Facebook pour les affaires : entre le rêve et la réalité

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Facebook pour les affaires : entre le rêve et la réalitéChaque fois que j’échange avec des entrepreneurs sur les vertus générales des médias sociaux, je me heurte régulièrement à des points de vue littéralement opposés. Pour les fins de ce billet, je vais parler plus particulièrement de Facebook parce que c’est le réseau social le plus populaire parmi la majorité des entreprises qui ont des produits et services grand public. Entre ceux qui grognent sur la valeur de ce temps mal investi, qui généralement n’en mettent pas soit dit en passant, et ceux qui mettent tous leurs œufs dans le même panier et se pavanent fièrement en exposant leur base de fans, je crois qu’il serait opportun de remettre les pendules à l’heure. Du moins, donner envie à ceux qui maudissent Facebook et ralentir les ardeurs à ceux qui ont jeté tout leur dévolu sur Facebook.

Un grand centre d’achat pour le lèche-vitrine

Avec les millions d’abonnés Facebook, les milliers de publications chaque minute du jour, nous pouvons très bien comprendre pourquoi les entreprises veulent leur part de visibilité dans ce méga salon virtuel où les discussions « personnelles » peuvent prendre une allure publique, et où les entreprises peuvent s’immiscer moyennant un peu de stratégie, et d’argent aussi. Lorsque je parlais de Présence (avec un grand P) dans la 1re édition de mon livre, je disais qu’un jour les médias sociaux allaient devenir une fenêtre pour que les entreprises entrent dans nos cuisines et nos salons moyennant un frais d’entrée desdits réseaux sociaux. C’est chose faite. Aujourd’hui, Facebook décide de tout ce que je vois (en analysant ce que je fais) et revend les espaces sur mon mur aux mêmes entreprises qui m’embauchent pour occuper ces espaces. Mais comment éviter notre Présence dans cet univers qui apporte son lot de frustrations certes, mais de satisfactions commerciales également?

Sachant que Facebook est un méga centre d’achat où vous pouvez créer votre vitrine, la question est plus comment faire pour que cette vitrine soit visible aux yeux de vos clients potentiels? Imaginez les 65 millions de vitrines commerciales qui se disputent notre attention. Pensez à tous vos amis Facebook que vous croyez inactifs, et qui pourtant sont encore vos amis malgré leur invisibilité. Facebook cesse de partager leurs publications si vous n’y portez pas attention, nous parlons de la chambre d’écho. Alors, soyez assuré d’une chose, si vous êtes une entreprise vous devez payer pour gagner votre place de choix dans cet écho qui sonne creux trop souvent. Mais avez-vous les moyens de vous en passer?

Comprendre les enjeux commerciaux avant de se lancer

Alors que j’évangélisais les dirigeants aux bienfaits du Web et des médias sociaux, il y a à peine quelques années, aujourd’hui, je dois rétablir les perceptions et gérer les attentes de ces mêmes dirigeants qui veulent tirer leur épingle de l’écosystème social. La vérité est simple : les médias sociaux ne sont rien de plus, ou de moins, que des médias empruntés. Vous n’êtes pas chez vous, et les algorithmes de cesdits réseaux nous le rappellent chaque jour.

Aujourd’hui vous pouvez pratiquement tenir boutique avec une seule page de Facebook, sans même posséder un site Web. Plusieurs réussissent ce pari en poussant les limites de Facebook à son extrême. Mais attention, soyez conscient que vous construisez votre maison sur un terrain qui ne vous appartient pas. Les frais de location risquent d’augmenter, vous vous en doutez bien. Actuellement, avec le EdgeRank* de Facebook, un maximum de 16% de tous vos fans peuvent voir vos publications dans leur mur. Et encore faut-il que ces derniers aiment et partagent rapidement pour atteindre ce maximum sans payer. Alors, si vous avez 1000 fans, n’espérez pas plus de 160 fans au final pour voir vos publications. Si vous souhaitez parler à tous vos fans, vous devrez payer un montant raisonnable, mais payer pour vos propres fans c’est déjà trop. Sachant que vous ne pouvez pas exporter vos données pour les utiliser ailleurs, vous voilà à construire une audience qui ne vous appartient pas. Alors résistez à la tentation de dire : J’AI X nombre de fans… votre page Facebook A X nombre de fans… pas vous! Cela étant dit, le facteur « FAN » est très symbolique de l’attrait pour votre marque. La question est plus de savoir comment transformer l’amour social de vos Futurs Acheteurs Naturels en argent sonnant.

