Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Le nouvel enjeu critique du Web : la crédibilité!

le défi de la crédibilité WebL’après-drame du Charlie Hebdo m’autorise à parler de ce sujet que je gardais dans mes cartons : la crédibilité du Web. Comme vous le savez, nous sommes dorénavant dans une société hyper médiatisée. Moins de 5 minutes après le carnage chez Charlie Hebdo, la spirale des médias sociaux était partie, et des images circulaient déjà. Moins d’une heure après, j’annonçais sur mon compte Twitter : Liberté d’expression -10, fanatisme religieux +10 avec le lien sur l’événement. Bon l’histoire dira que c’était encore plus que dix morts, mais le Web l’avait dit, donc c’était vrai! Oui, ce fameux Google, où chaque résultat de recherche nous laisse croire que la réponse est la vérité incarnée. À ce moment, je n’étais pas Charlie, mais une bonne partie de la planète allait devenir « Charlie » grâce aux médias sociaux, et traditionnels. Depuis, je peux le dire : « Je suis Charlie », mais surtout, j’assume ce que je dis depuis toujours. J’utilise ma liberté d’expression pour faire une petite différence, à ma manière, sans trop pousser le bouchon… il y a tellement d’âmes sensibles. Allons sur un terrain plus neutre. J’adore jouer au Scrabble, voilà qu’une amie devant le refus de son mot, fait une recherche sur Google pour me crier : « Tiens! C’est bon, c’est écrit ici, et là, et puis là! ». Ceci est un simple exemple, mais la réalité, c’est que le jugement des internautes est inversement proportionnel à la quantité de balivernes que certains écrivent dans leur site, leur blogue ou leurs pages Facebook et cie. Ce n’est pas la 1re fois que j’en parle, mais cette fois-ci, je crois que nous atteignons de nouveaux sommets. Il y a même de faux médias qui annoncent de fausses nouvelles que les internautes crédules s’empressent de faire circuler. Des gens capables de croire que le premier ministre du Québec, M. Couillard imposerait une taxe à l’itinérance. Même dans un délire d’austérité qui peut croire une telle énormité? C’est dire le niveau de crédulité, ou de cynisme. C’est avec une carence de discernement, une totale absence de sens critique, que cette réelle épidémie de conneries réussit à faire fuir les gens qui ont mieux à faire que de relayer des infos bidon, ou des attrapes « fans » pour stimuler le trafic sur des pages.

La confiance est la base de toute relation

La confiance est le pilier à la base de tout dans nos relations d’affaires, comme personnelles. Si nous n’avons pas confiance aux gens qui nous entourent, comment pouvons-nous avancer et nous épanouir? Nous sommes condamnés à la paranoïa et au cynisme. C’est exactement ce qui se produit en ce moment un peu partout dans notre société. Après les politiciens véreux, les hommes d’affaires sans scrupules, les scandales ici et là, des sociétés d’État qui mentent, et des hommes d’État qui agissent comme des marionnettes ou mentent par omission, et récemment des journalistes sans éthique, comment s’étonner que tout soit l’objet de dérision? Charlie Hebdo, comme Safarir et d’autres magazines d’humour grinçant, en fait leur gagne-pain. C’est une soupape que notre société a bien besoin pour aplanir les tensions, mais surtout pas pour en créer. Le capital de confiance est le plus grand déficit de notre société, Lire la suite

Dur dur d’avoir de l’influence : les secrets des 5 piliers de l’influence!

Si je recevais 1 $ chaque fois qu’un participant aux formations ou un client me demande : «combien de temps faut-il pour obtenir des résultats dans les médias sociaux? », je serais partie réfléchir à la réponse au chaud sur une plage dorée depuis longtemps. C’est comme notre « Joe the plumber » québécoise, Muguette Paillé. Pourquoi sa question l’a-t-elle élevé au rang de vedette instantanée du débat des chefs pour l’élection fédérale canadienne? Les experts rivalisent d’imagination pour vous dire ce qu’ils ne savent pas. C’est comme ça. La flammèche qui allume l’explosion virale est tout, sauf facile à expliquer. Remarquez ici que le mélange médias traditionnels et réseaux viraux a été un gros baril de poudre, mais l’étincelle qui l’a allumée reste encore un mystère. Je souris à imaginer les stratèges des chefs se gratter le ciboulot en cherchant comment pourraient-ils avoir autant de succès avec leur impopulaire chef.

Les 5 ingrédients de la sauce secrète de l’influence

Les difféles 5 piliers de l'influencerents experts convergent tous vers la même conclusion. Les ingrédients ou les piliers de l’influence sont basés sur les aspects suivants : l’audience, la proximité, l’expertise reconnue, pertinence ou légitimité et crédibilité ou confiance. Arrêtons-nous sur le cas de Muguette. Sans avoir détaillé les différents ingrédients, convenons que l’audience était présente. Il y avait une masse critique de gens rassemblés autour du débat des chefs. La proximité explique définitivement une grande part de l’effet viral. En effet, la sympathie et même de l’empathie que les « twitteux » ont éprouvé pour elle, a permis de partager leurs propres préoccupations. Madame Paillé a reçu le titre honorifique Lire la suite