Le cri d’alarme est sonné : qui s’occupent des questions fondamentales de l’IA?

Intelligence artificielle - avenir humanitéDepuis déjà 10 ans, je soulève les questions éthiques qui pavent la voie du futur en lien avec l’invasion des technologies. Si je fais l’évangélisatrice des outils technologiques depuis leur arrivée dans nos vies, j’ai aussi apporté, chaque fois que je le pouvais, un éclairage axé sur la Présence que je qualifie de primordiale pour les entreprises qui souhaitent avoir de bonnes relations avec leurs clients et employés. Je fais la promotion du marketing de sens, et des affaires de sens parce que j’ai trop vu d’abus et de non-sens.

Depuis quelques temps, je fais régulièrement le constat de dérives importantes avec l’usage invasif des technologies dans nos vies. Si vous suivez ce blogue, nombreux sont les billets qui soulèvent ces préoccupations. Évidemment, j’ai souvent l’impression de crier dans une boîte de Pandore que nul n’ose ouvrir de peur de devoir se poser les bonnes questions et de changer ses habitudes. Tout comme la pluie fait pousser aussi bien les tomates que la mauvaise herbe, mon discours appelle à l’humanisation de nos vies grâce aux technologies, et non la déshumanisation accélérée par l’invasion des technologies, notamment l’intelligence artificielle (IA) dont mon article a suscité quelques réflexions.

Je suis donc très préoccupée par la place que l’IA prend actuellement, et des profondes remises en question que cela suscite pour notre futur. Je vois les enfants en très bas âge être calmé avec le iPhone de papa ou le iPad de maman. Je vois la quasi totalité de mes amis (incluant moi) littéralement enchaînée à leur mobile comme le dernier maillon les reliant au monde réel pendant qu’on ne voit plus ce qui se passe autour de nous, la dernière en lice, une ado happée par un train dans l’ouest de l’île avec les écouteurs et le nez sur son mobile. Je vois des entreprises se demander comment faire pour automatiser leur service à la clientèle avec des chatbots et le dernier en lice à pousser cette logique à l’extrême : Facebook. Il a prouvé qu’en plus de répondre en imitant un humain, que l’IA pouvait prendre le contrôle en apprenant son propre langage!!! Je capote littéralement (lisez pour comprendre les réels dangers). Je comprends qu’Elon Musk ait soulevé un tollé sur cette question contre Mark Zuckerberg. Je ne voudrais pas passer sous silence les dangers connus par les géants des telecoms des ondes cellulaires et du wi-fi, les conséquences sur la génétique et les dérives de discrimination basées sur l’ADN bien amorcées, et la liste s’allonge chaque jour. Et voilà que notre gouvernement accueille en grande pompe et finance un laboratoire sur l’intelligence artificielle ici à Montréal pour Facebook!!! Où est l’argent pour l’institut d’éthique et de gouvernance pour encadrer la place des technologies, et les effets dévastateurs à prévoir, et bien amorcés dans l’humanité?

J’ai lu ce billet d’Arianna Huffington qui m’a confirmé que nous devons agir, c’est urgent. Je me suis permise une traduction, car je pense que le message doit être entendu partout. C’est un billet qi fait écho en tous points à mes préoccupations et très bien documenté. Un extrait qui m’interpelle en particulier, car ils sont nombreux, est celui-ci .

« Lorsque nous avons pris le feu et l’avons mal utilisé, nous avons inventé l’extincteur », a déclaré Tegmark. « Lorsque nous avons eu des voitures et que nous les avons mal utilisées, nous avons inventé la ceinture, le coussin gonflable et les feux de circulation. Mais avec les armes nucléaires et IA., nous ne voulons pas apprendre de nos erreurs. Nous voulons planifier à l’avance. « 

Contrairement à l’IA, la menace des armes nucléaires était, pour des raisons évidentes, très tangible et a été prise au sérieux dès le début – avec des commissions, des débats publics, des traités, etc. Cette menace existe encore (une nouvelle avec l’intelligence artificielle), mais personne ne considère alarmiste de soulever des questions éthiques à ce sujet.

