Une maladie des temps modernes : l’anxiété numérique!

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Un soir d’hiver, une amie voisine me texte un message de panique : j’ai fait une gaffe je crois, vite aide-moi, je peux venir te voir? Quelques minutes plus tard, la voilà avec son portable assise à ma table m’expliquant d’un trait, à la manière de quelqu’un qui vient d’allumer un feu dans une chambre de barils de poudre à canon, ce qu’elle a fait et de quoi elle a peur. Vous vous doutez bien qu’au final, il n’y avait rien de grave et que le tout s’est terminé par une petite leçon sur les bases élémentaires de la sécurité informatique.

Nous poursuivons la discussion, et candidement elle admet souffrir d’anxiété face à toutes ces affaires-là… comprendre ici, tout ce qui entoure le merveilleux monde du numérique. Elle me confit se sentir complètement dépassée par tout ça, ayant une peur et un inconfort qu’elle sait anormal pour son besoin professionnel de traiter avec ces outils fort utiles et disons-le incontournables. Une directrice d’agence responsable du sort de d’autres professionnels qui dépendent d’elle pour gérer leurs affaires. J’ai l’impression de devenir le psy qui essaie de la réconforter et de la rassurer pendant qu’elle, sur son divan, ne voit pas le jour où elle se sentira à l’aise avec tout ça. Elle me confit avoir pris des leçons d’initiation à l’informatique et d’autres formations, mais elle a un blocage. Je confirme : un gros blocage! Au passage, je salue le courage d’avouer une telle angoisse, car il faut bien le dire, dans une époque où le numérique est incrusté dans toutes les sphères de nos vies, admettre ses angoisses ne semble pas très « winner » aux yeux de ceux qui baignent quotidiennement (comme moi) dans cet univers fascinant, mais inévitablement instable et changeant trop vite.

De la véritable angoisse qui mérite notre compassion

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Les balivernes du Web: le marketing décomposé est dans tous ses états!

Marketing décomposé entre Web et balivernesJe ne sais pas si un jour, je verrai un monde dans lequel le marketing sera considéré comme une profession qui ne s’improvise pas, mais laissez-moi vous affirmer que les « marketeux » sont encore trop nombreux. Je vous raconte des faits vécus encore très vivants malheureusement.

  • Il y a deux semaines, un client me demande de l’accompagner pour préparer la réunion avec son agence Web afin de corriger les lacunes de son site incluant le référencement. Je fais donc une analyse préliminaire de son site et son référencement et je transmets un rapport bien étoffé avec des correctifs à apporter. Ladite réunion a lieu et plutôt que d’envoyer un devis, l’agence Web demande une réunion stratégique pour planifier la refonte éventuelle du site. Nul besoin de vous dire que le client était plutôt frustré de cette demande. Non seulement ils ne répondaient pas à la demande, mais ils ont prouvé que leur talent de stratège n’a guère été bénéfique depuis la création de leur site à constater les résultats.
  • La semaine dernière, je reçois un appel d’offres sur invitation pour la refonte de deux très gros sites pour lesquels je choisirai un partenaire Web digne de ce nom. L’entreprise a été très sage, elle a engagé une entreprise Web pour préparer l’appel d’offres. Mais le problème est que dans le devis, il est indiqué que le SEO (référencement) devra être fait et une liste d’activités précises est inscrite. C’est pathétique de voir ce que les entreprises sérieuses considèrent comme du SEO. Avec cette liste 101, c’est à peine s’ils sont dans le box de départ pour cette course à la première place.
  • Autre histoire avec un client qui n’est même pas capable de faire faire les correctifs demandés par son agence Web pour améliorer l’aspect technique de son SEO, nous ne parlons pas ici de l’aspect stratégique, juste des correctifs techniques.

C’est mon lot quotidien de constater l’écart entre le monde du Web et les clients. Même mes partenaires me confient être dépassés par le niveau des pièges techniques en matière de SEO, sans parler des objectifs pas toujours clairs de leurs clients.

