L’effet papillon en cette nouvelle décennie!

Podcast - complice de votre Présence

 

Écoutez tous mes ballados et plus sur Anchor ou sur ces diffuseurs. Google Podcasts Logo RadioPublic Logo Spotify Logo

 

Comme à chaque début d’année, les souhaits sont nombreux, mais encore plus grands en début de décennie. Ce premier billet (podcast) de 2020 se veut percutant de bien des façons. D’abord pour nous rappeler que peu importe le futur qui s’annonce droit devant (comme depuis la nuit des temps), il nous appartient. Le futur sera celui que nous allons nous concocter et que nous allons par conséquent mériter. Et ensuite, j’espère que chacun d’entre nous, vous et moi pourra nous rappeler chaque jour que nous sommes les papillons du monde qui gouvernent notre destinée.

Papillons? Mais pourquoi? Je suis fascinée par cette image du papillon éphémère depuis la première fois que j’ai entendu parler du phénomène de l’effet papillon. Vous connaissez sans doute cette théorie selon laquelle, un simple battement d’ailes dans un coin du monde peut provoquer une tempête dans une autre partie opposée du monde. Cette théorie échafaudée par le météorologue Edward Lorenz est un peu inspirée de la théorie des vases communicants selon laquelle une petite modification d’un paramètre dans un modèle donné peut s’amplifier progressivement jusqu’à engendrer des changements colossaux.

Les battements d’ailes qui émergent partout

Time Cover MagazineJe ne sais pas pour vous, mais personnellement je suis absolument fascinée par l’effet Greta Thunberg. À elle seule, elle est la plus grande preuve de l’effet papillon. Assise seule à Stockholm avec sa grève de la faim pour éveiller son gouvernement aux problèmes de la crise climatique, elle a terminé sur la page couverture du Time Magazine comme la personnalité de l’année. Non, mais, imaginez le parcours de cette combattante des temps modernes. C’est un tsunami de consciences écologiques qu’elle a provoqué tout au long de son parcours parsemé de critiques virulentes de la part de politiciens rétrogrades. Ces mêmes responsables de notre inertie en matière d’actions proactives contre la dégradation climatique. Mais jamais elle n’a baissé les bras, ou cessé de battre des ailes. Tel un papillon fragile, elle a continué sa mission sans jamais s’arrêter. Je lui lève mon chapeau.

La dernière décennie a vu de nombreux battements d’ailes faire leur effet. Pensons aux mouvements #metoo notamment et la liste est longue au chapitre des changements engendrés par les papillons partout autour du monde pour qui le battement des ailes est la seule option pour rester en vie. Le monde a changé en dix ans avec les médias sociaux, entre autres, qui sont devenus des vecteurs de propagation comme des effets papillon multipliés et amplifiés. Et si nous croyons avoir tout vu, ce qui vient devant dans la prochaine décennie est inimaginable.

Chaque battement d’ailes compte

Si chacun prenait conscience de l’importance de son battement d’ailes, je suis sûre que nous pourrions faire des miracles en dessinant un futur digne de nos rêves. Loin de moi l’idée d’être naïve, mais avouons que si une petite suédoise de 16 ans peut faire basculer les priorités, pourquoi chacun de nous n’aurions pas ce pouvoir? L’idée avec l’effet papillon est aussi son effet sur les choses négatives. Par exemple, si on imagine que c’est tout à fait normal de tolérer l’intolérable, alors nous donnons raison à l’inacceptable jusqu’à s’avouer vaincu. Si nous devons croire en une force « obscure » qui va gérer notre futur, il serait urgent de croire que nous avons le pouvoir de la force constructive, celle de changer les choses pour léguer à nos descendants une terre habitable et autosuffisante pour nourrir ses habitants. Si nous abdiquons par exemple sur le développement contrôlé de l’intelligence artificielle sous prétexte que nous n’y pouvons rien, nous aurons raison. Si nous choisissons de défendre nos droits à la vie privée, nos droits à décider quand et où l’IA viendra dicter nos vies et les limites que nous souhaitons établir, nous aurons raison. Quoi que nous fassions, ou pas, nous aurons le futur que nous mériterons.

Nul n’échappe à l’effet papillon

Avalanche et floconsJe ne sais pas si vous l’avez déjà lu ou entendu, mais cette jolie citation de Voltaire : « Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable! » En fait chaque flocon plaide l’innocence! C’est une autre démonstration de l’effet de l’accumulation. Si nous voulons prétendre à l’innocence, nous devons commencer par réaliser que nous sommes tous liés les uns aux autres et que même nos inactions peuvent engendrer des avalanches. Nous en avons eu la preuve dans la dernière décennie.