Dépasser le stade de la séduction : la convergence sociale

Si vous souhaitez construire à long terme, il faut donc dépasser le stade de la séduction. Facebook, comme tous les médias sociaux, c’est de la pure séduction prospect-client. Ce qu’on veut à la fin, c’est de l’engagement client. Certes, cela est fort utile d’avoir ces espaces de séduction pour améliorer sa visibilité et construire son capital de marque, mais n’espérez pas vendre sans passer par d’autres étapes plus engageantes. C’est l’exception qui confirme la règle en ce sens. Les meilleurs cas à succès appartiennent aux entreprises qui savent faire travailler les médias sociaux à titre de collecteur de prospects et qui peuvent les convertir dans un entonnoir de vente bien ficelé, la convergence sociale en bref. Tentez de vendre directement sur Facebook, c’est un peu comme demander en mariage une femme qu’on vient de rencontrer dans un bar. Si elle ne vous connaît pas, les chances sont minces pour qu’elle accepte votre proposition, à moins d’un coup de foudre.

Alors, il est impératif d’avoir une Présence dans Facebook si nous souhaitons profiter d’une certaine visibilité, mais ne mettez pas tous vos œufs dans ce panier et surtout sachez gérer vos attentes. Je vous donne l’exemple d’un restaurateur qui possède plus de 2000 fans, il a même un programme « Facebook » qui lui a remis un calculateur de « j’aime » en temps réel (voir vidéo ci-jointe). Le bidule fonctionne réellement, j’ai testé. Alors, il est très fier d’avoir son nombre de fans affiché, mais cela dit quoi? Je reste un  peu pantoise devant tant d’enthousiasme à exposer sa base de fans, alors que je sais très bien que ce restaurateur a une excellente réputation, mais une location géographique qui le prive de visibilité sur la rue passante. N’eût été mes amis, ce resto n’aurait pas été dans mes choix, car je ne le vois pas en marchant dans mon quartier, non plus dans mon Facebook. C’est donc dire qu’il ne fait pas d’annonces locales. Alors pourquoi toute cette fanfare autour du calcul de « j’aime »? L’égo sans doute, mais avouons que Facebook a réussi un pari fort intéressant, celui de permettre une plateforme de discussion avec vos clients ou prospects, une forme de raccourcie pour échanger avec votre entreprise quasi sans filtres. Sur ce point, mission accomplie!

La Présence est d’être là où vos clients vous cherchent

Je vous dirais que la complexité dans laquelle les affaires évoluent vous oblige à considérer tous ces outils pour ce qu’ils sont : des moyens d’être présents pour vos publics cibles. On ne peut pas éviter Facebook, mais on ne peut pas non plus en faire son centre d’attraction principal. Sachez que le temps passé sur Facebook (ou Instagram) est phénoménal, il dépasse le temps passé devant la télé, vous avez donc un immense auditoire prêt à vous découvrir. Il n’est pas étonnant que de nombreuses demandes d’informations, de service à la clientèle et de suivis se fassent via l’outil de discussion, Facebook inscrit même votre temps de réponse. Voilà une façon claire de dire si vous suivez ou pas votre page Facebook. Donc, si vous créez une page commerciale, faites en sorte que cette page soit bien renseignée, avec des images qui font honneur à votre « branding » et qu’elle soit aussi nourrie par du contenu pertinent. Mais avant tout, assurez-vous que vous ayez un responsable qui va assurer un temps de réponse exemplaire. Il vous faudra aussi tenir compte des langues, des groupes cibles, et j’en passe. Plus votre entreprise a de lignes de produits et services et de marchés cibles, et plus les questions de bon paramétrage initial se posent.

Aujourd’hui, je fais aussi de la veille compétitive auprès des concurrents de mes clients via les médias sociaux. L’idée est de comparer la performance des pages Facebook notamment, et voir si nous faisons mieux, ou pouvons faire mieux. Nous sommes dorénavant confrontés à la nouvelle réalité; si je choisis de faire une page Facebook, je ne peux pas faire qu’une partie du chemin, je dois aller jusqu’au bout. Alors, la vérité est toute simple, ajoutez Facebook à votre arsenal de séduction, jouez franc jeu, mais surtout assurez-vous de convertir vos fans passifs en clients actifs. Ne mettez pas juste le bout des orteils, plongez et faites vos devoirs. Vous pourriez récolter gros si vous misez sur les bons objectifs… ou perdre votre temps… à vous de décider!

