Augmenter son quotient de désirabilité : la fine ligne entre futilité et utilité!

Quotient de désirabilitéVoilà qu’un nouveau quotient fait son apparition : le quotient de désirabilité. À l’ère de l’égotisme surdimensionné, alimentée par les multiples vitrines de visibilité, faut-il s’étonner que nous soyons tous, consciemment ou inconsciemment, à la recherche d’un meilleur indice de popularité. Vous cherchez un emploi? Vous devez vous distinguer et faire en sorte que vous soyez le, ou la plus, désirable!  D’ailleurs les histoires à ce niveau nourrissent le Web et la meilleure à ce jour est probablement l’histoire de cette Tiphaine, rédactrice française à la recherche de l’emploi parfait pour elle, qui concocte une vidéo CV pour augmenter son « quotient de désirabilité ». Qualifiée d’exercice narcissique au paroxysme, je pense que cette méthode a le mérite de démontrer la personnalité du candidat : ou ça passe…. Ou ça casse! Difficile de rester insensible et juste pour ça : je donne 100% pour l’exercice de « branding personnel ». Mais quel que soit le public à séduire, votre quotient de désirabilité doit être plus élevé que les autres choix qui s’opposent à vous!

Quotient de désirabilité et « branding » : une relation incestueuse!

Justement voilà tout le point du quotient de désirabilité : un branding qui donne envie d’amorcer une relation : êtes-vous réellement désirable? Nul besoin de préciser que tout le monde a un quotient de désirabilité, pour certains très faible certes, mais pour d’autres, très élevé. Pensons à notre jeune politicien, Justin Trudeau, maintenant chef de son parti grâce à son quotient de désirabilité plutôt élevé de toute évidence. Il n’y a donc aucun lien apparent avec le quotient intellectuel ou émotionnel et le piège est facile pour croire le contraire. Le quotient de désirabilité est sur un autre continuum, celui de la perception. Le fait est qu’il y a peu d’entreprises au branding extraordinaire qui attirent de nombreux clients, pensons ici au Cirque du Soleil! Cherchons aussi vers la marque employeur. Peu d’entreprises attirent les meilleurs employés grâce à un branding extraordinaire, pensons ici encore au Cirque du Soleil! Définitivement, un bon branding est souvent très fort pour tous les publics lorsqu’il y a un engagement à tous les niveaux. Parce qu’il faut le dire, un branding efficace est avant tout une promesse que les clients et les employés sont capables de ressentir. Le quotient de désirabilité devrait donc signifier : capacité à créer une vraie relation! À ce chapitre, peu d’entreprises ou de politiciens ont réussi. Le milieu des arts nous offre plus d’exemples éloquents de quotient de désirabilité élevé et le Cirque en fait partie!

Cultiver un quotient de désirabilité à court ou long terme?

Tout le monde a déjà vécu la déception de la séduction sans lendemain. Vous savez ce beau mec, ou cette belle fille, qui fait faire quelques détours ou quelques acrobaties pour attirer son attention? Un coup de foudre qui tourne en feu de paille dès les premiers instants d’intimité ou après quelque temps de relation plus étroite. Nous vivons continuellement dans la gestion des écarts entre la promesse (le quotient de désirabilité) et la livraison (expérience). Le meilleur branding, c’est encore l’expérience-client! Tout comme votre quotient de désirabilité augmente lorsque tout le monde envie votre employeur, votre conjoint ou votre entreprise. Seule l’expérience et la propagation de cette expérience dans vos réseaux permettent de quantifier votre quotient de désirabilité. Vos employés dénigrent votre entreprise? Vos clients la dénigrent aussi? Votre quotient de désirabilité est sûrement au plus bas. Votre quotient de survie devrait donc être au plus haut! En fait, il faut être séduisant pour attirer certes, mais il faut être engagé pour retenir les gens qu’on attire vers soi. Donc un quotient de désirabilité se mesure entre le moment de la promesse apparente et le moment de l’expérience réelle.

