Industrie 4.0 : un plan numérique, vous avez dit?

plan-numérique - industrie 4.0Nous voici en plein cœur de la quatrième révolution industrielle. Après avoir traversé l’ère de la mécanisation, l’électrification, l’électronique, la nouvelle révolution industrielle est dorénavant l’ère des cybersystèmes. Quelle entreprise ne fait pas face à de profonds questionnements quant à ces choix difficiles qu’impose la numérisation des affaires? Je parlais des crises existentielles pour les entreprises lors de mon dernier billet, et je soulevais le déclencheur de la refonte ou la création d’un site Web pour ces remises en question profondes. Mais nous savons que chaque entreprise est poussée par le vent du changement numérique, que dis-je, emportée par les tornades du changement provoquées par l’intégration des technologies de l’information et l’automatisation. Voilà bien des occasions de tout remettre en question.

Quelques défis au passage de la 4e révolution industrielle

Au chapitre des réflexions suscitées par la course à la compétitivité accélérée par le numérique, il y a de nombreux défis à relever, et seule une stratégie numérique intégrée à la stratégie d’entreprise peut aborder concrètement les solutions à mettre en place dans l’entreprise. Parmi ces défis on retrouve :

  • Les choix d’équipements performants qui permettent une connectivité avec l’ensemble des logiciels et autres pièces d’équipements dans la chaîne de production
  • La réingénierie des processus internes et la standardisation des normes
  • Les impacts sur la sécurité de l’information et la gestion des données
  • Le partage des données à l’interne ou l’externe et la gestion documentaire
  • La formation, l’accès aux compétences et la rétention des savoir-faire

La liste des défis est encore plus longue, mais la seule vue de ces derniers a de quoi occuper bien des réflexions en entreprises. Aujourd’hui, les entreprises tournées vers le futur remettent leur modèle d’affaires en question sans hésitation pour assurer leur pérennité.

De nouveaux modèles d’affaires naissent avec les nouvelles façons de faire

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Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Lorsque la mobilité accélère la bêtise humaine!

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Les veufs et les veuves du cellulaire!

Mon billet aujourd’hui est inspiré d’une grande leçon de vie à l’ère numérique qui me donne envie de partager avec vous. Il y a déjà un moment que les téléphones intelligents ont envahi nos vies. Près de la moitié de toutes les visites dans les sites le sont par mobiles et tablettes. Cela est donc étonnant de constater qu’il y a encore des entreprises dont leur site n’est pas compatible pour les écrans de petits formats. Si vous souhaitez le valider, faites le test avec Google et vous aurez en prime les correctifs si votre site n’est pas adapté. D’ailleurs, depuis avril 2015, seuls les sites adaptatifs sont présentés dans les propositions de recherche de Google, les autres étant considérés comme inaptes à l’expérience de l’usager. Je dois dire que je comprends. Qui n’a pas ragé devant un site dont les boutons ne sont pas lisibles, et encore moins cliquables? Tout ça pour dire que la mobilité est maintenant une réalité incontournable d’affaires et dans la vie de trop d’humains, faut-il ajouter!