Alors, le printemps est le bon temps pour semer… à vous de jouer!

Blogue La Présence des idées

*La portée « naturelle » maximale des publications partagées s’élève, selon Facebook, à 16% des abonnés d’une page Facebook. Théoriquement donc, seule une minorité des abonnés d’une page Facebook voit s’afficher les mises à jour en provenance de celle-ci. Voir article sur le EdgeRank de Facebook.

Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Les défis de 2017 inspirés de Trump en 2016

2016-2017

Je ne me risquerai pas à résumer l’année intempestive qu’aura été 2016 sous la trame de fond des élections américaines et du terrorisme. D’abord, d’autres l’ont fait bien mieux que je ne l’aurais fait, mais aussi parce que je pense que ce résumé est bien personnel à chacun d’entre nous en fonction de nos préoccupations. Mais je dois admettre avoir énormément réfléchi à ce revirement qui a soufflé le monde avec l’élection du 1er président blanc aussi coloré. Cela m’a permis de réaliser à quel point ce personnage sera peut-être la meilleure chose qui nous soit arrivée. Étonné? Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Ne jamais rien tenir pour acquis

La première leçon à intégrer pour la prochaine année, c’est bien qu’il ne faut jamais crier victoire avant la fin d’un combat, quel qu’il soit. C’est valable pour tout. De la même manière, il ne faut jamais abandonner, même si tout le monde vous croit perdant. L’histoire enseignera probablement qu’il y a eu de la triche dans ces élections sur fond de scandale, et il faut bien admettre que le système électoral américain a failli au sens de ses fondateurs. Le triomphe de Trump aura toutefois révélé que la majorité silencieuse est impitoyable lorsqu’elle parle. Imaginez le nombre de femmes « blanches » qui ont préféré endosser ce misogyne et harceleur démasqué plutôt que voter pour la 1re femme présidente. C’est dire à quel point, il y avait de la grogne. En 2017, pourquoi ne pas chercher à faire parler vos employés et clients silencieux à tout prix. Vous savez maintenant qu’il ne faut pas les tenir pour acquis. Ceci est valable dans nos vies personnelles aussi.

Ne jamais se fier aux sondages

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La différence entre une foule et une communauté!

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Je suis obligée d’admettre que le titre en anglais serait sans doute plus évocateur qu’il ne l’est en français. En effet, les mots « Crowd » et « community » sont définitivement plus utilisés dans le langage courant du Web. Dans la foulée du « crowd-tout-et-rien » (sourcing, funding, coding, design, etc.), avez-vous déjà entendu parler du foulefinancement, du foulecodage ou du foulesource? Sûrement que non, mais du crowdfunding ou du crowdsourcing sûrement. La variante en français se concentre plus sur le mot social comme dans le sociofinancement ou socio-tout-et-rien! Peu importe votre allégeance pour Shakespeare ou Molière, disons que la même question demeure pertinente: qu’elle est la différence entre ces deux notions souvent confondues?

L’aspect « social » pour différencier foule et communauté?

À l’ère des médias sociaux, nous pouvons affirmer que nos modes de vie sont totalement transformés et les conséquences dans notre quotidien sont énormes. Mais cela ne justifie pas l’utilisation du mot « social » lorsque nous parlons de  « foule » et selon moi, c’est un raccourci à éviter. Si je suis dans un cocktail, je suis en pleine activité dite sociale, tout comme si je publie sur mon mur de Facebook ou LinkedIn. De la même façon, si quelqu’un partage un commentaire anonyme dans un blogue, il fait une activité considérée sociale dans le vocabulaire du Web. Mais la réalité est plus nuancée et complexe à la fois. Une foule est anonyme et représente un grand nombre de personnes indifférenciées. C’est la création d’une entité qui agrège les individus qui la compose.