Le meilleur conseil pour augmenter votre quotient de désirabilité : visez l’utilité et fuyez la futilité!

Le quotient de désirabilité a tout avantage à être élevé afin d’attirer vers vous les clients, les employés, les employeurs, les prétendants etc., mais gardez en tête que votre meilleur pari sera toujours d’offrir des engagements concrets à vos publics. Il faut donc sérieusement réfléchir à ce que nous avons à offrir au-delà des apparences et apprendre à traduire le tout dans une proposition utile. Le vieux dicton le dit si bien : « Les apparences sont parfois trompeuses! » Fuyez donc la futilité et investissez là où ça compte, votre quotient de désirabilité augmentera exponentiellement! Je suis convaincue que le quotient de désirabilité est dorénavant quelque chose qui se mesure de plus en plus en temps réel à l’ère des médias sociaux! Vos actions parlent partir des faits concrets et valent plus que les impressions que vous soulevez! Alors donnez un nombre à votre utilité et un autre à votre futilité, divisez l’utilité par la futilité et vous aurez votre « QD ». Plus votre résultat est élevé et meilleur est votre quotient de désirabilité (1 et moins, inquiétez-vous!). Cela appuie aussi le nouveau mot d’ordre : « under promise and over deliver! » puisque que le choix s’offre à vous soit de baisser la futilité, augmenter l’utilité ou faire les deux afin d’améliorer votre QD! Pour réussir ce défi, pourquoi ne pas commencer en améliorant votre Présence?

Cultivez-vous votre quotient de désirabilité pour vous ou votre entreprise? Si oui, que faites-vous concrètement? Sinon, qu’avez-vous l’intention de faire?

Sylvie Bédard

9 réflexions sur “Augmenter son quotient de désirabilité : la fine ligne entre futilité et utilité!

  1. Bonjour Sylvie,

    Je trouve l’équation très intéressante, mais ne suis pas d’accord avec la conclusion. Je crois que nous développons un pouvoir d’attraction (désirabilité) en fonction de qui nous sommes profondément.

    Comme nous avons deux cerveaux, je dirais plutôt que le ratio « utilité » et « futilité » pourrait être un déterminant du profil de l’individu. Je me risque…

    utilité > futilité … consultant expert
    utilité = futilité… innovateur
    utilité < futilité … artiste

    Je connais une professionnelle dont les futilités m'inspirent autant que l'utilité de ses réflexions professionnelles.

    Ça me ramène à la question suivante: Pour qualifier, la perfection ou la transparence?

  2. Bonjour Sylvie,

    Je trouve l’équation très intéressante, mais ne suis pas d’accord avec la conclusion. Je crois que nous développons un pouvoir d’attraction en fonction de qui nous sommes profondément.

    Comme nous avons deux cerveaux, je dirais plutôt que le ratio « utilité » et « futilité » pourrait être un déterminant du profil de l’individu. Je me risque…

    utilité > futilité … consultant expert
    utilité = futilité… innovateur
    utilité < futilité … artiste

    Je connais une professionnelle dont les futilités m'inspirent autant que l'utilité de ses réflexions professionnelles.

    Ça me ramène à la question suivante: Pour qualifier, la perfection ou la transparence?

    • Bonjour Luc,

      Je pense qu’à cette étape, il faudrait un dictionnaire pour définir « utilité » et « futilité ». Dans le mien, utilité se définit comme ayant une valeur ajoutée. Dans ce sens, les artistes peuvent aussi être utiles… alors que d’autres sont futiles…. futilité étant la notion qui définit que nous pouvons très bien vivre « sans » et n’en ressentir aucun besoin! Donc, je ne suis pas sur le même spectre que toi et ta proposition me rejoint moins! Mais c’est un point de vue intéressant!

      Merci pour ta participation et le lien que tu proposes pour enrichir la discussion, ça fera deux professionnels qui savent être utiles…et futiles tout à la fois selon ta définition! 😉

      au plaisir de partager des réflexions!

      Sylvie

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