je l’avoue, j’ai encouragé ce phénomène d’achat en ligne sans frontière. Criant chaque fois : réveillez-vous, je veux acheter mes chansons sur le Web au Québec, mais en vain… me tournant en dépit vers I-Tunes qui révolutionnait la consommation de la musique. On l’a vu le train passé, et même si tout le monde le voyait filer à vive allure, on dormait sur l’illusion que tout ça passerait. C’était une mode au mieux, et au pire, un simple réseau de distribution parallèle! À cette époque, et récemment encore, j’entendais encore des gens d’affaires dire : je ne crois pas à ça le Web, comme si c’était un acte de foi. Alors, nous sommes dorénavant à la remorque des É.-U. en matière de commerce électronique, et même de l’Europe, parce que notre balance de gestionnaires et investisseurs visionnaires locaux a penché trop longtemps en faveur du statu quo. Il n’y a qu’à regarder les grandes surfaces qui peinent à survivre et dont les morts se cumulent dans le cimetière des « Maman, j’ai raté le train! ».

Nul besoin d’être un génie pour savoir que lorsque nous perdons de l’avance, le simple fait de ne pas bouger, nous fait reculer. Nous pédalons depuis pour rattraper des années d’inertie. Tout coûte plus cher, et les meilleures ressources sont accaparées par les premiers. Il y a trois ans à peine aider un client à être premier dans les moteurs de recherche de façon organique (SEO) prenait environ 3 à 6 mois. Aujourd’hui, il en faut le double et le triple en temps et en efforts. Faut-il abandonner pour autant? Pour Google la réponse est simple : payer des espaces publicitaires. Voilà pourquoi la bataille est si difficile, Google est le metteur en scène, l’acteur, le théâtre et le producteur… nous sommes les spectateurs!

Une catastrophe chaque jour sous nos yeux de voyeurs

Lire la suite

Le cri d’alarme est sonné : qui s’occupent des questions fondamentales de l’IA?

Intelligence artificielle - avenir humanitéDepuis déjà 10 ans, je soulève les questions éthiques qui pavent la voie du futur en lien avec l’invasion des technologies. Si je fais l’évangélisatrice des outils technologiques depuis leur arrivée dans nos vies, j’ai aussi apporté, chaque fois que je le pouvais, un éclairage axé sur la Présence que je qualifie de primordiale pour les entreprises qui souhaitent avoir de bonnes relations avec leurs clients et employés. Je fais la promotion du marketing de sens, et des affaires de sens parce que j’ai trop vu d’abus et de non-sens.

Depuis quelques temps, je fais régulièrement le constat de dérives importantes avec l’usage invasif des technologies dans nos vies. Si vous suivez ce blogue, nombreux sont les billets qui soulèvent ces préoccupations. Évidemment, j’ai souvent l’impression de crier dans une boîte de Pandore que nul n’ose ouvrir de peur de devoir se poser les bonnes questions et de changer ses habitudes. Tout comme la pluie fait pousser aussi bien les tomates que la mauvaise herbe, mon discours appelle à l’humanisation de nos vies grâce aux technologies, et non la déshumanisation accélérée par l’invasion des technologies, notamment l’intelligence artificielle (IA) dont mon article a suscité quelques réflexions.