Nous entendons depuis longtemps que l’âge mental d’une foule est généralement celui d’un enfant de plus ou moins 7 ans. Parce qu’un individu caché dans une foule perd son individualité et ses inhibitions. Une foule est donc une masse transformée en animal « social » qui aurait brisé sa laisse. Si vous y ajoutez l’anonymat, fort utile pour ces « animaux » affamés de polémiques et chaos, notre ère est parfaite pour servir les intérêts de ceux qui savent manipuler ces bêtes, tout sauf sociales, selon moi. Nous pouvons affirmer que Trump a su utiliser les foules hargneuses à son avantage, comme Obama l’avait fait avant lui dans une foulée plus positive disons-le. Les foules sont utiles pour sonder l’opinion publique et tâter le pouls d’une humeur collective. Je ne parle pas ici des méthodes pour le faire, car sur ce point, les foules en sont les seuls juges selon le principe de la démocratie. Avouons cependant que les médias, dits sociaux, ont engendré la capacité de manipuler les foules plus rapidement et plus dangereusement aussi. Imaginez si Hitler revenait à notre ère numérisée… hum! Un sujet que j’ai abordé dans mon livre et qui semble avoir été un peu trop prophétique.

Voilà déjà une énorme différence, une communauté est composée d’individus identifiés qui partagent des idées et des intérêts à la lumière du jour et qui assument leur individualité pour faire avancer les débats ou faire rouler une économie de partage. Je pourrais même aller jusqu’à dire que les communautés seraient plus l’exemple parfait de l’intelligence collective alors que l’on peut douter parfois de la sagesse des foules. La Présence dont je parle n’est pas visible dans les foules, mais dans une communauté.

L’aspect « économique » d’une foule ou d’une communauté

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Publier avec impact: des nouveautés dans l’écosystème social

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Cette semaine, je me lance dans le partage de quelques découvertes de nouvelles plateformes sociales ou applications sociales qui m’ont fait sourire. Sourire pour plusieurs raisons en fait.

La raison première de mon sourire est le constat que ces nouvelles plateformes (outils) de médias sociaux sont toutes axées sur l’image et la vidéo. Une tendance qui annonce un meilleur avenir pour les graphistes, les vidéastes, les photographes et tous les artisans de l’image animée ou statique. Une tendance qui se confirme et s’incruste dans nos habitudes de consommation médiatique inspirée du déficit d’attention collectif. Une image vaut mille mots, ou mille maux faut-il en conclure selon ce triste constat.

D’autre part, j’ai un petit sourire dubitatif et perplexe parce que, si comme moi, vous gérez des médias sociaux, vous savez que la cour est pleine au Panthéon des plateformes sociales ou professionnelles dans nos stratégies de médias sociaux. Mais bon, puisqu’il faut croire en ses rêves, je salue l’esprit entrepreneurial de ces jeunes loups du « social digital ». Parce que selon moi investir dans la création d’un nouveau réseau social, ou d’un outil en ce sens, en ces temps de domination à la Facebook, Instagram, LinkedIn, Pinterest ou Google Plus, c’est faire des paris plus qu’audacieux et surtout valider des concepts pour les milliardaires du Web. J’avoue me questionner sur la pertinence de ces investissements importants sachant qu’il y a tant de projets à valeur ajoutée qui sont ignorés faute de modèles d’affaires comparatifs. Peut-être justement parce que les perspectives de rachat par ces milliardaires (exit strategy) ne sont pas assez convaincantes aux yeux des investisseurs qui misent sur ces rachats pour encaisser le pactole. Mais bon, seul l’avenir parlera, et c’est nous qui participeront à ces succès ou échecs. Prêt?

WellCut : le réseau social vidéo qui va à l’essentiel

Ceci est sans conteste la plus belle de mes découvertes. Un réseau social qui s’installe sur votre fureteur (Chrome) et qui présente une pastille dans toutes les vidéos que vous visionnerez (voir image ci-jointe) que vous pouvez cliquer pour extraire 10 secondes de ladite vidéo dans le but de la partager dans les autres médias sociaux. Vous aurez également la tribune vidéo proposée par Wellcut.tv dans laquelle les « WellCutter » nous auront gratifiés de leurs trouvailles. Personnellement, je trouve cela génial de pouvoir faire un extrait vidéo sur des vidéos intéressantes, mais souvent trop longues. 10 secondes est aussi un délai qui respecte les règles de droits d’auteur en musique, j’imagine, en vidéo également. De plus, nous savons toujours quelle est l’origine de la vidéo et nous pouvons cliquer sur un lien pour visionner l’original. Du vidéo clipping facile à utiliser, je parie que cet hybride entre outil vidéo et réseau social a des chances de percer parmi les grands utilisateurs de vidéos. Moi qui prône les vertus et le pouvoir de la vidéo depuis plus de 10 ans, je salue l’initiative et je leur souhaite longue vie. Installer WellCut et propager la nouvelle (pas d’application mobile à ce jour). Je vous partage ici, un extrait vidéo réalisé avec WellCut que je peux intégrer dans un site  mais le blogue de WordPress ne le permet pas…dommage!.

