De l’intelligence artificielle aux transhumains : l’humain alternatif?

humain-alternatifMenace sur l’humanité ou évolution inévitable?

Je fonce illico dans le vif du sujet en partageant rapidement la définition de l’intelligence artificielle (IA) qui se résume par l’ensemble des disciplines scientifique et technologique relatives au traitement des connaissances et au raisonnement, dans le but de permettre à une machine d’exécuter des fonctions normalement associées à l’intelligence humaine : compréhension, raisonnement, dialogue, adaptation, apprentissage, etc. Quant à la définition des transhumains, telle que définie par le courant de pensée connu sous le vocable de transhumanisme, elle repose sur l’idée que la convergence de quatre grandes techniques – nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives – dite convergence NBIC, permettra le basculement de l’humanité vers un type d’individus capables de s’affranchir de leurs limites physiologiques et psychiques[1].

Comme vous le constatez sans doute, nous parlons de réalité augmentée via les technologies grâce à la connaissance humaine dans un cas, dans le but d’imiter l’humain voire le remplacer à certaines tâches répétitives et prévisibles, et à l’autre spectre dans le but d’améliorer les capacités humaines en le modifiant grâce aux technologies ou à la pharmacologie. À la fin, dans un cas ou l’autre, viendra un jour, où la différence en un cyborg ou un humain « amélioré » sera si mince que le simple mortel non augmenté fera figure d’être non évolué (dinosaure du futur) et prendra une place au dernier échelon dans la chaîne des bipèdes. Avant de protester à cette vision dégradante de l’humain, voire apocalyptique, réfléchissons à un futur prévisible si les choses demeurent comme elles sont en ce moment.

L’intelligence artificielle nourrie de l’expérience humaine

L’idée de ce billet est de mettre en lumière le glissement lent, mais inévitable, vers une quasi totale déshumanisation du système, d’abord économique. Par exemple, au début de ma carrière, je travaillais dans le milieu bancaire. À l’aide de quelques critères décisionnels, je devais approuver des prêts à des individus ou des entreprises et en assumer la responsabilité (ma crédibilité principalement et mon rendement) en cas de non-paiements. C’était plus un art qu’une science, car vous devinerez que plusieurs prêts étaient octroyés sans que les critères purement économiques ne soient entièrement satisfaits. Nous appelions ce critère décisif : le jugement. Au tournant de la récession dans les années 80, les prêts délinquants passés aux pertes ont atteint des records dans les institutions financières. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, les agences de crédit et le milieu financier ont mis leurs ressources en commun dans le but d’extraire l’expérience des cerveaux des directeurs de crédit afin d’établir des algorithmes d’aide à la décision de crédit. Ce fut dès lors, des « machines » qui prenaient les décisions grâce à de savants algorithmes de prédiction. Dans ce nouveau modèle d’analyse de crédit, les prêts qui ne satisfaisaient pas les critères de la « machine intelligente » étaient soumis à une instance supérieure, appelée « expérience humaine ». Ici, encore, vous devinerez que le nombre d’acceptations des exceptions furent de plus en plus… disons exceptionnelles. Les responsables ne voulant plus se confronter à la décision de l’intelligence artificielle de peur de se faire reprocher de manquer de jugement et d’être moins futés que ladite « machine » en cas de décision erronée. Lire la suite

Le nouveau « nez » numérique Ophone: le marketing olfactif évolue!

Ophone - téléphone olfactifVous connaissez peut-être le principe de notre triple cerveau : le reptilien, le limbique, le cortex? Sinon, sachez que l’odorat est notre sens le plus primitif et le plus influent de nos sens géré par le cerveau reptilien. Je n’ai qu’à sentir l’odeur d’un journal frais imprimé ou d’un livre pour me rappeler mon papa qui revenait de son travail à l’imprimerie avec ses vêtements qui sentaient l’encre à plein nez. Cette odeur est associée à quelque chose de positif pour moi, de rassurant. Qui ne succombe pas en sentant l’odeur du café frais moulu ou d’un pain qui sort du four? Ce n’est pas étonnant que le marketing sensoriel ait vu le jour, discipline toujours prête à influencer le consommateur par quelque moyen que ce soit. Étonnamment, le marketing olfactif peine à émerger, mais « les grattez et sentez » dans les magazines de mode sont toujours aussi populaires avec les annonceurs de parfums et tout autant avec les lectrices accroc de ces promotions olfactives. Bref, le monde du « nez » est fascinant et nul doute que des chercheurs s’affairent en ce moment même à trouver la meilleure façon de nous influencer par notre sens le plus primitif. Si vous avez lu le livre « Le Parfum » vous êtes sans doute déjà convaincu du pouvoir des odeurs (livre fascinant à lire).

Une nouvelle frontière numérique : l’odorat pixelisé

Lors d’une conférence du célèbre Dr Michio Kaku prospectiviste et auteur, il nous racontait ce futur numérique auquel nous devions nous attendre. Bien sûr, l’odorat via le Web était au-dessus de la liste d’invention à voir le jour, puisque les chercheurs y travaillaient. Il semble que ce soit chose faite quoique toujours en évolution. En effet, le Ophone (Olfactif Phone ou Odorat Phone) sera commercialisé d’ici deux ans, un simple téléphone olfactif capable de transmettre des messages odorants. Un nouveau langage olfactif est en cours de création via un alphabet olfactif imaginé à partir de l’ADN olfactif de chaque odeur à cataloguer. Il semble que le café ait été la première odeur à être numérisé qui sera ajouté à la bibliothèque d’arômes qui se constitue actuellement. Après la vue, l’ouïe, préparez-vous à communiquer vos messages olfactifs sous peu. De quoi donner Lire la suite

Prospective à saveur de Présence : si vieillesse savait et si jeunesse pouvait!

J’adore les discussions dans les groupes LinkedIn, tous les profils de notre société numérique y partagent leurs opinions. Depuis un moment, la notion de fracture numérique fait couler bien des pixels. Mon dernier billet en faisait le sujet principal « La fracture numérique : pensée globale et actions locales » et il a provoqué bien des échanges sur la nécessité de mettre chaque génération à contribution. Cela a seulement renforcé l’idée que notre société est vraiment divisée en deux : les branchés et les non branchés. Je ne parle pas de ceux qui ont une connexion Internet et qui accumule la poussière sur leur clavier. Je parle bien de ceux qui ne vivraient pas sans Internet versus ceux qui s’y aventurent timidement.

Dans toutes les entreprises, la question de la génération « Y » fait chavirer les modèles établis et toutes les entreprises vivent aussi le défi du transfert intergénérationnel. En d’autres mots, le savoir et la mémoire quittent l’entreprise massivement à chaque départ à la retraite et très peu s’y préparent. Pourtant préparer le futur, c’est facile lorsque tout est prévisible et que les outils existent (ex. les wikis). Un retraité ne décide pas la veille de son départ définitif de prendre une retraite bien méritée. Le plus gros problème avec la fracture numérique c’est que les jeunes connaissent les outils et les contenants et les plus vieux connaissent les plans et le contenu. C’est seulement ensemble qu’ils peuvent construire un monde meilleur grâce à nos nouvelles capacités augmentées par les nouvelles technologies. Avec les défis qui nous attendent, vous serez d’accord avec le gouvernement pour une fois : Lire la suite