Le prochain siècle vu par les américains : la Présence des autruches!

Les USA dans 10 ans

PS MAJ le 16 octobre 2013! Le parlement des É.-U. est paralysé par les républicains (Tea Party) et le monde entier attend de savoir si la facture de 50 milliards sera payée aux détenteurs de débentures échues le 21 octobre prochain!

Au moment même de la sortie du I-Pad (voir vidéo youtube amusante en anglais), Barack Obama célèbre sa victoire, là ou des dizaines d’autres présidents avant lui avaient échoué, en instaurant le premier système de soins universels aux USA. Bravo pour toutes celles belles démonstrations de leadership sans équivoque à saveur américaine. Leadership? Pas vraiment! [SB] Si Barack Obama a besoin de montrer son leadership, je pense que maintenant serait le bon moment. Une poignée de réductibles paralyse le monde, ce n’est pas cela la démocratie.

En mars 2010, le Time sortait son numéro spécial annuel qui s’intitule « 10 ideas for the next 10 years ». Ce qui est frappant, c’est que la 1ère tendance qui est présentée par le journaliste, Andres Martinez repose sur la prédiction que le prochain siècle sera « américain ». Ainsi peut-on lire que les américains se perçoivent encore comme la 1ère puissance du monde. M. Martinez affirme que les fatalistes qui annoncent le déclin de l’empire américain ont tort de penser ainsi. Pourquoi? C’est là que le chauvinisme américain fait sourire. Selon ce journaliste, la culture américaine est la plus répandue dans le monde et combinée au pouvoir de Apple et Google (entreprise la plus admirée des québécois?!?!) pour influencer le cours de l’évolution technologique, on peut être certain que les USA vont certainement inventer la prochaine « grosse affaire ». Avec seulement 5% de la population mondiale et 25% de la création de valeur économique, leur règne est loin d’être en déclin. Il ose même dire que malgré que le système politique soit paralysé à Washington (pas les moyens de leurs ambitions) que la prochaine révolution médicale ou en matière d’extraction pétrolière sera assurément américaine. « God save the Queen ! » Pendant ce temps… Lire la suite

Leçon d’e-conomie : Faire des omelettes sans casser des œufs!

J’ai eu le privilège d’assister à une conférence privée le 16 septembre dernier (2009) avec l’économiste en chef et stratège de la Banque Laurentienne, M. Carlos Leitao (classé no : 2 au monde). Privilège étant le mot exact pour qualifier l’invitation que Pasquale D’Ambrosio, courtier en valeurs mobilières chez VMBL, m’a généreusement proposée, car cette conférence résonne encore dans ma tête depuis ce temps.

Je suis sortie de cette conférence vraiment préoccupée par l’avenir de notre économie. Saviez-vous par exemple que les États-Unis ont atteint un taux d’endettement de 100% pour des années à venir? Juste pour payer les intérêts, il faudra qu’ils obtiennent  des performances de plus de 4% du PIB (produits intérieurs bruts). C’est insoutenable. Vulgarisons un peu. Imaginez un fermier qui possède 100 poules qui produisent un œuf par jour. Chaque œuf pondu est déjà engagé à payer le médecin, l’épicier, le boucher etc. pour des consommations passées. Alors pour obtenir de nouveaux biens ou services, il faudra que ses poules soient plus productives. Il faudra que 4 œufs soient pondus en surplus pour les intérêts et que d’autres surplus soient créer pour la croissance. Comment améliorer le rendement des poules? Le fermier ne peut pas acheter plus de poules, il n’a pas d’argent. Le fermier ne peut pas améliorer les conditions de ses poules…il n’a pas d’argent. Même s’ils vendaient plus d’œufs, les poules ne peuvent pondre plus. Il doit aussi prier pour éviter de casser des œufs. Lire la suite

Que le grand fric me troque!

Les modèles d’affaires du Web évoluent et les médias tentent de s’adapter

Si la nécessité est la mère de toutes les inventions, la peur de l’extinction doit en être le père!

Magazine MineLe magazine Time n’échappe pas à la baisse des revenus publicitaires. Les conséquences apocalyptiques qui planent sur cette industrie semblent stimuler la créativité de survie (voir blogue Sagesse populaire en révolution). Ainsi, je viens d’apprendre que le groupe Time a décidé de tenter une expérience pour un temps limité avec un nouveau magazine intitulé « Mine » (pas dans le sens de bonne mine ou Ti-mine), mais dans le sens de « mien ». Le nouveau magazine se convertit, le temps du test de marché, en une édition qui sera personnalisée au goût des lecteurs qui pourront sélectionner cinq champs d’intérêts parmi les 8 différentes publications de la filiale de Time Warner, un géant aux pieds d’argile.

Basé sur le principe de la consommation à la carte, un lecteur pourra ainsi se bâtir un magazine sur mesure et se le faire livrer à sa porte. Il y a un total de 56 possibilités éditoriales et une fois la combinaison choisie, il n’est pas possible de les changer. Si nous pouvons comprendre comment l’idée est née, il est plus difficile de justifier de quelle façon les lecteurs, habitués à l’idée de l’information à la carte grâce à Internet, reviendront à un jour à un magazine payant simplement parce que Time l’imprime pour vous (le test de marché est actuellement gratuit). Au fond, l’idée est aussi axée sur le principe qu’un lecteur de la version en ligne pourra aussi l’imprimer lui-même. À moindre coût, osons-nous présumer. Je ne miserais pas ma chemise sur le potentiel de ce concept, mais quand le sol menace de s’écrouler sous nos pieds, j’imagine que nous sommes prêts à tenter n’importe quoi. Le Figaro fait une bonne analyse de ce concept. Voir article du Figaro. Lire la suite