Lorsque la mobilité accélère la bêtise humaine!

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Les veufs et les veuves du cellulaire!

Mon billet aujourd’hui est inspiré d’une grande leçon de vie à l’ère numérique qui me donne envie de partager avec vous. Il y a déjà un moment que les téléphones intelligents ont envahi nos vies. Près de la moitié de toutes les visites dans les sites le sont par mobiles et tablettes. Cela est donc étonnant de constater qu’il y a encore des entreprises dont leur site n’est pas compatible pour les écrans de petits formats. Si vous souhaitez le valider, faites le test avec Google et vous aurez en prime les correctifs si votre site n’est pas adapté. D’ailleurs, depuis avril 2015, seuls les sites adaptatifs sont présentés dans les propositions de recherche de Google, les autres étant considérés comme inaptes à l’expérience de l’usager. Je dois dire que je comprends. Qui n’a pas ragé devant un site dont les boutons ne sont pas lisibles, et encore moins cliquables? Tout ça pour dire que la mobilité est maintenant une réalité incontournable d’affaires et dans la vie de trop d’humains, faut-il ajouter!

Utilisation abusive de cette nouvelle arme de destruction collective

panneauJe vous rassure, je ne vous parlerai pas des dangers de texter au volant, la SAAQ se charge très bien de ce volet éducatif avec plusieurs campagnes dont : « Vous êtes à deux doigts de la mort! » (excellente d’ailleurs). Il y a quelques semaines, j’ai moi-même freiné trop tard en phase de décélération avec une voiture qui a freiné plus brusquement que prévu devant moi. J’ai frappé cette voiture à 15 km maximum. Ce fût qu’un impact mineur, aucun dégât, mais j’ai remercié le Bon Dieu de m’avoir donné toute une leçon sans plus de conséquences. Tout ça pour avoir baissé les yeux pour texter : « Oui, mon amour! J’arrive! » Avouez qu’il eût été ironique de ne jamais arriver!!!! Bref! La majorité d’entre nous sont dorénavant esclaves des foutus téléphones intelligents qui nous rendent tout, sauf intelligents. Il est vrai que j’ai tout sous la main avec mon iPhone. Une question? Je demande à Sainte-Hernette (voyez cette vidéo avec Pierrette Robitaille, vous allez tellement rire) et j’ai ma réponse. Je suis souvent quitte pour plusieurs minutes de lecture, mais chaque fois j’apprends quelque chose. Mon appareil photo, mon dictaphone, mon carnet de notes, la météo, mon agenda, mes courriels, mes contacts, mes réseaux sociaux et j’en passe. Oups, j’allais oublier les fonctions de base : mon téléphone et les merveilleux textos. C’est véritablement une cocaïne numérique, une nomophobie collective, aussi appelée plus largement : cyberdépendance! Impossible de s’en passer une fois que nous en sommes accroc. J’ai quelques personnes de mon entourage qui faisaient office d’irréductibles Gaulois avec leur téléphone cellulaire de vieille génération, et à force de se faire traiter comme des gens dépassés…et bien, ils ont fini par rejoindre les rangs des toxicomanes de l’héroïne électronique. Un tel fléau que la majorité des parents branchent les enfants sur les écrans de plus en plus jeunes, et des études prouvent que nous sommes en train de faire une génération de psychotiques. Mais si ce n’était que ça!!!

Des relations de couples éclatées et brisées à cause de cette dépendance

J’ai un couple d’amis marié depuis très longtemps qui vient de se séparer ce week-end. Lire la suite

Tout est affaire de connexions : à nous de faire les bonnes!

connexion et connecter - minddropJ’ai passé plusieurs jours sans connexion avec la planète. Lire que je n’ai pas eu accès à mes courriels, textos, et médias sociaux. Une totale fissure temporelle avec le monde extérieur. Il faut dire que j’avais eu une petite pratique de 24 heures la semaine précédente, et franchement j’avoue humblement avoir capoté un peu… je fais donc ma sortie du garde-robe : je suis nomophobe (la peur d’être sans mobile NO MObile), mais dans le sens plus large ne pas être connectée.

