L’urgence de développer des chefs de la Présence

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Pas un seul jour ne passe dans l’actualité sans que nous soyons les témoins passifs, parfois actifs, de nouvelles fracassantes qui repoussent, soit les limites de l’horreur, soit les frontières de l’innovation. Notre monde est désespérément à la recherche d’un nouveau modèle de société. Ce besoin est accéléré par les nouvelles technologies notamment. Pourtant la majorité des acteurs aux commandes tiennent au statu quo parce que le pouvoir confirme indéniablement, depuis des millénaires, que nourrir l’ambition est finalement une utopie puisque c’est un appétit insatiable. Or, le chef de la Présence a un seul appétit : celui de l’atteinte de la mission fondamentale de son entreprise. Il se pose comme un ardent défenseur des valeurs, un exemple de ces valeurs, et il sait que l’éthique (ou le manque) a un coût. Il fait les choix difficiles en priorisant ses employés et ses clients avant les actionnaires, ceux que j’ai surnommés les terroristes de la Présence. Bien sûr, il faut adapter le vocabulaire au contexte du leadership, je me concentrerai dans cet article sur les chefs d’entreprises, mais tous les leaders sont concernés.

Où sont les chefs de la Présence?

C’est une question qui se pose depuis fort longtemps. J’écris d’ailleurs depuis 9 ans sur ce sujet et d’autres sujets connexes dans mon blogue. Je ne sais pas si vous avez déjà lu le livre de Ayn Rand, Atlas Shrugged (La grève, ou la révolte d’Atlas), ou visionné le film en trois parties, sinon je vous le recommande vivement. Sa vision exprimée en 1957 se matérialise lentement, mais sûrement, près de 60 ans après la sortie critiquée de son livre. Boudé par l’establishment à l’époque, ce livre sorti des boules à mites à titre de succès posthume prouvera que la vision d’une femme pouvait être non seulement percutante et criante de vérité, mais empreinte d’une lucidité et d’une vision dénonciatrice du modèle de la société interventionniste dans laquelle nous vivons depuis trop longtemps. Ce livre est le 2e plus lu après la bible aux États-Unis, c’est dire à quel point plusieurs partagent la vision de cette femme que j’ai découverte avec fascination l’an dernier et qui a proposé la philosophie objectivisme. Je n’en revenais pas. Le fondement est simple : nul n’appartient à qui que ce soit. Le crédo du protagoniste, John Galt est : Lire la suite

Prêt pour le capitalisme féminin en cette nouvelle ère relationnelle?

D’abord bravo messieurs si vous êtes prêt à lire ce billet, car il s’adresse à vous! Non pas que les lectrices ne seront pas comblées, bien au contraire, mais la réalité est qu’elles sont naturellement attirées par un tel titre. C’est donc naturel de vous féliciter. À quelques jours de la Journée de la Femme, je me disais que le moment était bien choisi pour parler des valeurs requises en ce 21e siècle pour réussir en affaires et dans sa vie.

Les valeurs dites féminines, c’est quoi?

Capitalisme féminin et valeurs fémininesPour aborder ce billet, il est primordial de définir exactement ce que sont les valeurs féminines. J’ai commencé à m’intéresser à cette notion en 2006, à l’époque où je commençais à donner des conférences. Mon thème de prédilection étant : Le future s’écrit avec un « e »! , je fais la démonstration toute simple, avec cette conférence, que l’avenir est assurément féminin puisque tout converge vers un monde relationnel où bâtir des relations est la clé du succès. Vous êtes sans doute familiers avec la notion du Yin et du Yang d’où le féminin et le masculin. Le Yang interpelle le chasseur qui conquiert sans cesse la terre de l’autre et le Yin interpelle la partie en nous qui ressemble au fermier qui doit cultiver sa terre. Normal que bâtir et entretenir des relations soit tout à fait féminin dans cette conception binaire du monde où le soin de l’autre est le propre du Yin.

Un peu plus tard, au moment où je prends la présidence du CEFQ (Centre d’entrepreneuriat féminin du Québec), la réflexion stratégique réveille cette question sensible : devons-nous ouvrir le CEFQ aux hommes également? En effet, au cours de cette période de transition, nous étions très perplexes sur la question de l’exclusivité des femmes dans ce centre de formation dédié aux entrepreneures. Les recherches eurent tôt fait de nous orienter sur la bonne voie à prendre : le capitalisme féminin. En effet, pratiquer l’entrepreneuriat axé sur les valeurs féminines allait ouvrir la porte aux entrepreneurs, quel que soit leur sexe, pourvu qu’ils soient en mesure de cultiver ces valeurs dites « féminines ». J’ai découvert, pas moins de trois livres sur le sujet écrits, de surcroît, par des hommes (voir « Vers un capitalisme féminin« ). En effet, à l’ère des entreprises branchées sur le monde, toutes les valeurs dites féminines sont la clé de la réussite et ces auteurs ont donné une voix au capitalisme féminin. Dur pour l’égo masculin, mais le discours est sans équivoque, il appelle tous les gens d’affaires à travailler sur les valeurs suivantes (ici le mot valeur est pris au sens large et pourrait être aussi remplacé par attitude):

  • primauté de la relation
  • capacité d’écoute
  • intuition
  • humilité
  • mobilisation
  • culture mentorale
  • pérennité
  • souplesse
  • minutie
  • besoin de justice et d’équité
  • loyauté
  • apprentissage continu
  • collaboration
  • gestion participative et inclusion

Faut-il être une femme pour pratiquer ces valeurs?

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Vivement de vraies femmes d’influence : le future s’écrit avec un ‘e’!

Le future s'écrit avec un ''e''!Le future s’écrit avec un « e » encore plus vrai en 2013!

Cet article a été écrit en 2010, lors du 100e anniversaire de la Journée internationale de la femme! En relisant ce texte, je dois malheureusement constater qu’il est encore d’actualités et plus que jamais. Je vous invite à lire et à partager.

8 mars 2010 – 2011 – 2012 – 2013 et ?

Je ne pouvais passer outre sur le sujet des femmes dans ce blogue en l’hommage du 100ème anniversaire de la journée de la femme. Honnêtement, j’ai été très surprise lorsque j’ai réalisé que cela fait déjà un siècle qu’une journaliste allemande du nom de Clara Zetkin a proposé en 1910 qu’une journée soit réservée pour célébrer la femme. Depuis ce temps, le monde a compris la nécessité de se battre pour les droits égalitaires des femmes.

La question est malheureusement toujours d’actualité. Vous en doutez? Je peux affirmer que cette question de la pertinence du débat de l’égalité des droits est peut-être un acquis dans la tête de certaines femmes d’influence, qui ont bien réussi ou pire de certaines jeunes femmes qui prennent pour acquis ces victoires en oubliant les luttes qui ont été mené pour y arriver, mais dans les faits, les femmes de la terre entière vous diront que le combat est loin d’être terminé. Le discours de Lise Payette lors de la remise de son doctorat honorifique de l’UQÀM à cet effet est vraiment touchant et criant de vérité. On ne fait pas de révolution le ventre bien plein et avec une sacoche Gucci sous le bras! Lire la suite