J’entends tellement de cynisme et de lâcher-prise sur des sujets pourtant cruciaux. Ne serait-ce que la politique qui pour plusieurs n’est qu’une farce ou une mascarade… et pourtant je connais des amies politiciennes qui me prouvent que les actions politiques peuvent apporter des résultats. Que dire de l’engagement citoyen qui peut faire changer les priorités de nos gouvernements? Vraiment, il faut cesser de croire que nous n’avons pas de pouvoir. Juste le fait de pouvoir écrire ce billet sans peur d’être enfermée dans une prison avec 1000 coups de fouet, en guise de punition pour avoir exprimé mes opinions, est en soi une preuve que nous pouvons changer les choses chacun à notre façon. Que nous le voulions, ou pas, nous serons toujours un flocon de l’avalanche ou un battement d’ailes, à nous de décider ce que nous souhaitons influencer comme changement.

Des nuées de papillons pour la prochaine décennie

Je ne saurais trop insister sur notre capacité à changer les choses auprès de mes clients d’affaires et de tous mes lecteurs allumés et de nous rappeler chaque jour que nous possédons tous ce pouvoir inné. Les entreprises n’y échappent pas. Les clients voteront toujours avec leurs dollars dépensés chez vous comme les citoyens avec leur droit de vote. Si vous croyez que vos efforts pour cacher la vérité, détourner l’attention, mettre les traces de votre lâcheté sous le tapis et j’en passe, valent la peine, rappelez-vous de l’effet papillon. Même si on enferme un papillon dans un bocal, un autre battra ses ailes au même moment. Nous devons exiger des entreprises de passer à l’éco-conscience et faire ce qu’il faut pour arrêter l’obsolescence programmée. Nous devons forcer nos gouvernements à dicter le développement de l’IA aux bénéfices de l’humain. Nous devons reprendre le sens des proportions avec la compréhension que nous vivons tous ensemble. Par exemple, prendre conscience que si nous achetons sur Amazon, nous tuons notre artisan local et que nous contribuons à la pollution sans oublier la dérive des taxes et revenus. Nous devons prendre acte et conscience que tous nos petits gestes si futiles puissent-ils être ont un immense impact en bout de course. La dernière décennie aura prouvé ça. Nous avons même un nouveau mot dans le dictionnaire en 2019 : locavorisme (favoriser les achats locaux).

Il y a énormément de preuves que les petits gestes font la différence. Quelques initiatives et nouvelles positives en 2019.

Alors mon souhait pour la nouvelle décennie est archi simple : que chacun réalise son pouvoir de changer les choses. Certains le feront avec des actes invisibles à l’œil nu, et d’autres le feront avec plus d’impact, mais à la fin, tout compte. Mais vraiment tout. Ce que nous faisons avec conscience comme ce que nous ne faisons pas par inconscience. Nous pouvons tous s’entraider à y voir plus clair et à garder le cap.

Surtout de ne pas oublier que nous sommes tous interconnectés et que la théorie des six degrés de séparation de Carl Jung n’a jamais été si vraie, il y en aurait même que 4,74 depuis les médias sociaux.

Ma liste de souhaits pour la prochaine décennie

  • Ne pas oublier que les inactions, comme les actions ont le même pouvoir. Tandis que l’inaction sert la cause de ceux et celles qui veulent notre inertie, les actions quant à elles les embêtent et provoquent de vrais changements. Certaines entreprises l’apprendront à nos dépens et à leur réputation à grands frais (Life Labs, Equifax, Desjardins, Cambrigde Analytica, etc.)
  • Ne jamais oublier que pour chaque vérité, un autre criera au mensonge et qu’à la fin, les croyances sont plus fortes que la vérité dite absolue. Développons notre sens critique.
  • Toujours se rappeler que si c’est gratuit, nous sommes le produit et que seule notre vigilance a le pouvoir de protéger notre vie privée. Si votre vie privée vous importe peu, penser à celles de vos proches, peut-être qu’eux y tiennent. Finalement, se demander mais à quels intérêts marchandons-nous notre vie privée? (Lisez cet article sur les dérives de notre vie privée à l’ère des assistants virtuels, un nouveau code d’éthique même entre individus s’imposera sous peu!)
  • Quant au développement vertigineux de l’intelligence artificielle, c’est vraiment à nous de tirer les limites.
    • Nous commençons déjà par trouver normal d’organiser l’heure de notre mort. Une nouvelle réalité en 2019, déjà deux personnes dans mon entourage ont décalé des rendez-vous parce que leur grand-mère était à leur agenda pour une mort planifiée.
    • Ensuite, nous allons trouver génial qu’on soigne un jour toutes les maladies, les handicaps, et qu’on retarde le vieillissement. Non, ce n’est pas une utopie.
    • Après nous allons nous questionner sur la surpopulation parce que le cycle de vie naturel sera altéré artificiellement.
    • Nous trouverons normal que des robots soient envoyés à la « défense » de notre pays, ou peut-être d’abord des soldats améliorés.
    • Ensuite, nous trouverons normal que les robots aide-ménager soient à la rescousse des personnes âgées, des malades, qu’ils remplacent les employés introuvables dans les guichets chez Tim Horton ou chez McDonald. Nous allons même en être amusés. Peut-être pas tant que ça finalement, nouvelle du début d’année 775 emplois perdus au profit de l’IA; ça commence bien une décennie!
    • Nous sommes obligés de micropucer les animaux à Montréal et Laval. Sous peu, il sera normal de le faire pour nos enfants. À prévoir avant la fin de la décennie dans une conversation de salon : « Quoi? Ton bébé n’est pas micropucé? » Parent indigne vous sentirez-vous!!!

