L’évitement publicitaire : la guerre de l’attention en phase de panique!

évitement publicitaire- PrésenceAttirer des clients avec de la publicité est devenu un défi acrobatique

Mon rendez-vous mensuel avec mon groupe de discussion Think Tank de l’APCM m’a permis d’entendre une excellente présentation sur l’évitement publicitaire présentée par Dave Gourde de l’agence Bleu Blanc Rouge. À titre de vice-président média, Dave sait plus que quiconque que le défi d’attirer des clients via la publicité ressemble plus à une escalade du K2 ou de l’Everest, qu’à une petite balade sur le Mont-Royal au cœur de Montréal. Lorsque nous constatons à quel point les internautes de tous âges ont des moyens plus faciles que jamais de choisir de ne pas regarder les publicités, faut-il s’étonner de la panique chez les annonceurs. Les données canadiennes démontrent une hausse constante du phénomène des bloqueurs de publicité (41% d’augmentation), en plus que l’option de bloquer la publicité soit dorénavant incluse comme fonction de base dans le iPhone. La consommation publicitaire à la télé souffre de la même fuite avec les astuces comportementales (zapping, morcèlement de l’attention, etc.) facilitées par les enregistreurs numériques personnels (augmentation de 34% d’écoute sur ENP). Il n’est pas étonnant de remettre en question la pertinence de la publicité dite intrusive. J’ai abordé le sujet de la guerre de l’attention médiatique avec l’internaute publiphobe et avec un billet sur la publicité caméléon (native advertising). Ces contenus et les questions qu’ils soulèvent sont plus que jamais à jour.

La mort annoncée de la publicité?

Évidemment, lorsque les entreprises souhaitent attirer l’attention de leurs publics cibles, elles doivent réfléchir sérieusement à la question afin de ne pas dilapider leur budget en vaines actions. Les plus riches auront l’avantage de parler avec des experts en agences reconnues, et les autres miseront sur leur créativité interne, et au passage, peut-être des conseils d’un consultant ponctuel. Dans mon livre – Le nouveau « P » du marketing : la Présence – je prédisais déjà dans la 1re version qu’un jour, seuls ceux qui n’ont pas les moyens de se priver de publicité seraient les cibles involontaires du modèle actuel. C’est déjà bien commencé. Des médias, comme le Forbes, osent ce pari du modèle payant sans publicité, et gratuit avec publicité. Il est possible de détecter si votre fureteur bloque la publicité intrusive et de vous proposer de débloquer la publicité ou de payer un abonnement.

forbes-adblockÀ cela s’ajoute, notre consommation de télé et tous ses moyens pour éviter la publicité. Les jours sont difficiles pour le modèle typique : contenus gratuits contre votre attention publicitaire. Pourtant, nul ne peut prédire la mort de la publicité. Chaque année, plus de 1500 milliards de dollars sont dépensés en publicité pour nous convaincre de consommer. C’est de l’indécence à l’état pur, mais c’est la réalité. Comment ces dollars seront-ils investis dans le futur et dans le présent chaotique?

L’intégration des marques dans notre quotidien

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L’internaute publiphobe et la publicité en crise!

internaute publiphobeBeau sujet la peur pour cette veille de l’Halloween. Il se dépense au-delà de 500 milliards de dollars en publicité par année dans le monde pour nous convaincre de consommer. De cette somme, la portion investie dans le Web est maintenant de plus du tiers globalement. Disons-le, nous sommes noyés de publicité dans notre quotidien. Il fut une époque où nous parlions de plus de 2000 stimuli par jour. Avec Internet, qu’en est-il? Une hausse assurée, j’en suis sûre. Faut-il s’étonner que la coupe soit pleine : l’internaute est publiphobe. Voici une prophétie dont j’avais fait état dans ma 1re édition de mon livre en 2010, et qui finalement semble être arrivée plus tôt que prévu. Je dois admettre que cela n’exigeait pas beaucoup de perspicacité, et c’était prévisible. Cette phobie de la publicité, euh… il me semble que cela ne date pas d’hier me direz-vous? Oui, mais la grande différence réside dans le phénomène de l’inondation de publicité numérique… le point de rupture est atteint! Annonceurs et publicitaires: soyez prévenus…le passé n’est plus garant de l’avenir!

La publicité a perdu la bataille de l’attention

Je lisais un article de Bertrand Duperrin, sur le sujet en titre de ce paragraphe, et je souriais. C’est le constat bien réel que le déficit d’attention se conjugue dorénavant avec outils de blocage de publicité. En fait, plus de 25% des internautes utiliseraient de tels outils pour se débarrasser des publicités intrusives et non sollicitées. Pour ajouter à ce jeu de chat et de souris, il semble que le fureteur Safari et le IOS d’Apple seront bientôt munis de bloqueurs de publicité par défaut. Les jours de la publicité en ligne intrusive tirent à leur fin. Mais faut-il s’étonner? Avouons que c’est parfois à donner la chair de poule lorsque nous sentons que la publicité nous a épiés durant notre navigation Web. J’évolue en marketing, mais être suivi à la trace (remarketing) de cette manière n’est guère rassurant, même si j’en connais la valeur commerciale. L’ensemble des pratiques abusives de la publicité en ligne est à la base de sa propre désuétude. D’ailleurs, le plus grand ennemi de la publicité est l’écran du mobile. Même la publicité traditionnelle voit ses paires d’yeux disparaître au profit de l’aimant qu’est devenu notre téléphone intelligent. Ironiquement, on fait de la pub télé, pour nous dire ne pas regarder notre téléphone mobile en conduisant… Enfin…je n’ai jamais vu de la publicité sur mon mobile pour me dire de regarder en avant!!!

