C’est le moment de passer d’une société adolescente à adulte!

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Les temps sont difficiles pour plusieurs. Il y a ceux qui perdent leur emploi. Il y a ceux qui ont trop de travail causé par la crise. Il y a ceux qui sont exposés pour sauver des vies et assurer les services essentiels. Il y a ceux qui sont seuls. Il y a ceux qui sont vulnérables et plus à risque. Bref! J’essaie de voir ceux qui sont épargnés, et je ne vois guère personne à part ceux qui travaillent à la maison avec un salaire bien sécuritaire et garanti. La marmaille qui tournoie excitée par une pause amusante de l’école. Ce n’est qu’un début. Le pire on ne l’a pas encore vu. Le virus, c’est une chose, mais l’économie en est une autre.

Cours d’économie 101

La notion des vases communicants en économie est la première leçon pour ceux et celles qui n’y voyaient qu’un danger de contagion. L’économie est aussi virale que le virus. Tout est interrelié, absolument tout. Vous vous foutez du crash de la Bourse, car vous n’avez pas de placement? Erreur! Tous les fonds de pension ont des actions à la Bourse. Et si les entreprises perdent leur valeur, ils perdent aussi leurs sources de financement. Les mises à pieds sont à la pelle depuis plusieurs jours. Dites-moi que cela n’aura pas d’effet sur la consommation, et je vous dirai attendez pour voir. J’arrête ici et remarquez bien que ce billet n’est pas un cours d’économie, encore moins un coup de matraque sur votre état mental actuel, mais plutôt une volonté de regarder froidement la situation.

Lorsque nous faisons du marketing et de la planification stratégique, un événement comme la crise du coronavirus n’est jamais un élément tenu en compte, sauf pour les entreprises liées aux services d’urgence ou essentiels. Ce n’est pas le genre de situation qu’on veut même imaginer. Mais voilà que tout à coup, nous y sommes tous confrontés malgré nous. Que faire? Les chefs d’entreprise sont comme des parents vis-à-vis leurs employés, ils ont le devoir de protéger la cellule familiale. Des décisions difficiles se prennent chaque jour depuis l’annonce de la pandémie et c’est la pointe de l’iceberg.

Le leadership en gestion de crise est le plus difficile pour les décideurs. Ce vent de panique justifié annonce des jours de vaches maigres pour plusieurs. L’anxiété est au paroxysme. Et si vous voulez voir la vraie couleur des gens, regardez autour de vous. Il y a les guerriers, les leaders, les victimes, les paranoïaques, les hypocondriaques, les plaignards, les profiteurs, les aidants, les lucides, les disjonctés, les « paniqueux », les insouciants, les inconscients, les irresponsables, toutes les couleurs de personnalités vont ressortir. Entre les héros et les zéros, 50 nuances d’humains seront présentes.

Un moment pour repenser tout

Pour le moment, je travaille en quarantaine. C’est mon lot quotidien de rester devant l’ordinateur dans mon bureau. Pour le moment, la vie suit son cours, mais je sais que c’est une question de temps avant que les choses s’aggravent. J’ai perdu plusieurs contrats de formation, et de consultation, mais j’ai tellement à faire que cette période sera une occasion de m’occuper de mes affaires. Parce qu’il faut le dire, il y aura un après. Et c’est ici que chacun d’entre nous doit prendre ce moment de pause forcée pour réfléchir à la meilleure façon d’apporter sa contribution dans ce monde qui nous démontre que le bonheur est en nous et non à l’extérieur de nous. Une pause pour la planète qui voit déjà des effets bénéfiques dans les endroits où les humains ont arrêté leur course à la consommation et à la production. Le ciel bleu est revenu à Wuhan, les dauphins s’amusent dans les eaux de Venise, la couche d’ozone montre des signes de guérison etc. Je ne dis pas ici qu’il faudra vivre d’amour et d’eau fraîche, pas du tout. Mais repenser sa vie, ça inclut forcément de considérer sa contribution à construire un monde plus équilibré.