Je me pose donc aux côtés de plusieurs personnes inquiètes pour notre avenir pour propager la nécessité d’un débat public sur ces questions et de confier à des « vraies » humains, conscients et altruistes la responsabilité d’encadrer ces développements technologiques pour l’avenir de l’humanité. N’allez surtout pas croire que je suis contre le progrès et les technologies, sinon vous me connaissez très mal. Mais à force de dériver les ressources dans quelques poches, phénomène pour lequel on se révolte sans rien faire depuis fort longtemps, il ne faudrait pas que nous soyons l’arbre qui fournit le bois pour l’allumette! Après l’argent, le pouvoir et le contrôle absolu, sommes-nous prêts à descendre dans la chaîne de l’évolution en tant qu’humain?

MERCI DE PARTAGER ET ENCOURAGER LA DISCUSSION, MAIS SURTOUT D’EN FAIRE UN ENJEU PRIORITAIRE AUPRÈS DES GOUVERNEMENTS. IMAGINEZ QUE L’IA DÉCIDE DE NOS PRIORITÉS UN JOUR, CROYEZ-VOUS QUE LA QUALITÉ DE L’AIR SERAIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT AU BESOIN D’ÉNERGIE, OU QUE LA FAIM DANS LE MONDE SOIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT À LA PRODUCTION DE PUCES?

 

Tiré du texte original : We’re Drowning in Data But Starved for Wisdom

Nous nous noyons dans les données, mais nous sommes affamés de sagesse

Ce n’est pas seulement l’éléphant dans la pièce, c’est l’éléphant dans l’univers – et l’éléphant est encore un nouveau-né. Je parle du développement de l’intelligence artificielle et de la façon dont nous pouvons être préparés pour ce qui se passe lorsque, comme l’a dit le , du MIT, Max Tegmark, «les machines nous dépassent à toutes les tâches». La nécessité d’avoir cette conversation «la conversation la plus importante de notre temps « , fait l’objet de son nouveau livre, Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence, que je viens de terminer. C’est l’un de ces livres que vous ne pouvez pas non plus mettre sur pause, et que vous appelez instantanément vos amis et que vous les pousser à le lire au plus vite. Lire la suite

Après l’obsolescence planifiée, la chronophagie ou la perte de temps planifiée!

Temps de lecture estimé : 4 minuteschronophagie planifiée

Maintenant que nous sommes résignés au phénomène de l’obsolescence planifiée dans le dessein socialement acceptable de faire tourner l’économie, et l’hypocrisie des multinationales, obsédées par des profits de plus en plus gros sur le dos des consommateurs, qui réduisent volontairement la durée de vie des produits, il ne restait que notre temps à usurper, et c’est fait! Après tout, le temps c’est de l’argent, surtout celui des autres! Vous connaissez Tristan Harris, cet ex-ingénieur informatique de Google responsable de la philosophie des produits? Vous ne le trouverez plus dans les corridors chez Google, car dorénavant, il a choisi de dénoncer ce à quoi il a lui-même contribué : nous voler des heures de notre vie. Je le découvre avec espoir, et j’espère que vous aussi.

Pour faire suite à mon article sur la réalité augmentée en lien avec le phénomène de Pokémon Go, un lecteur m’a partagé un article paru dans l’OBS rue 89 . Franchement, j’ai laissé tomber la mâchoire devant cette lecture. Je ne saurais écrire un article mieux étoffé pour expliquer le phénomène dont il est question, mais je vous éviterai de « perdre du temps » au risque d’être incohérente avec le titre de cet article, et je vous résumerai donc l’essentiel des propos. Mais je vous invite à le lire, c’est fascinant. 😉