Le SEO = stratégie = en amont de la construction d’un site

Les règles de référencement ont toujours été les mêmes: contenus de qualité, engageants, et pertinents avec un site d’une propreté technique sans failles. Comme les moteurs de recherches resserrent l’étau à la vitesse de l’éclair, déjouer le système devient extrêmement difficile et cela ne devrait pas être le but d’une entreprise sérieuse de toute façon. S’il y a un fait est que le SEO a bien changé. Si le contenu est définitivement empereur et bien vos réseaux sont vos sujets! Pour construire un empire Web, il faut de la vision. Il faut un sens du client, un sens de l’autre, vous savez cet internaute que vous convoitez tant! Chaque consultation avec un client ramène toujours à l’essentiel : quels sont vos clients cibles? Votre positionnement? Votre message? Vos objectifs de vente? Et cette liste est aussi longue qu’une bonne stratégie marketing. Ce n’est pas parce qu’on construit des sites Internet depuis 10 ans que le marketing Lire la suite

La maladie des entrepreneurs et gestionnaires dinosaures : le paradigme aigu!

Les gestionnaires dinosaures!

Certains d’entre vous ont sûrement remarqué que tout s’accélère autour de nous. La vitesse des bonnes idées comme les mauvaises malheureusement. Jamais le temps de prendre ou reprendre son souffle, nous courons après le prochain contrat, trop occupé pour faire le point sur celui qui se termine ou s’achève. Le cercle de productivité est une spirale sans fin. Un projet terminé et hop!… En voilà un autre pour continuer de nous étourdir et nous empêcher de prendre le recul nécessaire. Pourquoi s’arrêter pour réfléchir, tout va bien, nous avons des contrats plus que notre capacité est capable d’en prendre? D’accord et tant mieux si votre entreprise a encore le vent dans les voiles, mais la vraie question est : pour combien de temps? Au fait, sont-ils payants? Vous rendent-ils satisfait? Permettent-ils de garder la motivation de vos employés au paroxysme? Savez-vous-même comment trouver les bonnes réponses à toutes ces questions?

Le paradigme aigu : une maladie bien de notre siècle!

Vous le savez maintenant, si vous me suivez depuis mes débuts en décembre 2007 sur ce blogue, j’essaie de faire un pont sur la fracture numérique qui divise notre société. Que dis-je, la faille de San Andreas version techno! Je fais donc la même chose avec ma clientèle i-e les réconcilier avec la nouvelle réalité numérique au service de leurs affaires. Pas facile par contre de démêler l’utile du superflu et les gains potentiels à modifier ses méthodes actuelles. Trop peu d’entreprises sont capables d’une réelle gestion du changement de A à Z. On cherche des « patchs » ou des solutions faciles pour se donner l’illusion que tout va bien ou ira mieux et que Lire la suite

Le Web est mort et les martiens envahissent la terre!

Depuis un certain temps, nous entendons beaucoup parler dans les milieux branchés de la mort annoncée du Web tel que nous l’avons connu jusqu’à présent. Après des sorties remarquées à la Prince ou à la Depardieu, qui récriminent le Web pour d’autres raisons, la table est mise pour le débat. Le principal phénomène derrière cette prédiction : l’usage des téléphones intelligents et des applications agrégatives qui nous éloignent des pages Web traditionnelles. Prenons l’exemple de Twitter : je ne vais que très rarement sur la page Web de Twitter. D’abord, je suis reliée avec Facebook, LinkedIn, mon blogue et mon iPhone. Ces nombreuses portes d’accès répondent amplement à mes besoins en matière de suivis et de créations de messages. Je ne parle même pas ici de TweetDeck ou autres applications similaires destinées à vous permettre un contrôle plus efficace de vos activités « Twitterriennes ».

Oui c’est vrai que nous n’avons plus autant besoin de passer par un fureteur Web pour obtenir de l’information ou rester en contact avec les nôtres. Est-ce la fin de la recherche sur les moteurs de recherches pour autant? Pour ma part, ces chroniques d’une mort annoncée m’hérissent un peu le poil. Lire la suite

La fracture numérique : un pont à construire entre natifs et immigrants numériques!

C’Arbre sur remiseest fascinant de constater à quel point l’écart est grand entre les jeunes, que nous appelons les natifs numériques (les moins de 30 ans, générations C et Y) et les plus âgées i-e les immigrants numériques. Lors de mes formations et de mes discussions avec les immigrants numériques (probablement vous en fait qui me lisez plus que les autres), je constate les nombreuses résistances et réticences et à quel point tout un pan de notre société semble avoir les doigts plein de pouces lorsque vient le temps d’utiliser les outils technologiques. Je constate aussi que les immigrants numériques ont des peurs parfois justifiées, mais généralement bien exagérées. Mon objectif est justement de construire un pont sur cette fracture qui sépare ces deux groupes. Une de mes lectrices qui se situe dans le groupe des immigrants me disait à quel point la lecture de mon livre l’avait aidé à comprendre ses enfants. Je ne pensais pas à cela lorsque je l’ai écrit, mais je suis heureuse de constater ce bénéfice secondaire. Car, disons-le franchement, il est grand le défi de l’analphabétisme technologique. Vous pouvez d’ailleurs faire le petit test amusant pour valider votre quotient technologique.