Je suis donc très préoccupée par la place que l’IA prend actuellement, et des profondes remises en question que cela suscite pour notre futur. Je vois les enfants en très bas âge être calmé avec le iPhone de papa ou le iPad de maman. Je vois la quasi totalité de mes amis (incluant moi) littéralement enchaînée à leur mobile comme le dernier maillon les reliant au monde réel pendant qu’on ne voit plus ce qui se passe autour de nous, la dernière en lice, une ado happée par un train dans l’ouest de l’île avec les écouteurs et le nez sur son mobile. Je vois des entreprises se demander comment faire pour automatiser leur service à la clientèle avec des chatbots et le dernier en lice à pousser cette logique à l’extrême : Facebook. Il a prouvé qu’en plus de répondre en imitant un humain, que l’IA pouvait prendre le contrôle en apprenant son propre langage!!! Je capote littéralement (lisez pour comprendre les réels dangers). Je comprends qu’Elon Musk ait soulevé un tollé sur cette question contre Mark Zuckerberg. Je ne voudrais pas passer sous silence les dangers connus par les géants des telecoms des ondes cellulaires et du wi-fi, les conséquences sur la génétique et les dérives de discrimination basées sur l’ADN bien amorcées, et la liste s’allonge chaque jour. Et voilà que notre gouvernement accueille en grande pompe et finance un laboratoire sur l’intelligence artificielle ici à Montréal pour Facebook!!! Où est l’argent pour l’institut d’éthique et de gouvernance pour encadrer la place des technologies, et les effets dévastateurs à prévoir, et bien amorcés dans l’humanité?

J’ai lu ce billet d’Arianna Huffington qui m’a confirmé que nous devons agir, c’est urgent. Je me suis permise une traduction, car je pense que le message doit être entendu partout. C’est un billet qi fait écho en tous points à mes préoccupations et très bien documenté. Un extrait qui m’interpelle en particulier, car ils sont nombreux, est celui-ci .

« Lorsque nous avons pris le feu et l’avons mal utilisé, nous avons inventé l’extincteur », a déclaré Tegmark. « Lorsque nous avons eu des voitures et que nous les avons mal utilisées, nous avons inventé la ceinture, le coussin gonflable et les feux de circulation. Mais avec les armes nucléaires et IA., nous ne voulons pas apprendre de nos erreurs. Nous voulons planifier à l’avance. « 

Contrairement à l’IA, la menace des armes nucléaires était, pour des raisons évidentes, très tangible et a été prise au sérieux dès le début – avec des commissions, des débats publics, des traités, etc. Cette menace existe encore (une nouvelle avec l’intelligence artificielle), mais personne ne considère alarmiste de soulever des questions éthiques à ce sujet.

Je me pose donc aux côtés de plusieurs personnes inquiètes pour notre avenir pour propager la nécessité d’un débat public sur ces questions et de confier à des « vraies » humains, conscients et altruistes la responsabilité d’encadrer ces développements technologiques pour l’avenir de l’humanité. N’allez surtout pas croire que je suis contre le progrès et les technologies, sinon vous me connaissez très mal. Mais à force de dériver les ressources dans quelques poches, phénomène pour lequel on se révolte sans rien faire depuis fort longtemps, il ne faudrait pas que nous soyons l’arbre qui fournit le bois pour l’allumette! Après l’argent, le pouvoir et le contrôle absolu, sommes-nous prêts à descendre dans la chaîne de l’évolution en tant qu’humain?

MERCI DE PARTAGER ET ENCOURAGER LA DISCUSSION, MAIS SURTOUT D’EN FAIRE UN ENJEU PRIORITAIRE AUPRÈS DES GOUVERNEMENTS. IMAGINEZ QUE L’IA DÉCIDE DE NOS PRIORITÉS UN JOUR, CROYEZ-VOUS QUE LA QUALITÉ DE L’AIR SERAIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT AU BESOIN D’ÉNERGIE, OU QUE LA FAIM DANS LE MONDE SOIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT À LA PRODUCTION DE PUCES?

 

Tiré du texte original : We’re Drowning in Data But Starved for Wisdom

Nous nous noyons dans les données, mais nous sommes affamés de sagesse

Ce n’est pas seulement l’éléphant dans la pièce, c’est l’éléphant dans l’univers – et l’éléphant est encore un nouveau-né. Je parle du développement de l’intelligence artificielle et de la façon dont nous pouvons être préparés pour ce qui se passe lorsque, comme l’a dit le , du MIT, Max Tegmark, «les machines nous dépassent à toutes les tâches». La nécessité d’avoir cette conversation «la conversation la plus importante de notre temps « , fait l’objet de son nouveau livre, Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence, que je viens de terminer. C’est l’un de ces livres que vous ne pouvez pas non plus mettre sur pause, et que vous appelez instantanément vos amis et que vous les pousser à le lire au plus vite. Lire la suite

De l’intelligence artificielle aux transhumains : l’humain alternatif?

humain-alternatifMenace sur l’humanité ou évolution inévitable?