 

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Ripl : une application qui fait des vagues dans vos publications

Ceci n’est pas un réseau social, mais une application qui vous permet de mettre un peu de vie dans vos publications en les animant comme un GIF animé. À partir d’une image, vous choisissez le « template », vous entrez vos textes (vice-versa), vous pouvez ajouter une musique si vous le souhaitez et vous publiez dans Facebook, Instagram ou Twitter. Vous pouvez programmer un moment idéal pour la publication. C’est la frontière entre une vidéo et une publication statique. La publication joue en boucle. Avec l’algorithme de Facebook, le temps passé sur une publication semble être un indicateur de pertinence, ça ne peut pas nuire de faire quelques essais. Visitez le Apple Store pour télécharger ou visitez Ripl.com pour voir d’autres exemples.

Voici un exemple sans musique qui aurait pu être extrait avec WellCut directement dans Facebook, vous verrez d’ailleurs la pastille de WellCut :

Commentts: le réseau social qui mise sur les opinions imagées

En voilà une application de type réseau social qui a de hautes ambitions. Il souhaite nous inciter à commenter l’actualité avec des images et quelques mots bien choisis. Je me suis prêtée au jeu depuis quelques semaines. Les premiers jours, j’ai trouvé cela amusant. J’aime commenter, j’aime faire de l’esprit et susciter la réflexion sans compter que j’adore le média visuel. Commentts permet tout ça. Par contre, cette application mobile imaginée et lancée par deux Québécois (voir article) manque de participants et les commentateurs se font rares. Je ne sais pas comment ils pourront atteindre un seuil critique de commentateurs, et surtout les garder. L’actualité est aussi présentée selon un tri de l’éditeur, ce qui limite le choix de l’actualité à commenter. Par ailleurs, nous aimons croire que les nouvelles les plus percutantes sont triées pour nous ce qui fait office de veille médiatique. Je trouve aussi qu’il y a un fort volume de cynisme parmi les commentateurs et aussi des commentexemple-commenttsaires avec des « fottes » de français. Oui, je sais on n’y peut rien, mais ça enlève de la crédibilité à tout ça. J’imagine qu’avec un volume plus grand de commentateurs, nous aurons une meilleure  vision du potentiel. En attendant, il faut être un peu patient et engagé pour oser commenter visuellement. Je salue l’audace, et selon moi, je pense que ce réseau mobile devrait se convertir en outil de commentaires visuels pour d’autres médias. C’est tellement plus agréable de regarder un commentaire qui vaut mille mots! Voici un exemple suite à l’annonce des allégations d’inceste contre Jacques Languirand: Avouez que ces petits mots avec le visuel suscite un impact surtout que c’était le xième d’une série de révélations chocs en ce sens!

Si vous aimez participer et partager les belles trouvailles, vous voilà équipé de nouveaux outils pour être un membre actif de l’écosystème des médias sociaux qui ajoute de la couleur. C’est aussi, d’autres moyens de faire de la veille, surtout lorsque nous voulons suivre l’opinion publique.

Essayez-les, et partagez votre opinion. Vous avez fait d’autres découvertes, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Blogue La Présence des idées

L’art de gérer proactivement les vagues d’émotions avec l’échelle affective de Facebook!

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Plus d’une semaine à expérimenter la nouvelle échelle affective de Facebook et déjà beaucoup de choses à ajouter à la suite mon dernier article. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je me suis permis d’aller encore plus loin dans cette fascinante aventure affective proposée par l’univers du célèbre réseau social pour en comprendre le plein potentiel.