Ici des bonnes nouvelles parce que oui, il y en a :

Le Web c’est pour toutes les entreprises

Je prêche pour le virtuel depuis ses tous débuts. Mes clients actuels sont équipés pour affronter cette crise. Leur site Web explose. Leurs ventes aussi. Leur service en ligne est dorénavant non seulement utile, mais absolument nécessaire et sous peu le seul moyen de magasiner. Ça change les paradigmes de la Présence. Des employés sont déjà affairés à répondre aux clients en ligne, préparer les paquets, les livrer, etc. Le volume de transactions en ligne est monté en flèche. Le Web comme respirateur économique va démontrer son utilité comme jamais.

Mais vous, étiez-vous prêt? Aviez-vous un service en ligne en temps réel? Une boutique avec des étagères virtuelles bien organisées? Des inventaires bien gérés? Des employés bien formés? Des fonctionnalités de paiement en ligne efficaces? Avez-vous des canaux de communications en ligne efficaces? En temps réel? Peut-être que vous devriez vous y mettre, même si vous croyez que ce n’est pas le temps, demandez-vous quand ça sera le temps si ce n’est pas maintenant.

Déjà des artistes qui me demandent comment faire des spectacles en webdiffusion avec des paniers d’achat ou de dons. C’est une excellente idée, mais le problème est que les plus riches artistes offrent déjà du divertissement gratuitement sur leur page Facebook, mais aussi parce que tous les artistes ont eu la même idée en même temps, i-e trop tard! Qui va payer maintenant que plus de la moitié de la main-d’œuvre est en chômage forcé? Cela nous ramène aux services essentiels. La crise a ça de vraiment négatif; elle met les freins sur la consommation et souvent pour un long moment. Mais ça ne restera pas comme ça éternellement, c’est notre plus grand souhait.

Un peu comme un hiver qui n’en finit plus, le printemps finira par arriver dans le ciel économique. Lorsque nous aurons fini de compter les morts et que nous les aurons enterrés. Que nous aurons terminé de ramasser le personnel de la santé en burn-out et tous les autres qui travaillent dans l’ombre, oui les bourgeons de l’espoir commenceront à renaître. Mais quel sera notre état d’esprit? Aurons-nous maturé comme individu? Comme société? Prendrons-nous enfin conscience que si un simple micro-organisme peut chambouler nos vies, il serait temps de réaliser que nous sommes ce micro-organisme, cette bactérie mangeuse de la terre!

À bas régime; l’éloge de la lenteur

Plusieurs y voient une homéostasie de la planète, un « reset » forcé qui sera bénéfique à mère Nature. Un moment de reconsidérer nos véritables besoins et d’agir avec plus de contrôle et de sagesse face à nos habitudes de consommation. Vous me direz que c’est important de se « stocker » du papier de toilette, mais je pensais plus à cette notion d’économie circulaire qui ne dépend pas de la Chine ou des É.-U. Une économie locale qui assure notre autonomie comme société. Celle qui permettrait de fermer les frontières et de continuer à vivre très bien entre nous sans manquer de rien.

Cette crise nous rappelle que nos agriculteurs, nos artisans, nos commerces et nos fabricants locaux sont hyper importants pour réduire notre dépendance sur les marchés extérieurs. Au-delà d’un simple concept, l’autonomie alimentaire et celle de nos biens de consommation essentiels devraient nous forcer à revoir nos priorités d’achat et d’organisation. Peut-être faudra-t-il un « shut down » planétaire de deux semaines obligatoires chaque année pour ralentir tous ensembles? Les religions appellent cela le carême, le ramadan etc. une pause forcée ensemble!