Je ne suis pas la 1re, et très certainement pas la dernière à vivre le sevrage du nomophobe . Loin des WiFi, des ondes cellulaires et des fils Internet, la vie prend un autre sens. Est-ce le bon sens, un autre sens, ou simplement un recul? Pour tout vous dire, je pense que si j’ai survécu à cette déconnexion, c’est parce que j’avais du monde autour de moi qui avaient des antennes bien plus grandes que mon mobile, à commencer par Mère nature qui nous permet de se reconnecter avec soi-même. J’ai réalisé que si je peux vivre sans nouvelles de la planète, il est sincèrement plus difficile de vivre déconnectée de mes réseaux, et une déconnexion trop longue devient insupportable si je suis seule trop longtemps. Parce que oui, il faut se connecter avec soi-même, et s’obliger à le faire est salutaire dans ce monde de vision étroite. Il faut réapprendre la vision périphérique, aiguiser tous nos sens. J’ai pourtant un besoin viscéral de ce cordon ombilical avec la matrice, comme un lien qui me rassemble dans le grand tout… quel que soit ce TOUT. La preuve étant qu’au retour de ma semaine de ressourcement avec un groupe extraordinaire, j’ai remercié le ciel que Facebook, LinkedIn et surtout Internet existaient… sinon le deuil de ces amitiés naissantes aurait pris un autre sens. Voilà le vrai sens de la vie 2.0!

La lâcheté émotive à l’ère des médias sociaux

séparation par textoAvouons que les médias sociaux nous aident à regarder notre monde différemment, mais surtout à garder contact avec les gens importants pour nous. C’est aussi très agréable de pouvoir partager nos découvertes et nos passions avec des gens qui nous comprennent et qui prennent le temps d’échanger avec nous entre deux folies du quotidien. Lire la suite

Le monde dans mon clavier: la nouvelle vie de citoyen planétaire!

Le monde dans mon clavierEn décembre 2007, lorsque j’ai décidé de lancer mon blogue, nous étions bien peu à fréquenter assidument le Web. D’abord, il fallait un ordinateur encombrant sur le bureau, c’était le début des portables dignes de ce nom, et surtout la mobilité était un concept que Steve Jobs se promettait de redéfinir. J’avais décidé de parler de la vie 2.0, car toute notre société frappait de plein fouet une nouvelle réalité numérique qui allait changée notre façon d’entretenir des liens avec nos pairs. Mes critères éditoriaux étaient simples: si la vie des gens était changée par l’arrivée d’une solution numérique, et si le phénomène exigeait une réflexion, voilà que j’écrivais un article sur le sujet. Je parlais de vie numérique pour les immigrants numériques, car les autres ne pouvaient pas me lire. Ils ne savaient pas qu’un jour, eux aussi, n’y échapperait pas. Mon père a fêté ses 75 ans, et je crois qu’il s’est offert Facebook en cadeau, justement pour ne pas perdre le contact avec l’humanité qu’il l’entoure. Parce qu’il faut le dire, si les médias sociaux font perdre du temps, ils en font gagner beaucoup aussi en qualité relationnelle. Je ne sais pas comment je pourrais faire pour entretenir des liens avec ma grande famille sans Facebook. Nous nous sommes retrouvés, et rapprochés grâce à Facebook, et nul ne peut argumenter ce fait. Certains étaient peut-être mieux cachés que d’autres, mais à nous de décider qui nous suivons, et avec qui nous échangeons.

La démocratisation du numérique et ses dérives

Bien sûr, l’intrusion des Facebook de ce monde dans nos vies, a apporté aussi son lot de travers, et de perversions. Pensons à ces pseudos comptes, comme Kim Labrie, même Facebook admet avoir entre 5.5 % et 11.2% de faux comptes. Mais, c’est aussi ça la société, des individus tous semblables, mais ô combien différents. Rien n’y échappe, les médias, les émissions de style « ligne ouverte », les entreprises, les voisins, les amis, la famille, etc., tous accros de la micro-nouvelle locale ou mondiale à la sauce médias sociaux. Plus la nouvelle est près de nous, et plus nous y serons intéressés. C’est donc dire que tous, vous et moi, sommes continuellement à construire notre audience en publiant des informations. Certains le font avec un filtre, et d’autres, malheureusement sans filtre. Ainsi, si l’idée de partir en vacances vous prend, de grâce ne le dites pas dans Facebook à tout le monde publiquement sans changer vos critères de confidentialité, annoncer à ses amis proches est une chose, mais mettre une annonce lumineuse sur votre porte en est une autre (votre compagnie d’assurance vérifie votre Présence sociale contre vous, comme les voleurs). Les récalcitrants, à ces réseaux sociaux, autour de moi ont toujours le même argument; « Ah! moi! Ça ne m’intéresse pas ces affaires-là! Je n’ai as envie que tout le monde connaisse ma vie! ». Cette attitude révèle que la société Lire la suite

À chacun sa réalité augmentée: quelle est la vôtre?

