Industrie 4.0 : un plan numérique, vous avez dit?

plan-numérique - industrie 4.0Nous voici en plein cœur de la quatrième révolution industrielle. Après avoir traversé l’ère de la mécanisation, l’électrification, l’électronique, la nouvelle révolution industrielle est dorénavant l’ère des cybersystèmes. Quelle entreprise ne fait pas face à de profonds questionnements quant à ces choix difficiles qu’impose la numérisation des affaires? Je parlais des crises existentielles pour les entreprises lors de mon dernier billet, et je soulevais le déclencheur de la refonte ou la création d’un site Web pour ces remises en question profondes. Mais nous savons que chaque entreprise est poussée par le vent du changement numérique, que dis-je, emportée par les tornades du changement provoquées par l’intégration des technologies de l’information et l’automatisation. Voilà bien des occasions de tout remettre en question.

Quelques défis au passage de la 4e révolution industrielle

Au chapitre des réflexions suscitées par la course à la compétitivité accélérée par le numérique, il y a de nombreux défis à relever, et seule une stratégie numérique intégrée à la stratégie d’entreprise peut aborder concrètement les solutions à mettre en place dans l’entreprise. Parmi ces défis on retrouve :

  • Les choix d’équipements performants qui permettent une connectivité avec l’ensemble des logiciels et autres pièces d’équipements dans la chaîne de production
  • La réingénierie des processus internes et la standardisation des normes
  • Les impacts sur la sécurité de l’information et la gestion des données
  • Le partage des données à l’interne ou l’externe et la gestion documentaire
  • La formation, l’accès aux compétences et la rétention des savoir-faire

La liste des défis est encore plus longue, mais la seule vue de ces derniers a de quoi occuper bien des réflexions en entreprises. Aujourd’hui, les entreprises tournées vers le futur remettent leur modèle d’affaires en question sans hésitation pour assurer leur pérennité.

De nouveaux modèles d’affaires naissent avec les nouvelles façons de faire

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Entre élitisme et numérique : une nouvelle civilisation numérique!

Civilisation numériqueC’est un fait, chaque époque a produit son lot d’élites, et au passage, des modèles de reproduction de ses élites bien-pensantes via des systèmes d’éducation adaptés à ses valeurs. Pas une seule société, dite civilisée, ne peut évoluer sans une élite pour repousser les paradigmes, étayer de nouvelles thèses, de nouvelles théories, de nouveaux modèles pour remplacer les anciens, et de la verve et de la crédibilité pour convaincre le pouvoir du bien-fondé de leur théorie. Or, un gros problème se dessine, depuis au moins une décennie, avec la révolution numérique. Une fracture numérique, que dis-je une faille sismique, entre la base et la tête de la pyramide du savoir, et bien sûr le pouvoir, quant à l’usage et l’intégration des nouvelles technologies dans nos vies. La pression ne vient plus d’en haut, elle monte vers le haut et impose un nouvel ordre à lequel les élites ne sont pas préparés.

Un nouvel ordre : le chaos du savoir

couverture La déconnexion des élitesPour les bien-pensants, généralement plus âgés, le phénomène du citoyen numérique ressemble plus à une menace à l’ordre établi, une atteinte aux traditions de l’enseignement, à l’émergence d’une démocratie dirigée par le bas et à la dégradation de la valeur que l’on accorde aux savoirs. D’ailleurs, si le savoir était coté en bourse, les actions seraient à la baisse, voire à la dérive. Le problème est grave, car la majorité des élites de tous les pays civilisés du monde sont à peu près analphabètes technologiques. Un illettrisme numérique noté d’ailleurs par Laure Belot dans son nouveau livre, résumé d’une enquête : « La déconnexion des élites ou Comment Internet dérange l’ordre établi ». Un livre dont le titre aurait pu m’inspirer l’écriture d’un contenu riche, et qui au fond est la trame de fond de ce blogue depuis 2007. Comment une élite bien-pensante peut-elle apporter des solutions à des problèmes auxquels elle ne s’identifie pas et ne participe pas?

Un nouveau chaos : la calèche de l’ignorance numérique

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À chacun sa réalité augmentée: quelle est la vôtre?

Impossible de résister à l’envie de parler de la réalité augmentée, en cette date historique de la sortie grand public aux É.-U. des lunettes Google, ou les Google Glass.  À un coût exorbitant de 1 250 $ US, il est évident que l’objectif ici est de séduire un segment de la population que nous appelons les utilisateurs précoces (early adopters), et de toute façon, la quantité limitée et l’unique journée de ventes, fait foi de cette stratégie qui imite un peu les tactiques de mise en marché du défunt Steve Jobs. En effet, Google a toujours eu dans ses cartons, une foule de projets hyper révolutionnaires, mais celui des Google Glass n’était pas destiné à une commercialisation à ses débuts. Du moins, c’est ce que Nicolas Darveau-Garneau, directeur général de Google Québec avait affirmé lors d’une conférence aux membres de l’APCM à l’automne 2012. Il semble que la pression était forte des internautes pour expérimenter ce nouveau concept, sensé nous libérer les mains de nos appareils mobiles. Un autre pas vers la réalité augmentée, qui permettez-moi d’en douter, n’était pas une pression des internautes, mais une tactique délibérée, depuis au moins quatre ans (voir mon article à ce sujet), dans le but de stimuler la demande. Une approche de développement itérative appliquée à la réalité…du marché!

