Les crises existentielles arrivent aussi aux entreprises

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Il est assez impressionnant de voir autour de nous, le nombre incalculable de personnes qui traversent une crise existentielle. Signe des temps chaotiques peut-être, mais chacun de nous passera par ces questionnements inévitables tout au long de la vie, car il est sain de se remettre en question. Certains âges sont plus propices que d’autres à ces réflexions, le tournant d’une nouvelle décennie étant sans doute un classique en matière de crise existentielle, dont le fameux démon du midi qui semble affecter les hommes plus que les femmes. Il y a aussi les ruptures, les mises à pied, les retraites et la liste est aussi longue que tous ces événements qui changent le cours d’une vie. Les entreprises n’y échappent pas à ces crises, et elles se manifestent à des moments toujours mal choisis, parce qu’en affaires les périodes d’incertitudes sont toujours mal venues puisque les symptômes et les signes sont toujours reliés aux performances financières. Un PDG qui voit fondre ses profits a généralement une grave crise existentielle en vue, mais il ne le sait pas toujours.

Savoir se regarder dans le miroir

Quand le bateau prend l’eau, il faut réagir. Il est fréquent, et généralement le premier réflexe, de mettre des diachylons sur les bobos. Quels que soient les motifs des contreperformances, il faut éviter des solutions de type « patch » pour colmater une fuite, lorsqu’une situation devrait exiger une analyse plus approfondie et une remise en question pour une solution à long terme. Il faut du courage dans une organisation pour regarder les choses en face et prendre les mesures afin d’assurer la pérennité de l’entreprise. Parce que disons-le franchement, il est rare que les décisions et les actions prises pour le long-terme rapportent des résultats à court-terme.

Ce qui veut dire que la rémunération des dirigeants sera forcément affectée à court-terme si les décisions à long-terme sont adoptées. Laisser les dirigeants prendre ces décisions difficiles, c’est comme demander à un singe de surveiller le sac d’arachides. Oui, bien sûr, il y a les conseils d’administration, mais nous savons tous que ce n’est pas toujours l’objectivité qui règne dans ces tours d’ivoire. Surtout lorsque les grandes décisions sont présentées pour un vote, les réflexions ont déjà eu lieu depuis longtemps à l’étage de la direction. Pourtant, il faut bien qu’une entreprise fasse preuve d’introspection dans ce monde de turbulence qui caractérise l’environnement d’affaires depuis plusieurs années. Il n’y aura jamais de vents favorables pour les entreprises qui ne savent pas où elles vont et qui n’ont pas le courage de hisser les voiles.  Combien d’entreprises traverseront des périodes de difficultés au cours de leur existence? Lire la suite

L’équation du succès : la valeur d’un client dans le temps (CLV – Customer Lifetime Value)

Valeur des clients dans le temps - CLVLors de mon article sur la nécessité de fournir des recommandations plutôt que des informations à vos clients, j’avais promis un article sur la compréhension de la valeur d’un client dans le temps, mieux connue en anglais par la CLV – Customer Lifetime Value. Si ce concept est bien connu par moult marketeurs, il faut dire que les outils pour calculer cettedite valeur ont bien évolué, et que la méthode est de plus en plus raffinée pour les offensives Web. La valeur d’un client dans le temps, se définit par l’accumulation de tous les revenus nets (revenus bruts – [coûts marketing + coûts de services associés à la vente + coûts d’acquisition]) que ce client apportera à une organisation au cours de la durée de sa relation avec elle. La CLV définit donc le revenu potentiel que chaque client peut vous apporter au fil du temps. Il met donc l’accent sur la nécessité de bien saisir l’importance de chaque client, en lui accordant l‘attention nécessaire à son bonheur, ou plus exactement, sa fidélité.

Savoir investir débute par savoir compter

Pour se lancer à corps perdu dans les activités de sollicitation dans le Web, ou dans celles plus traditionnelles, il faut absolument savoir quels sont les coûts que nous sommes prêts à investir pour acquérir un nouveau client. Cette équation est assez facile à faire pour ceux qui connaissent bien leurs marges bénéficiaires, mais surtout la valeur d’un client dans le temps – CLV. C’est d’ailleurs cette profonde compréhension qui a permis à Jeff Bezos de mener sa société, Amazon, sur les remparts d’une des plus grandes machines à fabriquer de l’argent grâce au Web. Selon Bezos, les opportunités d’Amazon, résident dans les marges bénéficiaires de ses compétiteurs. Il est prêt à payer cher pour un client (même à perte), sachant que sa CLV est, à moyen et long terme, extrêmement rentable. En d’autres mots, attirer des clients avec des promotions hyper alléchantes (type « loss leader ») pour enclencher l’engrenage de la fidélité et de l’achat répétitif ou complémentaire. Son arme: les Big Data et les micros données. Il peut prédire, au cent près, notre comportement. Sa banque de données est une véritable mine d’or. Et vous, quel prix êtes-vous prêt à payer pour obtenir un nouveau client? Si vous êtes comme la majorité des entreprises, du Web ou autres, vous direz sûrement le moins possible. Mais comment établir ce « moins possible », si nous ne connaissons pas la rentabilité d’un client? Ou pire, nous n’avons aucune idée comment mesurer la valeur d’un client dans le temps?