Redéfinir les modèles d’affaires sans publicité

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Le syndrome de l’écureuil ou quand surexposition et efficacité ne font pas bon ménage

syndrome de l'écureuilMise à jour : 4 janvier 2018

 

Je ne sais pas pour vous, mais depuis que nous vivons avec nos appareils mobiles, l’accès à l’information n’a jamais été aussi facile. Un petit doute ou une petite question, et hop! Google à la rescousse. Il semble que tout est fait pour que nous trouvions des réponses, mais la vérité est que nous trouvons aussi beaucoup trop de réponses à des questions que nous n’avions même pas avant de commencer à chercher. C’est ce qu’on appelle dorénavant l’ère de l’infobésité, et avec elle, l’heure de la chronophagite aigüe et planifiée, oui, oui, lisez cet article c’est le même phénomène que l’obsolescence planifiée! Mais c’est quoi cette maladie? Tiré du mot latin « chronos » qui veut dire « temps » et « phagie » qui veut dire mange, et voilà de quoi comprendre que nous parlons bien ici d’une dépendance à tout ce qui mange notre temps. Avec les médias sociaux, et les engins de recherches à portée de main, c’est ici qu’intervient le syndrome de l’écureuil. Lire la suite

Stratégie d’engagement à l’ère Internet : urgence mobile!

Il y a un bon moment que je parle d’engagement. C’est un thème récurrent chez moi, puisque c’est la base de la Présence. Mais ce qui me fascine dernièrement, c’est le dernier jalon technologique pour ancrer votre Présence et démontrer votre engagement : les solutions adaptées aux dispositifs mobiles tels que téléphones intelligents et tablettes pour ne nommer que celles-là! Je ne saurais dire à quel point, l’expérience-client mobile est inégale en ce moment dans notre paysage d’affaires québécois. Facile à comprendre puisqu’il suffit de devenir un utilisateur aguerri pour constater l’écueil à ce niveau. Si votre direction tarde à faire le pas, il est fort à parier que les membres, qui la composent, ne naviguent pas sur Internet avec leurs bidules intelligents. Et pourtant, nous sommes à l’ère de l’instantanéité… suivez-vous?

Un mobile qui ne quitte plus les mains de vos clients

Je ne suis sûrement pas la seule qui dort avec son iPhone sur la table de nuit. Il ne me quitte jamais. Je fais tout avec cet engin magique comme tous ceux qui le découvrent au gré des applications utiles ou futiles. Alors lorsque je dis tout : je dis presque tout! Mais, les chances sont très grandes que mon premier contact avec une entreprise soit dorénavant via mon iPhone. Inutile de vous dire que si le site Internet est inadapté, je sors illico de l’environnement de ce fournisseur inapte à rencontrer mes critères de sélection. Ainsi, aujourd’hui vous êtes aussi bon que l’expérience en ligne que vous offrez à vos clients, qu’ils soient collés à un écran de 22 pouces ou de 3 pouces. Les applications mobiles sont dorénavant un vecteur de fidélité qui se définit par des micros connexions fréquentes.. Ma nouvelle application Jean Coutu (pour renouveler mes prescriptions) assure ma fidélité, parce que j’ai investi du temps dans l’organisation des paramètres et je n’ai pas le goût de recommencer ailleurs. D’ailleurs, ce « ailleurs » est bien loin dans le paysage des applications dignes de ce nom. Même chose avec ma Banque et bien d’autres applications qui me font épargner du temps précieux. Au final, la guerre de votre attention se mesure au temps requis pour obtenir une réponse pertinente et rassurante! C’est de cette manière que mon expérience positive stimule ma loyauté et mon engagement. La plus petite unité relationnelle est maintenant au creux de la main de vos clients, sur leur table de nuit!