La technologie de prêt-à-porter à prêt-à-augmenter

Mes lecteurs ont sûrement lu l’article au sujet des technologies prêt-à-porter, inutile de m’étendre davantage sur ce sujet. Par contre, ce dont j’aimerais parler, c’est ce phénomène de la réalité augmentée que les technologies propulsent à une vitesse hallucinante dans nos vies. La réalité augmentée a simplement pour but de faciliter notre vie de simple humain, en proposant des outils technologies qui ajoutent une dimension 2D ou 3D à une réalité unidimensionnelle d’humain, et ce, en temps réel. Les applications sont nombreuses, et je dirais que le monde médical est très certainement le plus prometteur avec les humains bioniques reconstitués de toutes pièces par les miracles de la technologie (voir un article à ce sujet), ça vous rappelle une série télévisée? Il est fort à parier que l’informatique corporelle pourrait tous nous rendre immortel, du moins selon la vision de plusieurs, dont Atlantico. Mais, collectivement, nous devrions tous nous poser les bonnes questions quant aux limites et au cadre à mettre dans cette évolution inévitable et souhaitable. À quel point, la vie d’un humain doit-elle être augmentée grâce aux technologies?

Augmenter nos capacités humaines, bien sûr : mais lesquelles?

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Les descendants d’Épicure ou la descente des épicuriens : y aura-t-il une Grèce 2.0 ?

J’hésitais à titrer ce billet : les ruines de Grèce ou la Grèce en ruines? Mais en réfléchissant, je me suis dit que l’objet de mon message serait mieux porté par Épicure lui-même, ce philosophe, apôtre du plaisir, qui disait que seul le plaisir ou la douleur était gage de vérité. Un peu à l’instar de la fable de la cigale et la fourmi, disons que les grecs chantaient et bien maintenant ils doivent danser… le peuvent-ils vraiment?

Mon rêve depuis longtemps est de visiter la Grèce et de me laisser charmer par ces décors d’un blanc enchanteur et de naviguer d’île en île sur ses eaux d’un bleu parfait. De déguster les fruits de mer et les mets typiquement grecs arrosés de bonnes bouteilles de vins divins, le tout agrémenté par le son du bonheur que le bouzouki traduit du cœur des grecs. Oui, il semble avoir été inventé par Zeus ce monde en apparence parfait.

Un rêve qui n’est pas prêt de se réaliser à en juger par le cauchemar qui brouille le paysage. En tout cas, ce sera peut-être la nouvelle Grèce 2.0 lorsque j’aurai les moyens d’y aller, admettant que les années d’austérité à venir lui permettent de capitaliser encore une fois sur ses ruines. Imaginez le coût de la vie déjà très dispendieux et ajouter 23% de taxes sur tous vos achats? Ironiquement, la Grèce a désespérément besoin de touristes de mon genre pour passer à travers cette crise qui s’apprête à faire descendre tous les dieux de l’Olympe. Ne serait-il pas temps de baser leur économie sur un plan de revitalisation du 21ème siècle, l’Olympe 2.0 par exemple? Le pays d’Épicure qui invente des plaisirs grâce à des solutions numériques, question de modifier légèrement leur positionnement de Grèce antique à Grèce « en TIC ». Lire la suite

Quand les églises et les silos connectent le monde!

Ce week-end, j’ai eu le plaisir d’échanger avec le maire d’une petite municipalité qui gère une communauté de 1500 âmes. Entre un « Scrabble » et des rénovations, voilà que je découvre quelques petits secrets de campagne qui me révèlent les défis auxquels font face tous les maires des villages du Québec. Un en particulier attire mon attention : l’accès à la haute vitesse Internet!

Lorsque nous vivons dans un grand centre urbain, nous prenons pour acquis bien des choses notamment le transport en commun, les services d’aqueduc et l’accès aux réseaux Internet à une vitesse, disons « normale ». Les compagnies de télécommunications qui ont le pouvoir de distribuer l’accès Internet, choisissent évidemment de desservir les marchés qui sont lucratifs. Or le coût pour établir les réseaux de la fibre optique étant très élevés, 1500 personnes même à un taux d’abonnement de 100%, ne suffisent pas pour justifier les coûts de l’infrastructure. Lire la suite

Êtes-vous « trad » ou branché?

Je ne peux passer sous silence le Webcom 2.0 qui a eu lieu il y a quelques jours, mais surtout le genre des invités qui sont passés devant un public de « webbeux » et « tekkies » avide d’information sur les nouveaux médias. On ne compte plus les nouvelles vedettes de cet univers qui défilent telles des sommités devant les caméras. Certains en profitent plus que d’autres, mais qui peut les blâmer de profiter de l’ignorance généralisée. Un monde de branchés qui qualifient les autres de « trad » diminutif bien sûr de « traditionnel ». Il y a aussi les hybrides opportunistes. Ainsi a-t-on vu passer Isabelle Juppé qui est auteure et qui vient d’écrire la femme digitale. On pourrait se demander pourquoi la femme digitale à l’heure où la population  en général est de plus en plus digitale et bien l’auteure vous répond : pourquoi pas? Voir l’entrevue.

 

Ensuite il y a les « nouvelles ». Après une sortie remarquée à Tout le monde en parle, je suis comparée à deux reprises par des clients cette semaine avec ma collègue d’intérêts Michelle Blanc ex Michel Leblanc. Décidément, le monde de la technologie se féminise et ce, dans tous les sens du mot. J’aurais envie de crier. Mais je respire par les  deux narines. Vous allez comprendre. Lire la suite