Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Le manque de jugement : le cancer de la réputation!

Gestion de la réputation

Même si l’Histoire a beaucoup à nous apprendre, je ne donnerai pas de cours d’histoire dans ce billet. Par contre, il me semble évident que nous sommes actuellement à écrire de nouveaux chapitres importants dans l’histoire de l’humanité, et particulièrement en matière d’éthique et de droiture. Que diront nos descendants dans cinquante ans, cent ans, mille ans? La révolution numérique aura-t-elle entraîné des dérives sur le plan humain? Y aura-t-il encore une réelle part d’humanité en nous? Disons que cela fait un bon moment que je suis préoccupée par la nonchalance des dirigeants en cette ère de transparence et de crédibilité, ce qui a inspiré d’ailleurs mon livre sur la Présence!

La lumière du jour est le meilleur désinfectant qui soit!

Avec le scandale de Volkswagen, qui a jeté un coup de semonce dans l’industrie automobile et le monde en général, nous sommes tous consternés par un tel manque de jugement. Personnellement, je me dis depuis l’admission du patron qui prend le blâme, Martin Winterkorn, suivie de sa démission, que c’est encore ici une preuve que l’appât du gain est malheureusement l’attrait le plus motivant pour ces « Kings » de la tricherie. Quelle bulle peut passer dans le cerveau d’un homme, ou plusieurs hommes, pour prendre des décisions si dénudées de jugement? Je peux comprendre que la pression sur la valeur boursière peut pousser à prendre des risques, mais comment se fait-il que personne ne mesure les risques de se faire prendre dans cette ère de la transparence où tout finit par se savoir?

La gestion de la réputation est plus facile lorsque nous la protégeons d’abord avant de la défendre non? Comment imaginer qu’une marque aussi respectable, et respectée que Volkswagen – « Das Auto » – ait préféré l’ingénierie de la tricherie, en lieu et place Lire la suite

Réputation, imputation, e-réputation : la lumière du jour est le meilleur désinfectant!

Vous savez que la racine latine du mot réputation est reputatio qui veut dire : compter, encadrer, évaluer? Curieusement, la racine du mot imputation est imputatio qui veut dire : mettre sur le compte de quelqu’un. C’est fou tout de même comment, ces deux mots prennent un sens tout à fait indissociable dans notre société dont la boussole de l’éthique et l’intégrité a perdu le nord! Il ne fait aucun doute que si nous souhaitons maintenir notre réputation, il faut d’abord assumé que nous sommes imputables de nos actes. Donc, si quelqu’un cherche à nuire à notre réputation, il prendra certainement un moyen afin de prouver que nous sommes responsables d’une bévue quelconque que nous avons soit omis de déclarer ou soit omis d’en prendre le blâme. La Commission Charbonneau nous donne des leçons sur la gestion de la réputation et sur le sens du mot « imputation » depuis quelques semaines. Elle agit comme un véritable désinfectant parce qu’elle permet de mettre en lumière ce que trop de gens savaient sans pouvoir en parler ou encore le prouver.

La réputation est notre actif le plus précieux en affaires!

L’objectif de ce billet est de vous faire réfléchir aux traces que vous laissez sur votre chemin. Qu’ils soient numériques ou perceptuels sur notre entourage, les moyens de faire une petite enquête sur votre réputation sont nombreux. Si vous souhaitez faire affaire avec une entreprise, il est très facile de déterminer si cette entreprise, ou les personnes qui la dirigent, sont des personnes ayant une bonne réputation. Une petite recherche dans Google, dans LinkedIn, au Registraire des entreprises, un appel à Lire la suite

Relis ton tweet 7 fois avant de tweeter : petit guide pratique du parfait « twitteur »!

Je pourrais vous citer ici une dizaine de proverbes que les médias sociaux réinventent chaque jour. Mais celui en titre, inspiré du fameux  » Tourne ta langue 7 fois avant de parler », me titille particulièrement depuis quelques jours suite à la première expulsion de l’histoire des jeux Olympiques d’une athlète, la grecque Voula Papachristou,  pour cause d’un « tweet » dopé au racisme. Au cours de l’année, nous avons aussi vu moult politiciens, hommes d’État, artistes et journalistes faire de graves bévues avec les nouveaux modes de communications en temps réel tels que Twitter ou Facebook. Ce billet vient donc à point dans cette période d’effervescence électorale où les néophytes du 140 caractères pousseront comme des champignons avec tous ces nouveaux candidats et ces aides électorales temporaires.

Une arme de démocratisation massive et d’autodestruction individuelle

Alors que nous étions encore tout juste une petite poignée d’utilisateurs de Twitter au Québec, Barack Obama aura surpris la planète entière en devenant le 1er président de couleur à pendre la tête des USA grâce à son arme de démocratisation massive : les médias sociaux. Nous le savons maintenant, cela aura été son meilleur atout pour faire parler et surtout faire voter des électeurs habituellement non impliqués en politique. Un franc succès sur toute la ligne et sans bavures svp. Un virtuose du message en 140 caractères qui a conquis les américains à coup de petits messages percutants, authentiques et répétitifs. Depuis ce temps, tout le monde tente de copier la recette secrète de son succès. Disons-le franchement, il y a peu de comparables à ce jour. Depuis un certain temps, je regarde aller les gazouillis des leaders dans la course au rôle de chef du Québec, le leader à suivre pour nous sortir de notre cynisme, s’il en est! Je résumerais le tout à un mot : pathétique! Dans leur profond désir de se montrer humain face à l’électorat courtisé, les chefs se transforment Lire la suite