Utilisation abusive de cette nouvelle arme de destruction collective

panneauJe vous rassure, je ne vous parlerai pas des dangers de texter au volant, la SAAQ se charge très bien de ce volet éducatif avec plusieurs campagnes dont : « Vous êtes à deux doigts de la mort! » (excellente d’ailleurs). Il y a quelques semaines, j’ai moi-même freiné trop tard en phase de décélération avec une voiture qui a freiné plus brusquement que prévu devant moi. J’ai frappé cette voiture à 15 km maximum. Ce fût qu’un impact mineur, aucun dégât, mais j’ai remercié le Bon Dieu de m’avoir donné toute une leçon sans plus de conséquences. Tout ça pour avoir baissé les yeux pour texter : « Oui, mon amour! J’arrive! » Avouez qu’il eût été ironique de ne jamais arriver!!!! Bref! La majorité d’entre nous sont dorénavant esclaves des foutus téléphones intelligents qui nous rendent tout, sauf intelligents. Il est vrai que j’ai tout sous la main avec mon iPhone. Une question? Je demande à Sainte-Hernette (voyez cette vidéo avec Pierrette Robitaille, vous allez tellement rire) et j’ai ma réponse. Je suis souvent quitte pour plusieurs minutes de lecture, mais chaque fois j’apprends quelque chose. Mon appareil photo, mon dictaphone, mon carnet de notes, la météo, mon agenda, mes courriels, mes contacts, mes réseaux sociaux et j’en passe. Oups, j’allais oublier les fonctions de base : mon téléphone et les merveilleux textos. C’est véritablement une cocaïne numérique, une nomophobie collective, aussi appelée plus largement : cyberdépendance! Impossible de s’en passer une fois que nous en sommes accroc. J’ai quelques personnes de mon entourage qui faisaient office d’irréductibles Gaulois avec leur téléphone cellulaire de vieille génération, et à force de se faire traiter comme des gens dépassés…et bien, ils ont fini par rejoindre les rangs des toxicomanes de l’héroïne électronique. Un tel fléau que la majorité des parents branchent les enfants sur les écrans de plus en plus jeunes, et des études prouvent que nous sommes en train de faire une génération de psychotiques. Mais si ce n’était que ça!!!

Des relations de couples éclatées et brisées à cause de cette dépendance

J’ai un couple d’amis marié depuis très longtemps qui vient de se séparer ce week-end. Lire la suite

Savez-vous développer votre savoir-être organisationnel?

Savoir-être organisationnel - Présence

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J’ai fait un article la semaine dernière sur l’urgence de développer des chefs de la Présence. Je suis profondément convaincue que nous avons de grands changements à opérer dans notre société. Comme les entreprises sont des actrices clés qui font tourner l’économie, ou retourner, selon le cas, elles ont une grande influence sur la qualité, ou la détérioration, de nos conditions planétaires. Elles sont d’ailleurs qualifiées de « personnes morales » lorsque nous les créons. Notre système a donc permis de créer des entités à part entière ayant leur existence virtuelle bien réelle et leurs règles spécifiques. Monsieur, ou Madame, Inc est donc une personne morale au sens de la loi, un « citoyen corporatif » qui a énormément d’influence sur tout le système. Faut-il rappeler que M. ou Mme Inc n’a pas de cœur, pas d’âme et encore moins de légitimé au-delà des systèmes établis par l’homme? Leur appétit pour les profits en fait des acteurs de premier plan pour les iniquités sociales. Mais le mot « morale » dans sa définition de personne morale a un poids significatif quant à ses responsabilités sociales et les actions qu’elle a le devoir de prendre.

La philanthropie en temps réel : une question de valeurs

Je n’aurais pu souhaiter un meilleur exemple de savoir-être organisationnel lorsque que j’ai découvert cette semaine l’annonce de la création d’un nouveau cabinet de services juridiques fondé par deux êtres que nous pourrions croire venus d’une autre planète : Novalex . Pour résumer, ce cabinet travaillera selon le modèle 1 pour 1 et s’engage donc à verser une heure de service gratuit (don) pour chaque heure facturée à ses clients commerciaux. Franchement, je trouve cela audacieux et méritoire à la fois. Je ne pense pas que nous devions aller si loin pour renverser la vapeur du capitalisme, avec sa notion de prendre davantage que de redonner, mais le mérite derrière cette idée est aussi de souligner que ce sont deux jeunes de la génération G. (pour généreux). Le modèle économique sera-t-il viable? L’avenir parlera, mais ils ont tout mis en place pour assurer la transparence des demandes avec un CA dirigé par une tierce personne neutre. Disons que cela donne de grands espoirs sur la génération de leaders qui prennent la relève. Cela m’a permis de découvrir Toms Shoes qui pratique ce modèle de 1 pour 1, génial!

C’est de la philanthropie en temps réel, et non en différé. Une nouvelle génération d’entreprises dites sociales.