La confiance se construit sur la qualité et la fréquence des interactions

Les grandes entreprises qui ont relevé le défi du Web font toutes figures de première de classe en matière de capacité à établir un lien de confiance virtuel. Ils ne vous voient jamais et ils ne vous rencontrent jamais et pourtant ils savent ce que vous allez probablement acheter demain. iTunes, Amazon, EBay, Paypal et j’en passe, ont conquis le Web en maîtrisant la qualité des interactions (pertinence et cohérence) et la fréquence. Plus, vous y revenez et mieux ils vous connaissent. Vous avez ainsi l’impression de créer une véritable relation de confiance qui en fait, est une relation qui détermine le niveau de votre engagement. Serez-vous un ambassadeur? Un client loyal qui n’hésite pas à mettre un statut sur Facebook, sur Twitter, Foursquare ou autres de manière spontanée sans délai, ici et maintenant. C’est aussi cela l’engagement avec les solutions mobiles : dire et agir avec émotions en direct. Êtes-vous à la hauteur de ce défi? Pouvez-vous réellement créer le sentiment d’engagement avec vos plus fidèles et loyaux clients? La facilité de vous rejoindre stimule aussi la fréquence et la qualité éventuellement. Êtes-vous là ou à la remorque de vos systèmes désuets? « Loin des yeux et loin du cœur » est une expression qui s’applique en tous points ici.

La démocratie technologique : le futur sera axé sur la loyauté

Les affaires à l’époque des dinosaures se faisaient en sollicitant continuellement les nouveaux clients sans trop d’efforts pour retenir ceux qui étaient déjà là. Tout le monde sait que la situation a changé. Pourtant les grandes entreprises tardent encore à adapter leur offre à l’ère de l’instantanéité. Des centaines d’entreprises ont construit leur empire au cours de la dernière décennie en éliminant les intermédiaires et en exterminant les dinosaures ou en les menaçant sérieusement. Que reste-t-il aux vétérans si le défi de créer des connexions émotionnelles avec leurs clients n’est pas relevé? C’est tellement facile de trouver des solutions abordables, flexibles et efficaces pour ouvrir une boutique en ligne ou même pour jouer au banquier comme Paypal et cie. Comment faut-il le dire et le crier : allo! Le monde évolue et vos clients loyaux s’impatientent… Qui répondra le mieux au besoin naturel de chaque être humain : se sentir important et apprécié au moment pertinent pour lui ou elle?

Il ne fait aucun doute que tous les outils sont disponibles afin d’adapter votre offre en cette ère axée sur la loyauté. Elle-même créée et entretenue par la qualité et la fréquence des connexions émotionnelles avec votre marque. Cesser de pratiquer la procrastination, tant qu’un client est encore avec vous, tous les espoirs sont permis! Changer votre entreprise en vecteur d’engagement qui sait tirer profit de la plus belle ère pour faire des affaires basées sur la Présence!

Prêt à demander vos clients en mariage? La vraie question est : accepteront-ils?

Faites-vous irrésistible et engagez-vous d’abord! Vos chances seront meilleures!

PS Partagez vos idées et commentaires : c’est aussi ça un blogue!

Sylvie Bédard

Le capital du savoir : le défi est de savoir gérer et monnayer son savoir !

Vous avez peut-être déjà vu le film le jour de la marmotte avec Bill Murray qui revit sans cesse la même journée avec une chance de faire mieux d’une journée à l’autre? L’histoire dira qu’il arrive au bout de centaines de répétitions à vivre sa journée parfaite. C’est drôle, mais je me sens souvent dans cette étrange sensation de revivre continuellement le même jour. Aujourd’hui, nous sommes dans un moment bien unique, le 12e jour du 12e mois de la 12e année du 3e millénaire et pourtant encore cette sensation de déjà-vu. Que ce soit pour répéter les mêmes consignes à des clients actuels, ou à tenter d’expliquer ma démarche aux clients potentiels ou simplement à vider mes courriels qui finissent tous par se ressembler d’une journée à l’autre, tout semble vouloir toujours converger vers une certaine routine. Nous faisons tous la même chose, répéter et répéter. Dans ces moments d’étrange sensation de déjà-vu, je réfléchis plus fort pour mettre du piquant. Cette fois-ci, j’ai compris que ma plus grande force est de transformer le savoir de mes clients en outils marketing et de ventes, je fais tout pour trouver des solutions qui évitent la répétition et le déjà-vu. La guerre de l’attention est avant tout une guerre de connaissances et du défi de le diffuser aux bons publics. Pour d’autres, le défi est de garder leur savoir à l’interne et de le mettre en action! Au final, il faut savoir gérer ou monnayer le savoir! Voilà un programme passionnant loin de la routine!

L’actif le plus précieux, le capital du savoir!

Il est toujours fascinant de constater à quel point tout le monde veut des conseils… gratuits. Mais très peu en demandent lorsqu’il faut payer. La valeur du savoir semble très instable dans le temps et la venue du Web et du Dieu Google donnent l’illusion que nous pouvons acheter le savoir à escompte. C’est vrai en partie, mais pourtant tout est affaires de savoir et de compétences ou de temps disponible pour s’investir. Je paie les menuisiers, les comptables, les mécaniciens et bien d’autres encore pour leurs compétences et dans le but d’épargner du temps. Lorsqu’il s’agit de vendre des idées, de la créativité et de fournir l’accès à notre savoir, la mesure est plus difficile. Pourtant, l’actif le plus précieux est entre les Lire la suite