Le duo « action-réaction » n’aura jamais été si vrai

L’arrivée des nuances émotives est utilisée par une minorité, mais les internautes apprennent vite. D’abord, précisons que la nouvelle échelle affective dont j’ai déjà expliqué les principaux éléments ne comprend pas de « je n’aime pas ». Une précision importante puisque cela oblige l’usager à prendre position avec une réaction émotive nuancée loin d’un imprécis « je n’aime pas » ou à garder la voie du raccourci et du « Politically correct » traditionnel « j’aime ».  Donc, le but est de stimuler les réactions, mais pour quel contenu exactement? Cette semaine, en visitant ma page Facebook, je constate une publication d’une artiste québécoise qui fait une critique contre notre nouvelle ministre de la Condition féminine en lien avec son incompréhension de la définition du féminisme. Cette artiste indignée met donc en lien l’article du média peu éloquent à l’égard de la ministre, et ajoute son commentaire. Évidemment s’en suit une réaction en chaîne, pour la plupart des femmes qui s’expriment. Des réactions affectives variées, mais elles y sont toutes, incluant la colère. La question que nous pouvons nous poser est la suivante : on réagit à quoi? Au commentaire du partage, à ladite ministre qui a créé le malaise ou au journaliste qui a mit son ignorance au grand jour? Franchement, j’avoue avoir été moi-même confuse quant à la bonne réaction à partager. Un « j’adore » pour le commentaire inclus dans la publication partagée et le journaliste, et une réaction de colère pour la ministre qui déçoit? Je parie que je ne suis pas la seule. Ce qui revient à dire que chaque action engendre une réaction en chaîne dans les médias sociaux, mais vient un moment où on ne sait plus à quoi coller notre émotion. Il faudra peut-être apprendre à guider les émotions en fonction des objectifs émotifs pour éviter les tsunamis émotifs, ou les créer dans la bonne direction.

La nouvelle façon d’influencer les réactions émotives

émotions dirigéesDes entreprises bien avisées ont déjà commencé à tirer profit de ces échelles affectives. En effet, plusieurs ont dorénavant comme objectif de guider la réaction affective souhaitée. Un peu comme le phénomène de l’influence du subconscient, nous proposons avec un visuel en forme de cœur, incitant la bonne émotion à partager (dans cet exemple  « j’adore »). Attendez-vous à voir des cœurs partout dans les images. Je pense que nous arriverons vite à la saturation, mais bon, admettons que c’était prévisible, et que nous aimerions tous y avoir pensé le premier. Je n’ai pas pu résister avec cet article à utiliser un cœur, mais dans mon cas, je les utilise depuis 2007 avec le thème de la Présence et des e-motions. Je suis donc en toute légitimité dans l’usage de ce symbole hautement affectif.

La ventilation du service à la clientèle

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Il y a de l’e-motion dans l’air : les conséquences de la nouvelle échelle affective chez Facebook!

échelle émotive Facebook

Dieu que ce besoin de nuances dans l’expression de nos émotions sur une publication a été long à combler. Facebook sera le premier réseau social à oser le pas au-delà du désormais célèbre « pouce en l’air » pour interagir avec une publication. Qui n’a pas ragé devant une publication qui offrait la seule alternative de dire « j’aime », alors que tout notre être voulait dire et crier haut et fort une autre émotion contraire? Enfin, les e-motions, dont je vante les mérites depuis fort longtemps, auront une voix pour s’exprimer de manière plus nuancée.

Des nouvelles données pour se rapprocher de l’émotion réelle

Déjà expérimentées depuis quelques mois dans d’autres pays, ces nouvelles nuances émotionnelles de Facebook vont assurément améliorer les interactions avec les publications, du moins les rendre mieux appréciables aux yeux des utilisateurs et plus valables aux yeux des créateurs de contenu. Une échelle affective qui saura donner un aperçu plus juste de l’émotion que suscite ladite publication.  J’ai vraiment très hâte de voir comment cela va influencer le futur de la gestion des statistiques pour les pages commerciales. Nous allons assurément vers un marchandage affectif, il ne manquait que la mesure pour y arriver. Les données ne sont pas disponibles dans « Insight » pour le moment, mais n’ayez crainte, c’est une question de très peu de temps. Là, où de l’argent est à faire, Facebook ne ratera pas sa chance. Vous vous dites, mais comment Facebook fera davantage de revenus?

Les algorithmes suivront le flux émotif

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