La dérive numérique à son paroxysme

Expliquons d’abord cette perte de temps savamment organisée par Google, Facebook et compagnie. M. Harris précise qu’il a terminé son programme de formation en étudiant pour devenir membre du laboratoire de « persuasion » technologique de Stanford. Le but ultime de ce laboratoire est de trouver les meilleurs moyens pour que les gens complètent un formulaire jusqu’à la fin, ou comment les convaincre d’ouvrir un courriel et de cliquer sur des liens et plus encore pour qu’ils suivent le plan de navigation prévu. Nous sommes donc dans l’art de la persuasion afin de s’accaparer la meilleure part de notre attention dans cette nouvelle économie d’attention. Tels des magiciens du Web, les designers, les psychologues, les programmeurs et tutti quanti mobilisent leurs talents au service de notre dérive attentionnelle afin de nous convaincre de rester le plus longtemps possible dans une application X, ou un réseau Y. C’est de bonne guerre non? On nous offre des gratuités, des alertes, des rappels, on gère nos fils de nouvelles, on décide pour nous qui apparaîtra dans nos murs, et j’en passe, et tout ça afin de revendre votre attention à des intérêts commerciaux. Jusque-là rien de nouveau dans cette approche à la base des plus grands succès du Web. Là où je suis estomaquée, c’est à quel point on déploie des efforts conscients pour nous rendre complètement dépendants d’un agenda qui n’est pas le nôtre, et que nous soyons si naïfs au point de nous laisser dériver volontairement. Oups, j’ai reçu trois alertes depuis que j’écris cet article…reste concentrée Sylvie…ils ne réussiront pas!

Qui se préoccupe des conséquences?

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Le référencement conversationnel: préparez-vous à l’ère ATAWADAC!

seo-conversationnelOui, encore des nouveautés en matière de référencement pour nous tenir très occupé au cours des prochains mois. Précisions d’abord que le référencement conversationnel, ou vocal, fait référence (littéralement) aux recherches vocales que nous effectuons avec les outils de reconnaissance vocale tels que Siri dans l’univers Mac par exemple. C’est une méthode de recherche qui connaît une croissance soutenue, et l’avenir semble rose pour cette façon de troquer le clavier pour une conversation avec l’avatar de votre mobile. Selon Google, déjà 55% des ados, et 41% des adultes utilisent la reconnaissance vocale quotidiennement. Alors, il semble donc plus que normal que la façon dont les recherches sont faites dans les moteurs de recherche évolue dans une direction qui sera imitée sur le langage humain. C’est d’ailleurs la meilleure façon de faire un titre optimisé pour le SEO (Search Engine Optimization) en texte, poser une question avec les mots clés pertinents. Une suite logique, ou un avant-goût sur les recherches intuitives qui ont de la mémoire par ailleurs. Finalement, les internautes cherchent comme ils parlent, point final. Google et compagnie l’ont bien compris.

La reconnaissance vocale et la nouvelle réalité ATAWADAC

Régine van Heems, professeure agrégée et directrice de l’Observatoire du Cross-Canal et Commerce Connecté, nous rappelle que les comportements des clients ont plus changé en 20 ans qu’en 20 siècles. Pour rejoindre vos clients, vous devez adopter une philosophie de service omnicanal « ATAWADAC » (Any Time, AnyWhere, Any Device, Any Content). C’est une réalité depuis longtemps répétée aux décideurs: vous devez être aussi ubiquitaire que vos clients le sont. Selon ma philosophie axée sur la Présence, je dis: vous devez être là où votre client vous cherche, et non partout, où il ne veut pas vous voir! Tout un contrat certes, mais une nouvelle réalité incontournable. Si ce n’était que ça, l’adaptation serait plus facile. Mais non, il faut ajouter à cette nouvelle réalité le « Any Way » qui pourrait finalement résumer le ATAWADAC par AW. Lire la suite

L’économie de collaboration : dans les coulisses du système!

économie de collaborationDepuis fort longtemps, nous voyons le phénomène de l’économie de collaboration, ou de partage, prendre des racines de plus en plus profondes dans nos habitudes de citoyen du monde. À un point tel, que les Über, AirBnB, Kijiji et compagnie révolutionnent chaque jour la manière dont nous faisons des affaires entre nous, simples citoyens branchés. La force de la collectivité est dorénavant propulsée par l’abolition des barrières à l’entrée et facilitée  par les places de marché organisées pour le commun des mortels… par le commun des mortels. Franchement, peu importe notre point de vue, nous serons tous d’accord pour dire : le point de non-retour est arrivé! Maintenant où sera le point d’équilibre?