Notre société est esclave de tout un univers numérique qui est dicté et maîtrisé par une petite poignée de cerveaux. Nous devons pourtant faire confiance et continuer d’avancer, il n’y a plus de recul possible. C’est comme si nous avions émigré à notre insu dans un pays qui parle une langue différente. Ce dernier vendredi, j’ai été plongée dans l’obscurité complète suite à un violent orage dans mon petit coin de paradis. Après avoir franchi une route fermée à cause de la chute d’un arbre et deux poteaux électriques, je suis enfin arrivée au chalet pour constater qu’un immense arbre était tombé sur ma pauvre petite remise en métal. Aucun blessé, à part mon arbre que je dois abattre à mon grand regret et ma remise qui est partie pour son dernier voyage. Lire la suite

Prospective à saveur de Présence : si vieillesse savait et si jeunesse pouvait!

J’adore les discussions dans les groupes LinkedIn, tous les profils de notre société numérique y partagent leurs opinions. Depuis un moment, la notion de fracture numérique fait couler bien des pixels. Mon dernier billet en faisait le sujet principal « La fracture numérique : pensée globale et actions locales » et il a provoqué bien des échanges sur la nécessité de mettre chaque génération à contribution. Cela a seulement renforcé l’idée que notre société est vraiment divisée en deux : les branchés et les non branchés. Je ne parle pas de ceux qui ont une connexion Internet et qui accumule la poussière sur leur clavier. Je parle bien de ceux qui ne vivraient pas sans Internet versus ceux qui s’y aventurent timidement.

Dans toutes les entreprises, la question de la génération « Y » fait chavirer les modèles établis et toutes les entreprises vivent aussi le défi du transfert intergénérationnel. En d’autres mots, le savoir et la mémoire quittent l’entreprise massivement à chaque départ à la retraite et très peu s’y préparent. Pourtant préparer le futur, c’est facile lorsque tout est prévisible et que les outils existent (ex. les wikis). Un retraité ne décide pas la veille de son départ définitif de prendre une retraite bien méritée. Le plus gros problème avec la fracture numérique c’est que les jeunes connaissent les outils et les contenants et les plus vieux connaissent les plans et le contenu. C’est seulement ensemble qu’ils peuvent construire un monde meilleur grâce à nos nouvelles capacités augmentées par les nouvelles technologies. Avec les défis qui nous attendent, vous serez d’accord avec le gouvernement pour une fois : Lire la suite

La fracture numérique : pensée globale et actions locales!

Il m’arrive de me demander si mes voisins sont virtuels ou réels. Je ne les vois jamais. Tout ce que je vois, c’est leur réseau sans fil « les grosses têtes » qui me rappelle qu’ils habitent dans mon rayonnement immédiat. Cela me fait réfléchir sur notre propension à chercher au loin, ce qui est tout près de nous. Je parlais justement avec un client qui me disait à quel point la pensée populaire (du moins son comité de direction) perçoit le Web comme un outil de conquête mondiale par opposition à un outil de succès local. Un autre paradigme issu de la fracture numérique entre des gens de deux époques. En effet, d’un côté une génération dite « émigrante numérique » qui a adapté sa vie avec un outil qu’elle n’aurait pas inventé et de l’autre côté, une génération dite « native numérique » qui a inventé un nouveau mode de vie totalement branché grâce à Internet et qui invente des utilisations insoupçonnées à tous les jours.

Pour les jeunes, travailler dans un bureau sans Internet, c’est exactement comme travailler dans un bureau sans fenêtre. Je dois dire que sur ce seul critère : je suis officiellement jeune! Ils organisent leur vie au fur et à mesure que les textos apparaissent sur leur mobile ou dans leur Facebook. Ils sont dans un continuel « zoom out » pour regarder la grande planète et en « zoom in » pour interagir avec l’ami assis sur la chaise d’à côté. Sur l’autre côté de la fracture, on regarde le Web avec scepticisme en se disant que finalement la globalisation c’était une très mauvaise idée et on peine à communiquer de manière fluide puisque branché de manière intermittente. La réponse arrive après que la question ait déjà changé. Il faut voir les échanges de courriels déguisés en « chat » … impossible de suivre : un vrai dialogue de sourds! Lire la suite