Le cancer du pseudonyme

logofinalsbIl y a quelques jours j’entendais à la radio que Stephen King avait eu un pseudonyme et même deux. Ce fameux pseudonyme ou « alias » ou nom d’usager en langage Internet existait depuis fort longtemps et bien avant l’arrivée d’Internet. Ce qui est drôle, c’est que Richard Bachman n’était nullement associé à Stephen King. En tout cas, pas par moi et bien d’autres de toute évidence. Un écrivain secret qui pouvait avoir une 2ème carrière, un 2ème style d’écriture et toute la folie nécessaire pour sortir du traditionnel Stephen King. Lorsqu’un nom personnel devient une marque, il faut inventer un autre nom.

 C’est là que tout cela devient drôle. Stephen King prétend que Richard Bachman est mort d’un cancer du pseudonyme lorsqu’interviewé sur le retour de celui-ci pour son dernier livre « Blaze ». Un roman oublié dans un fond de tiroir écrit bien avant l’inoubliable Carie. La notion de mort du pseudonyme est plus profonde que l’on croit.

Je dis souvent que le phénomène social qu’est Internet n’est qu’une reproduction à grande échelle de tout ce qui était réservé à une élite à une époque où les moyens technologiques n’existaient pas. Lorsque les premiers balbutiements de réseaux sociaux apparurent, le Net avait déjà réussi à faire une percée basée sur le phénomène de l’anonymat. Tout le monde s’inventait des pseudonymes et des vies sur mesure. Le même phénomène incroyable qui en a fait reculer plus d’un sur la valeur de cet outil : les usurpateurs d’identité. Même si certains prennent encore leurs pieds avec ces fausses vies, il y a le courant inverse qui est né avec les Facebook de ce monde et les MySpace, Youtube et compagnie. Lire la suite

Attention sagesse populaire en révolution!

logofinalsbAu moment d’écrire ces lignes, le grand concert en l’honneur de Barack Obama est sur le point de commencer et l’assermentation du 44ème président des États-Unis (et 1er à titre de président Afro-américain) aura lieu dans 2 jours. La planète retient son souffle alors que finalement nous attendons tous l’assermentation du 1er « espoir mondial ». Un signe incontestable que la sagesse populaire est en révolution!

 

Aujourd’hui dans Google nous retrouvons :

·         275 000 000 liens pour Obama et 110 000 000 pour Barack Obama

·         22 934 000 liens pour les mots crise alimentaire et « food crisis »

·         56 450 000 liens pour les mots « crise économique et « economic crisis »

 

Les deux crises les plus importantes ne totalisent pas ensemble la moitié de l’intérêt global pour Obama lui-même. C’est dire à quel point notre nouvel ami suscite beaucoup d’attention. Il y a à peine quelques années, je n’aurais pas pu partager ces informations avec vous parce que je n’en aurais pas eu la moindre idée. C’est dire à quel point la révolution sur l’accès à l’information et sur la diffusion de l’information a changé à jamais le contrôle de l’information dans notre société. Les pseudos experts ont la vie difficile depuis que la richesse de l’information est partagée plus équitablement.

 

En lisant le livre « Freakonomics » pendant mes vacances (faut bien accompagner les margaritas!), j’ai découvert des vérités que je soupçonnais, mais, outre mon intuition, elle ne tenait pas à grand-chose. Les découvertes sont nombreuses et je ne veux pas en faire l’objet de mon blogue. Par contre, une fois de plus j’ai réalisé à quel point la sagesse populaire que les auteurs analysent et assassinent dans le livre est dictée par des perceptions et des informations biaisées et colportées par les médias. Grâce à l’étude approfondie et originale des données économiques, l’économiste atypique Steven D. Levitt nous démontre pourquoi une piscine est plus dangereuse pour vos enfants qu’une arme feu et pourquoi les agents d’immeubles vendent leur propre maison plus cher que la vôtre. Autant de découvertes à priori insignifiantes, mais absolument révélatrices sur l’importance du pouvoir de l’expert quant il s’agit de partager et manipuler les informations, pouvoir largement menacé par de tels livres et par le pouvoir viral de l’Internet évidemment. Lire la suite

Un océan de confiance pour 2009!

logofinalsbUne autre année vient de s’envoler. Nous abordons déjà la dernière année d’une décennie qui a passé plus vite que l’éclair. Il me semble hier encore que la planète entière retenait son souffle pour le passage à l’an 2000. Année charnière qui allait faire naître le concept de la paranoïa numérique avec le fameux bug de l’an 2000. Même les plus sceptiques allaient reporter leur voyage afin d’éviter d’être en plein vol lors du passage au fameux 2-0-0-0. Dieu sait (nous aussi) que les informaticiens et les compagnies de TI ont fait leurs choux gras de cette panacée. Le pire c’est que nous ne saurons jamais si c’est 10 ou 50 ou 100% des efforts qui furent utiles et justifiés. Il faut faire confiance aux jugements des experts… Oups…un gros mot: Confiance! Trouvez-vous cela facile de faire confiance depuis un certain temps? Lire la suite