Je peux continuer ici, mais l’idée est que l’effet papillon se transformera en effet boomerang, et un jour, peut-être pas si lointain, ces petites parcelles de terrain cédées pas à pas à des intelligences artificielles ne seront plus sous notre contrôle. Si des organisations comme Equifax peuvent se jouer de nous en 2019 avec des données de crédit, qu’en sera-t-il de SuprêmIA (entité fictive qui vendra des robots et solutions IA) qui sauront tout en temps réel de nos vies sous surveillance. Je dois le dire, je m’inquiète. Nous savons que le progrès est plus rapide que les lois, mais je crois qu’il est difficile d’être plus en retard. C’est honteux et injustifiable.

Certains trouvent cela tout à fait normal que nous allions tête baissée vers le progrès, se moquant même des lanceurs d’alerte. Mais je rappellerais à ces rêveurs d’un monde pixelisé et surveillé à la Big Brother que le pouvoir a toujours fait l’objet de dérives depuis la nuit des temps. Nous allons atteindre le paroxysme avec ces armes de contrôle extrême. Oui, je sais, c’est déjà commencé. Nous sommes surveillés partout. Merci d’ailleurs aux terroristes qui ont servi sur un plateau d’argent des excuses et des justifications budgétaires pour nous surveiller partout et avec notre argent. Mais tout ça va s’arrêter où? Le désormais célèbre Julian Assange doit encore se cacher pour avoir dévoilé les dessous peu lumineux de cette dérive.

Donc pour la prochaine décennie, je souhaite que nous soyons en mesure de mettre les balises. Si un collègue de profession marketing de 45 ans trouve normal et souhaitable que nous soyons poursuivis à la trace dans l’écosystème Web sous prétexte que c’est pour notre « bien », je me dis qu’en penseront les jeunes d’aujourd’hui qui n’ont déjà plus de filtres et de notions de vie privée? Ces mêmes jeunes qui dicteront l’agenda des politiciens dans peu de temps. La prochaine décennie verra le débat du concept de vie privée, une utopie déjà!

Je souhaite également que nous sachions mettre les priorités dans le bon ordre. Nous avons une urgence climatique et je suis convaincue que l’intelligence artificielle peut nous aider à trouver des solutions à une foule de préoccupations. L’intelligence artificielle serait excellente pour détecter les biais systémiques afin de contrer le racisme, le sexisme, l’homophobie, la pauvreté dans plusieurs sphères sociales. Si nous cherchons des applications bénéfiques pour un monde meilleur, l’intelligence artificielle pourrait faire mieux que les humains et plus vite. Si nous utilisons ces capacités aux profits des oligopoles, notre avenir est sombre, je vous le garantis.

Voici une vidéo de 14 minutes qui explique super bien les enjeux dont je parle.

Alors en ce début de 2020, je souhaite l’éveil des consciences à tous les niveaux. Voguons en toute conscience sur les flots du futur! Ça suffit l’inertie complice des intérêts mercantiles et futiles. Soyons plus futés collectivement, soyons ces battements d’ailes qui peuvent changer les choses! Soyons cette Présence qui me tient tant à coeur!

 

BONNE DÉCENNIE CHER(ÈRE) COMPLICE DE LA PRÉSENCE!

Blogue La Présence des idées

Partager votre opinion permet d'élever la discussion!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.