Je fonce illico dans le vif du sujet en partageant rapidement la définition de l’intelligence artificielle (IA) qui se résume par l’ensemble des disciplines scientifique et technologique relatives au traitement des connaissances et au raisonnement, dans le but de permettre à une machine d’exécuter des fonctions normalement associées à l’intelligence humaine : compréhension, raisonnement, dialogue, adaptation, apprentissage, etc. Quant à la définition des transhumains, telle que définie par le courant de pensée connu sous le vocable de transhumanisme, elle repose sur l’idée que la convergence de quatre grandes techniques – nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives – dite convergence NBIC, permettra le basculement de l’humanité vers un type d’individus capables de s’affranchir de leurs limites physiologiques et psychiques[1].

Comme vous le constatez sans doute, nous parlons de réalité augmentée via les technologies grâce à la connaissance humaine dans un cas, dans le but d’imiter l’humain voire le remplacer à certaines tâches répétitives et prévisibles, et à l’autre spectre dans le but d’améliorer les capacités humaines en le modifiant grâce aux technologies ou à la pharmacologie. À la fin, dans un cas ou l’autre, viendra un jour, où la différence en un cyborg ou un humain « amélioré » sera si mince que le simple mortel non augmenté fera figure d’être non évolué (dinosaure du futur) et prendra une place au dernier échelon dans la chaîne des bipèdes. Avant de protester à cette vision dégradante de l’humain, voire apocalyptique, réfléchissons à un futur prévisible si les choses demeurent comme elles sont en ce moment.

L’intelligence artificielle nourrie de l’expérience humaine

L’idée de ce billet est de mettre en lumière le glissement lent, mais inévitable, vers une quasi totale déshumanisation du système, d’abord économique. Par exemple, au début de ma carrière, je travaillais dans le milieu bancaire. À l’aide de quelques critères décisionnels, je devais approuver des prêts à des individus ou des entreprises et en assumer la responsabilité (ma crédibilité principalement et mon rendement) en cas de non-paiements. C’était plus un art qu’une science, car vous devinerez que plusieurs prêts étaient octroyés sans que les critères purement économiques ne soient entièrement satisfaits. Nous appelions ce critère décisif : le jugement. Au tournant de la récession dans les années 80, les prêts délinquants passés aux pertes ont atteint des records dans les institutions financières. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, les agences de crédit et le milieu financier ont mis leurs ressources en commun dans le but d’extraire l’expérience des cerveaux des directeurs de crédit afin d’établir des algorithmes d’aide à la décision de crédit. Ce fut dès lors, des « machines » qui prenaient les décisions grâce à de savants algorithmes de prédiction. Dans ce nouveau modèle d’analyse de crédit, les prêts qui ne satisfaisaient pas les critères de la « machine intelligente » étaient soumis à une instance supérieure, appelée « expérience humaine ». Ici, encore, vous devinerez que le nombre d’acceptations des exceptions furent de plus en plus… disons exceptionnelles. Les responsables ne voulant plus se confronter à la décision de l’intelligence artificielle de peur de se faire reprocher de manquer de jugement et d’être moins futés que ladite « machine » en cas de décision erronée. Lire la suite

Industrie 4.0 : un plan numérique, vous avez dit?

plan-numérique - industrie 4.0Nous voici en plein cœur de la quatrième révolution industrielle. Après avoir traversé l’ère de la mécanisation, l’électrification, l’électronique, la nouvelle révolution industrielle est dorénavant l’ère des cybersystèmes. Quelle entreprise ne fait pas face à de profonds questionnements quant à ces choix difficiles qu’impose la numérisation des affaires? Je parlais des crises existentielles pour les entreprises lors de mon dernier billet, et je soulevais le déclencheur de la refonte ou la création d’un site Web pour ces remises en question profondes. Mais nous savons que chaque entreprise est poussée par le vent du changement numérique, que dis-je, emportée par les tornades du changement provoquées par l’intégration des technologies de l’information et l’automatisation. Voilà bien des occasions de tout remettre en question.