Avec cette nouvelle, et celle de la famille Zuckerberg Lire la suite

Le référencement conversationnel: préparez-vous à l’ère ATAWADAC!

seo-conversationnelOui, encore des nouveautés en matière de référencement pour nous tenir très occupé au cours des prochains mois. Précisions d’abord que le référencement conversationnel, ou vocal, fait référence (littéralement) aux recherches vocales que nous effectuons avec les outils de reconnaissance vocale tels que Siri dans l’univers Mac par exemple. C’est une méthode de recherche qui connaît une croissance soutenue, et l’avenir semble rose pour cette façon de troquer le clavier pour une conversation avec l’avatar de votre mobile. Selon Google, déjà 55% des ados, et 41% des adultes utilisent la reconnaissance vocale quotidiennement. Alors, il semble donc plus que normal que la façon dont les recherches sont faites dans les moteurs de recherche évolue dans une direction qui sera imitée sur le langage humain. C’est d’ailleurs la meilleure façon de faire un titre optimisé pour le SEO (Search Engine Optimization) en texte, poser une question avec les mots clés pertinents. Une suite logique, ou un avant-goût sur les recherches intuitives qui ont de la mémoire par ailleurs. Finalement, les internautes cherchent comme ils parlent, point final. Google et compagnie l’ont bien compris.

La reconnaissance vocale et la nouvelle réalité ATAWADAC

Régine van Heems, professeure agrégée et directrice de l’Observatoire du Cross-Canal et Commerce Connecté, nous rappelle que les comportements des clients ont plus changé en 20 ans qu’en 20 siècles. Pour rejoindre vos clients, vous devez adopter une philosophie de service omnicanal « ATAWADAC » (Any Time, AnyWhere, Any Device, Any Content). C’est une réalité depuis longtemps répétée aux décideurs: vous devez être aussi ubiquitaire que vos clients le sont. Selon ma philosophie axée sur la Présence, je dis: vous devez être là où votre client vous cherche, et non partout, où il ne veut pas vous voir! Tout un contrat certes, mais une nouvelle réalité incontournable. Si ce n’était que ça, l’adaptation serait plus facile. Mais non, il faut ajouter à cette nouvelle réalité le « Any Way » qui pourrait finalement résumer le ATAWADAC par AW. Lire la suite

Le mot « service » implique-t-il nécessairement un humain?

Service SVP

C’est une question qui me turlupine depuis une réunion à huis clos avec une firme de développement Web chargée de conceptualiser le site Web d’un client. Nous sommes à nommer les boutons de menus, et les opinions divergent sur la question : doit-on dire FAQ ou service à la clientèle? La firme Web insiste pour « FAQ » et le client pour « Service à la clientèle ».

Jeux de chats et souris

Afin de mieux situer le débat en cause, il faut savoir que chaque site Internet devrait minimalement servir à deux choses : vendre aux clients potentiels et servir les clients actuels. Je prends un raccourci, mais vous cernez l’idée. À titre de cliente, combien de fois ai-je l’impression devoir faire une véritable course à obstacles ou une fouille archéologique pour trouver les informations qui me permettent d’obtenir du service ou des réponses? C’est trop souvent pathétique. Les pires à ce niveau sont définitivement les entreprises numériques comme Facebook et Google qui à mon avis récoltent la palme d’or : « on fait tout pour vous éviter ». Frustrant pour le moins, et comme expérience client c’est la catastrophe. Un jeu de chat et souris où à chaque détour une offre promotionnelle, ou une incitation à acheter, apparaît alors qu’on peine à obtenir du service après-vente.

UX (User Experience) ou CX (Client Experience)?

Aujourd’hui pour construire un site Web digne de ce nom, nous devons faire appel à une multitude d’expertises. L’une d’entre elles a le vent dans les voiles : spécialiste UX. Un gardien de l’expérience utilisateur en ligne et typiquement un designer Web. Lire la suite

Vous connaissez le WYFIWYG pour expliquer la Présence?