L’écohérence est la solution pour une société indépendante

écohérenceVous m’avez sûrement déjà entendu parler du concept de l’écohérence (éco + cohérence). Un concept articulé et porté par Yves Lusignan qui nous rappelle que l’économie et l’écologie doivent vivre en parfaite cohérence. Ce virus ne s’appelle pas Greta, mais il nous rappelle notre fragilité collective et notre dépendance à la consommation. Il nous force à nous arrêter bien malgré nous. Il nous force à réduire notre empreinte écologique de façon drastique. Il nous force à penser aux autres d’abord. Il nous force à encaisser notre part de sacrifices. Il nous force à nous rapprocher des nôtres. Il nous rappelle que les technologies sont dorénavant notre fil conducteur pour rester connecté les uns aux autres. Il nous rappelle qu’avant la pandémie, il y avait déjà une urgence et curieusement la vie s’est chargée de nous jeter en quarantaine brusquement sans préavis.

Il nous rappelle aussi que dans les 50 nuances d’humains, il y a ceux qui désinforment, qui nuisent par des messages haineux, qui profitent malicieusement de la situation et j’en passe. Par contre, dans ces nuances, il y a aussi ceux qui voient Dieu dans cette crise, qui voient l’éveil de la conscience et qui parfois voient même des licornes. Mais entre ces deux extrêmes pouvons-nous simplement admettre que l’heure est à mettre fin à notre adolescence rebelle et immature comme société? Il est temps de devenir des adultes responsables et matures qui prendront des décisions pour leur bien certes, mais surtout pour les générations à venir.

L’histoire se répète

À la fin de 1999, je remettais un travail de maîtrise sur le télétravail. Vingt ans plus tard, cette réflexion est encore d’actualité. C’est la panique pour les entreprises non préparées. En 2005, lors de la crise du SRAS, j’ai investi la majorité de mes économies dans une entreprise de webdiffusion (que j’ai perdues aussi 😦 ). Ce fut le début des retransmissions en direct via le Web. La naissance d’une nouvelle industrie de la vidéo sur IP. Cette crise me rappelle que parfois les événements chocs apportent des occasions de revoir nos façons de faire. De réévaluer nos offres au passage peut aussi s’avérer salutaire dans ces moments de crise. Mais une chose est certaine, il y a dans cette pause forcée la plus belle opportunité de revoir l’organisation du travail pour réduire les déplacements. Il y aura un AVANT et un APRÈS la crise de la COVID19. Pour le moment, nous sommes dans le PENDANT et je dois admettre que c’est très anxiogène. Apprenons à respirer et à réfléchir aux solutions plutôt que céder à la panique. Gardons l’œil ouvert autour de nous pour nous soutenir collectivement!

Les tempêtes finissent toujours par apporter le soleil! Rappelez-vous que notre système immunitaire est crucial en cette période de contagion, mais notre système humanitaire est encore plus important en cette période d’anxiété collective!

Et il y a un message que j’avais écrit dans cet article de 2014 sur l’économie de partage basé sur la théorie de Darwin qui nous rappelle que ce ne sont pas les plus forts, mais les plus adaptables qui survivront dans ce nouveau monde qui met les réseaux virtuels en avant-plan avec l’argent virtuel au passage. Comme un coup de semonce qui nous rappelle que depuis la nuit des temps l’humanité est forcée de s’adapter avec chaque crise et celle-ci pourrait bien être celle du dernier tremplin pour abandonner certaines habitudes et justifier l’obligation d’en prendre d’autres. Restons vigilants, contrôler nos vies en pareilles circonstances c’est bien, mais il ne faut pas en profiter pour que nos gouvernements abusent de la situation. C’est le terroir parfait pour les « dictateurs » et « Big brother ».

 

Lavez-vous les mains et faites de la distanciation sociale et souhaitons que les victimes de la COVID19 soient peu nombreuses. Soyons matures collectivement!

Bon courage!

PS Si vous avez besoin de conseils en ces temps de crise avec vos affaires, je suis disponible pour vous. J’offre les premières quinze minutes gratuitement prenez un rendez-vous téléphonique ici.

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