Les plateformes sociales menacent l’ordre établi

Lorsque j’ai parlé de la face cachée de l’économie darwinienne avec ce billet en novembre 2014, je rappelais que l’économie de partage telle que pensée par ces nouveaux milliardaires du Web n’avait rien d’une économie de partage. En effet, maintenant que nous dérivons tous les revenus dans quelques poches, le partage est pour qui? En fait, en voulant révolutionner le monde, ces jeunes audacieux finissent par devenir exactement ce qu’ils ont combattu : les méchants capitalistes! Au passage, tout est redéfini et des industries complètes sont en chute libre. Les auteurs connaissent une chute drastique de leurs revenus (merci à Amazon), l’hébergement touristique également (merci AirBnB), les chauffeurs de taxi, les chanteurs, les graphistes, les traducteurs, les formateurs, et la liste est aussi longue que les gens qui perdent leur emploi, et leurs revenus avec l’avènement du « collaboratif ». De l’autre côté, il y a ceux qui tirent leur épingle de ce nouvel ordre, et qui profitent largement du nouveau chaos.  Les barbares attaquent, comme les créateurs d’une nouvelle génération d’entrepreneurs « TheFamily » le disent si bien. Le dernier barbare en lice Prkair Lire la suite

Entre élitisme et numérique : une nouvelle civilisation numérique!

Civilisation numériqueC’est un fait, chaque époque a produit son lot d’élites, et au passage, des modèles de reproduction de ses élites bien-pensantes via des systèmes d’éducation adaptés à ses valeurs. Pas une seule société, dite civilisée, ne peut évoluer sans une élite pour repousser les paradigmes, étayer de nouvelles thèses, de nouvelles théories, de nouveaux modèles pour remplacer les anciens, et de la verve et de la crédibilité pour convaincre le pouvoir du bien-fondé de leur théorie. Or, un gros problème se dessine, depuis au moins une décennie, avec la révolution numérique. Une fracture numérique, que dis-je une faille sismique, entre la base et la tête de la pyramide du savoir, et bien sûr le pouvoir, quant à l’usage et l’intégration des nouvelles technologies dans nos vies. La pression ne vient plus d’en haut, elle monte vers le haut et impose un nouvel ordre à lequel les élites ne sont pas préparés.

Un nouvel ordre : le chaos du savoir

couverture La déconnexion des élitesPour les bien-pensants, généralement plus âgés, le phénomène du citoyen numérique ressemble plus à une menace à l’ordre établi, une atteinte aux traditions de l’enseignement, à l’émergence d’une démocratie dirigée par le bas et à la dégradation de la valeur que l’on accorde aux savoirs. D’ailleurs, si le savoir était coté en bourse, les actions seraient à la baisse, voire à la dérive. Le problème est grave, car la majorité des élites de tous les pays civilisés du monde sont à peu près analphabètes technologiques. Un illettrisme numérique noté d’ailleurs par Laure Belot dans son nouveau livre, résumé d’une enquête : « La déconnexion des élites ou Comment Internet dérange l’ordre établi ». Un livre dont le titre aurait pu m’inspirer l’écriture d’un contenu riche, et qui au fond est la trame de fond de ce blogue depuis 2007. Comment une élite bien-pensante peut-elle apporter des solutions à des problèmes auxquels elle ne s’identifie pas et ne participe pas?

Un nouveau chaos : la calèche de l’ignorance numérique

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La vente en ligne commence aussi avec «non» !

Vendre en ligne - nonVous faites du marketing? Vous vendez? Que ce soit un produit, un service ou une idée que vous vendiez, vous obtiendrez le tic-tac-toe de la vente, soit 9 fois sur 10 : «non!» comme réponse. L’être humain est programmé ainsi. La sécurité avant tout; réduction des interférences, résistance aux changements ou peur de l’inconnu, peu importe la raison, l’être humain est méfiant et conservateur dans sa nature profonde. Mettez-le dans un contexte professionnel démotivant, et vous l’avez dans sa nature encore plus primitive, là où règne la loi du moindre effort et de la survie. Donc pour être un bon marketeur, et un bon vendeur, il faut être persévérant pour vaincre le syndrome du «non»! Sachant qu’il faut 9 non, avant d’obtenir un oui, et que ce «oui» aura d’abord débuté par une longue série de «non» de plus en plus mous (jusqu’à 15 interactions). Il est donc facile de comprendre qu’un «non » n’est rien d’autre qu’une invitation à se faire convaincre. Donc les meilleurs vendeurs sont ceux qui savent gérer la litanie de «non», et les meilleurs marketeurs sont ceux qui transforment les «non» vers le petit mou de la conviction.