Impossible de résister à l’envie de parler de la réalité augmentée, en cette date historique de la sortie grand public aux É.-U. des lunettes Google, ou les Google Glass.  À un coût exorbitant de 1 250 $ US, il est évident que l’objectif ici est de séduire un segment de la population que nous appelons les utilisateurs précoces (early adopters), et de toute façon, la quantité limitée et l’unique journée de ventes, fait foi de cette stratégie qui imite un peu les tactiques de mise en marché du défunt Steve Jobs. En effet, Google a toujours eu dans ses cartons, une foule de projets hyper révolutionnaires, mais celui des Google Glass n’était pas destiné à une commercialisation à ses débuts. Du moins, c’est ce que Nicolas Darveau-Garneau, directeur général de Google Québec avait affirmé lors d’une conférence aux membres de l’APCM à l’automne 2012. Il semble que la pression était forte des internautes pour expérimenter ce nouveau concept, sensé nous libérer les mains de nos appareils mobiles. Un autre pas vers la réalité augmentée, qui permettez-moi d’en douter, n’était pas une pression des internautes, mais une tactique délibérée, depuis au moins quatre ans (voir mon article à ce sujet), dans le but de stimuler la demande. Une approche de développement itérative appliquée à la réalité…du marché!

La technologie de prêt-à-porter à prêt-à-augmenter

Mes lecteurs ont sûrement lu l’article au sujet des technologies prêt-à-porter, inutile de m’étendre davantage sur ce sujet. Par contre, ce dont j’aimerais parler, c’est ce phénomène de la réalité augmentée que les technologies propulsent à une vitesse hallucinante dans nos vies. La réalité augmentée a simplement pour but de faciliter notre vie de simple humain, en proposant des outils technologies qui ajoutent une dimension 2D ou 3D à une réalité unidimensionnelle d’humain, et ce, en temps réel. Les applications sont nombreuses, et je dirais que le monde médical est très certainement le plus prometteur avec les humains bioniques reconstitués de toutes pièces par les miracles de la technologie (voir un article à ce sujet), ça vous rappelle une série télévisée? Il est fort à parier que l’informatique corporelle pourrait tous nous rendre immortel, du moins selon la vision de plusieurs, dont Atlantico. Mais, collectivement, nous devrions tous nous poser les bonnes questions quant aux limites et au cadre à mettre dans cette évolution inévitable et souhaitable. À quel point, la vie d’un humain doit-elle être augmentée grâce aux technologies?

Augmenter nos capacités humaines, bien sûr : mais lesquelles?

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Entre la tyrannie de Facebook et Google, une nouvelle maladie est née : la nomophobie!

nomophobe ou nomophobie

Après 175 articles publiés, j’ai parfois l’impression d’être dans le jour de la marmotte (Film culte du même nom) entre les visions du futur que j’imagine et la réalité qui me prouve que j’avais vu juste. La dernière de ces visions en lice : la nomophobie. Vous avez peut-être entendu parler de la nomophobie (no mobile phobia) ou cette peur d’être privé de son téléphone mobile? Sinon, je peux vous dire que cela fait un moment que j’en parle, sans pour autant lui avoir donné un nom officiel. Je parle justement d’une forte dépendance, telle une drogue dure en parlant du iPhone dans cet article de 6 juin 2010. Fait intéressant, nous avons maintenant des données qui prouvent ce phénomène inquiétant. Ainsi au départ, avant l’arrivée des téléphones intelligents, il y avait déjà un phénomène d’angoisse à l’idée de perdre son cellulaire. Maintenant, c’est l’apogée de l’angoisse. Le groupe le plus touché? Les jeunes de 18 à 24 ans, dont plus de 75% se sentiraient très angoissés s’ils étaient sans téléphone pendant plus de 24 heures. J’ai ri à la lecture de cette statistique, car je dirais, 24 minutes tout au plus.

Des jeunes qui construisent les fondements d’une société robotisée!

Au souper de Pâques, une jeune de 26 ans qui était là pour passer un moment avec sa famille, a passé tout son temps à texter à son chum, à côté de nous. Elle était avec nous, il ne faut pas en douter, mais il y avait une personne de plus que personne ne voyait. Mais, le summum, c’est lorsque j’ai réalisé le lendemain, qu’elle avait mis un commentaire Lire la suite