Déterminer le coût d’une référence (lead) est la clé du succès

La question à 100 $ : combien dois-je investir en frais de publicité ou en SEO pour réussir sur le Web? LA question récurrente dans mon domaine (nouvel entrepreneur, comme entreprise de longue date), le coût du succès en d’autres termes. La première étape consiste à comprendre la valeur d’un client pendant toute la durée d’une relation avec votre entreprise, et pour la connaître, il faut mesurer le passé, ou prédire l’avenir sur la base d’hypothèses. Mais il faut surtout comprendre les cycles de l’engagement, cet entonnoir de vente qui conduit un client vers votre entreprise, et à terme, en fait un client fidèle. À cela s’ajoute la compréhension des segments de marché, et plus spécifiquement des personas pour le Web, pour analyser les différents cycles de vie. Plusieurs auteurs ont tenté de simplifier la compréhension de ces cycles, et ils ont permis aux marketeurs d’obtenir des données comparatives sur les performances de leur industrie en matière de marketing relationnel. Vous pouvez également consulter les outils de la Harvard Business School pour faire le calcul de votre CLV. Le Web a grandement facilité la précision de la mesure, puisque nous savons exactement tout le chemin que chaque client a parcouru pour arriver jusqu’à nous. Donc, si vous saviez que chaque nouveau client coûte 5 $, Lire la suite

Les balivernes du Web: le marketing décomposé est dans tous ses états!

Marketing décomposé entre Web et balivernesJe ne sais pas si un jour, je verrai un monde dans lequel le marketing sera considéré comme une profession qui ne s’improvise pas, mais laissez-moi vous affirmer que les « marketeux » sont encore trop nombreux. Je vous raconte des faits vécus encore très vivants malheureusement.

  • Il y a deux semaines, un client me demande de l’accompagner pour préparer la réunion avec son agence Web afin de corriger les lacunes de son site incluant le référencement. Je fais donc une analyse préliminaire de son site et son référencement et je transmets un rapport bien étoffé avec des correctifs à apporter. Ladite réunion a lieu et plutôt que d’envoyer un devis, l’agence Web demande une réunion stratégique pour planifier la refonte éventuelle du site. Nul besoin de vous dire que le client était plutôt frustré de cette demande. Non seulement ils ne répondaient pas à la demande, mais ils ont prouvé que leur talent de stratège n’a guère été bénéfique depuis la création de leur site à constater les résultats.
  • La semaine dernière, je reçois un appel d’offres sur invitation pour la refonte de deux très gros sites pour lesquels je choisirai un partenaire Web digne de ce nom. L’entreprise a été très sage, elle a engagé une entreprise Web pour préparer l’appel d’offres. Mais le problème est que dans le devis, il est indiqué que le SEO (référencement) devra être fait et une liste d’activités précises est inscrite. C’est pathétique de voir ce que les entreprises sérieuses considèrent comme du SEO. Avec cette liste 101, c’est à peine s’ils sont dans le box de départ pour cette course à la première place.
  • Autre histoire avec un client qui n’est même pas capable de faire faire les correctifs demandés par son agence Web pour améliorer l’aspect technique de son SEO, nous ne parlons pas ici de l’aspect stratégique, juste des correctifs techniques.

C’est mon lot quotidien de constater l’écart entre le monde du Web et les clients. Même mes partenaires me confient être dépassés par le niveau des pièges techniques en matière de SEO, sans parler des objectifs pas toujours clairs de leurs clients.

Le SEO = stratégie = en amont de la construction d’un site

Les règles de référencement ont toujours été les mêmes: contenus de qualité, engageants, et pertinents avec un site d’une propreté technique sans failles. Comme les moteurs de recherches resserrent l’étau à la vitesse de l’éclair, déjouer le système devient extrêmement difficile et cela ne devrait pas être le but d’une entreprise sérieuse de toute façon. S’il y a un fait est que le SEO a bien changé. Si le contenu est définitivement empereur et bien vos réseaux sont vos sujets! Pour construire un empire Web, il faut de la vision. Il faut un sens du client, un sens de l’autre, vous savez cet internaute que vous convoitez tant! Chaque consultation avec un client ramène toujours à l’essentiel : quels sont vos clients cibles? Votre positionnement? Votre message? Vos objectifs de vente? Et cette liste est aussi longue qu’une bonne stratégie marketing. Ce n’est pas parce qu’on construit des sites Internet depuis 10 ans que le marketing Lire la suite