Quelques défis au passage de la 4e révolution industrielle

Au chapitre des réflexions suscitées par la course à la compétitivité accélérée par le numérique, il y a de nombreux défis à relever, et seule une stratégie numérique intégrée à la stratégie d’entreprise peut aborder concrètement les solutions à mettre en place dans l’entreprise. Parmi ces défis on retrouve :

  • Les choix d’équipements performants qui permettent une connectivité avec l’ensemble des logiciels et autres pièces d’équipements dans la chaîne de production
  • La réingénierie des processus internes et la standardisation des normes
  • Les impacts sur la sécurité de l’information et la gestion des données
  • Le partage des données à l’interne ou l’externe et la gestion documentaire
  • La formation, l’accès aux compétences et la rétention des savoir-faire

La liste des défis est encore plus longue, mais la seule vue de ces derniers a de quoi occuper bien des réflexions en entreprises. Aujourd’hui, les entreprises tournées vers le futur remettent leur modèle d’affaires en question sans hésitation pour assurer leur pérennité.

De nouveaux modèles d’affaires naissent avec les nouvelles façons de faire

Lire la suite

Les crises existentielles arrivent aussi aux entreprises

rises-existentielles-entreprises

Il est assez impressionnant de voir autour de nous, le nombre incalculable de personnes qui traversent une crise existentielle. Signe des temps chaotiques peut-être, mais chacun de nous passera par ces questionnements inévitables tout au long de la vie, car il est sain de se remettre en question. Certains âges sont plus propices que d’autres à ces réflexions, le tournant d’une nouvelle décennie étant sans doute un classique en matière de crise existentielle, dont le fameux démon du midi qui semble affecter les hommes plus que les femmes. Il y a aussi les ruptures, les mises à pied, les retraites et la liste est aussi longue que tous ces événements qui changent le cours d’une vie. Les entreprises n’y échappent pas à ces crises, et elles se manifestent à des moments toujours mal choisis, parce qu’en affaires les périodes d’incertitudes sont toujours mal venues puisque les symptômes et les signes sont toujours reliés aux performances financières. Un PDG qui voit fondre ses profits a généralement une grave crise existentielle en vue, mais il ne le sait pas toujours.

Savoir se regarder dans le miroir

Quand le bateau prend l’eau, il faut réagir. Il est fréquent, et généralement le premier réflexe, de mettre des diachylons sur les bobos. Quels que soient les motifs des contreperformances, il faut éviter des solutions de type « patch » pour colmater une fuite, lorsqu’une situation devrait exiger une analyse plus approfondie et une remise en question pour une solution à long terme. Il faut du courage dans une organisation pour regarder les choses en face et prendre les mesures afin d’assurer la pérennité de l’entreprise. Parce que disons-le franchement, il est rare que les décisions et les actions prises pour le long-terme rapportent des résultats à court-terme.

Ce qui veut dire que la rémunération des dirigeants sera forcément affectée à court-terme si les décisions à long-terme sont adoptées. Laisser les dirigeants prendre ces décisions difficiles, c’est comme demander à un singe de surveiller le sac d’arachides. Oui, bien sûr, il y a les conseils d’administration, mais nous savons tous que ce n’est pas toujours l’objectivité qui règne dans ces tours d’ivoire. Surtout lorsque les grandes décisions sont présentées pour un vote, les réflexions ont déjà eu lieu depuis longtemps à l’étage de la direction. Pourtant, il faut bien qu’une entreprise fasse preuve d’introspection dans ce monde de turbulence qui caractérise l’environnement d’affaires depuis plusieurs années. Il n’y aura jamais de vents favorables pour les entreprises qui ne savent pas où elles vont et qui n’ont pas le courage de hisser les voiles.  Combien d’entreprises traverseront des périodes de difficultés au cours de leur existence? Lire la suite

Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

Lire la suite