La gestion du «non» à l’ère numérique

Nous parlons régulièrement des entonnoirs de conversion dans le Web. Cette idée linéaire que chaque action interactive avec notre site nous conduira, tôt ou tard, vers une vente. C’est vrai, et particulièrement si l’architecture de vente est bien faite. Avec cette approche, on transforme la peur en opération apprivoisement, transformant chaque gros «non», en petits «oui» progressivement, jusqu’à l’achat. Les architectures de vente en ligne sont particulièrement efficaces avec des produits, ou services, à peu de risque, et généralement à faibles prix. Avec un taux de conversion de 5%, on jubile, et en général la moyenne est de 2%. Mais pour la majorité des entreprises qui vendent à d’autres entreprises (B2B), la vente en ligne automatisée est plus une utopie, qu’une réalité. L’objectif deviendra donc de transformer un téléchargement d’informations (CTA) comme un petit «non» mou, pour qu’un représentant prenne le relais des «non» de plus en plus «oui». Il a été mesuré que 50% des gens lisent ce qu’ils téléchargent. Comme vous voyez, il ne faut pas interpréter une action avec notre site comme un petit «oui», mais un petit «non» mou. La nuance est importante, car il faudra déployer beaucoup d’efforts pour obtenir une vente, même devant cette ouverture du client.  Lire la suite

Numériser ou ne pas numériser? Là est toute une question pour la politique!

La politque et le plan numérique!En cette période d’élection, le sujet d’actualité est PKP et sa décision de joindre les rangs du PQ. Lors de l’annonce, j’ai souri à l’idée que cette nouvelle mettrait du piquant dans l’échiquier politique et un zeste de fraîcheur dans les débats de fond. Jusqu’à maintenant, je crois que le mot piquant est faible. Je me suis donc posé la question qui tue: et si l’arrivée d’un magnat de la presse sonnait l’alerte d’un référendum? C’est alors que j’ai mieux compris pourquoi la panique était prise un peu partout et que la commotion était si forte dans le milieu d’affaires et de la presse. Nous ne parlons pas ici d’une élection, nous parlons du projet de société qui revient avec un gros coup de poing sur la table, comme seul M. Péladeau a la réputation d’en être capable. Ayoye! Un coup de poing au ventre pour d’autres, car voilà un spectre de pays qu’on croyait endormi et peu probable qui semble faire trembler les colonnes du temple! Remarquez que j’ai peut-être mal compris sa motivation profonde!

Une vision numérique aussi claire que de l’eau de boue!

Personnellement, ce qui m’inquiète c’est encore l’absence d’une vision numérique pour notre société. Nous sommes en pleine campagne électorale où l’économie vient de prendre la position de tête aux côtés de la santé et je n’entends rien de concret au sujet de ce Québec numérique. À l’heure où nos vêtements nous parleront, que les lunettes Google nous guideront et que le BIG DATA nous suit à la trace, je ne comprends pas ce syndrome de l’autruche. Je vous donne ici quelques exemples des enjeux de société sans véritable direction:

  1. L’accès aux services Internet pour tous les citoyens, éloignés des centres ou pas,
  2. Les priorités de développement informatique et la synchronisation des efforts entre les ministères
  3. Le cadre législatif de l’impact du numérique dans les entreprises, les familles, les citoyens, etc.
  4. L’utilisation des médias sociaux dans le cadre des fonctions officielles ( le comment et le qui)
  5. La frontière d’accès que l’on souhaite mettre avec l’utilisation des données numériques qui s’accumulent partout et par toutes les entreprises
  6. La compétitivité des entreprises et la dérive des ventes en ligne vers les voisins du sud et ailleurs
  7. La numérisation du savoir avec l’exode des compétences
  8. La sécurité des données de plus en plus détenues entre les mains de trop d’intérêts
  9. Bref… la liste est encore longue surtout si nous ajoutons la biométrie, mais j’arrête ici! (complétez-la dans les commentaires)

Qui prend en charge ce ou ces dossier(s)? À quand un ministère numérique? Je n’ai vu et entendu personne évoquer la moindre piste de projet en ce sens. J’en suis totalement déconfite.  Corrigez-moi si j’ai tort!

La télémétrie, un bon exemple pour comprendre les enjeux Lire la suite