WYFIWYG - Présence

Vous avez bien lu, il ne s’agit pas du bien connu WYSIWYG

Si vous êtes un peu trempé dans l’ère numérique, vous savez sans doute ce qu’est un WYSIWYG. Pour les autres qui se questionnent, disons d’abord qu’il s’agit d’un acronyme anglophone qui veut dire : What You See Is What You Get (Ce que vous voyez, c’est ce que vous aurez – prononcez Wisiwigue). Et alors? Quel intérêt direz-vous? Eh bien, c’est justement pour les néophytes comme nous que les outils de programmation de style WYSIWYG ont été inventés. Ils facilitent le travail de traitement des données avec des interfaces intuitives qui permettent à l’utilisateur de voir directement à l’écran à quoi ressemblera le résultat final une fois imprimée, ou à quoi ressemblera une création numérique. Les CMS (Gestionnaire de contenu pour les sites Web) ont rendu le travail de programmation très accessible grâce à cette approche. Maintenant que nous sommes tous sur la même longueur d’onde, vous me direz quel est alors un WYFIWYG?

La Présence expliquée avec un WYFIWYG

Cela fait maintenant plus de six ans que j’ai lancé officiellement la première version de mon livre : Le nouveau « P » du marketing : la Présence. Après moult écrits dans ce blogue, des formations, des conférences sur le sujet, je cherche continuellement de meilleures images pour expliquer ce qu’est, ou n’est pas la Présence avec un grand « P ».  Bien que plusieurs d’entre vous l’aient bien saisie au fil du temps, je suis toujours déçue de voir à quel point le mot « présence » est galvaudé à chaque occasion. J’ai d’ailleurs souvent remarqué que plusieurs publications utilisent ce mot exactement à l’opposé de la signification profonde que je porte au sens de la Présence. Alors aujourd’hui, je vous propose un nouvel acronyme tout simple qui veut dire : What You Feel Is What You Get (Ce que vous ressentez, c’est ce que vous recevez). Vous ne pourrez jamais prétendre à la Présence avec un grand « P » si vous ne faites pas sentir vos clients, ou vos employés (expérience client et expérience employé), comme les plus importants. Ils en sont les seuls juges, peu importe ce que vous en pensiez ou disiez.

Développer un WYFIWYG positif : une simple question de feelings.

En changeant le mot « see » pour « feel », vous aurez compris qu’en affaires, comme en amour d’ailleurs, ce que les autres ressentent avec nos actions, c’est la seule chose importante pour savoir si nous sommes présents ou pas. Peu importe comment vous parlez, les mots n’ont aucune importance si le ressenti n’est pas là. C’est comme dire à notre amoureux (se), je t’aime, sans le regarder dans les yeux ou en l’ignorant à la 1re occasion. La Présence ce n’est pas être partout où personne ne veut vous voir, mais bien être là lorsque les autres ont besoin de vous. Vous comprendrez que les stratégies d’affaires basées sur une simple équation de WYSIWYG ne font pas le poids avec les actions basées sur un WYFIWYG. Le défi maintenant est de bien « ressentir » la différence, et de trouver une manière de la mesurer avec des clients ou partenaires qui l’expérimentent. En fait, c’est la cohérence entre l’intention et sa manifestation non verbale et verbale dans l’action concrète. Il n’est pas étonnant que les images, les vidéos et autres supports visuels qui transportent l’émotion soient si populaires. Les clients veulent « ressentir » votre marque, ils veulent sentir votre Présence, pas votre envahissement dans leur vie privée à la moindre occasion (voir l’article sur l’évitement publicitaire). Votre message doit résonner dans les ondes invisibles, mais cruciales du registre des émotions positives. Si vos intentions sont mal alignées, le résultat sera inévitablement raté. Par contre, si vos intentions sont bien alignées, le résultat risque d’être positif malgré quelques failles dans la manière. Imaginez l’alignement parfait de l’intention et la manière… le résultat ne peut qu’être enchanteur. Lire la suite