Éthique, religion, culture, contrôle : le Web nouvelle plateforme de guerre du bien et du mal!

7 12 2011

Je suis toujours étonnée de voir à quel point le Web s’installe dans toutes les sphères de nos vies comme l’air que l’on respire. Il ne se passe un jour depuis des mois, où un dirigeant spirituel, politique ou un nouveau dieu « geek » ne fait pas une sortie pour ou contre le Web et la liberté d’expression. Entre les tenants du contrôle et ceux de la totale liberté d’expression oscillent les marionnettes économiques qui voient leurs intérêts changés au fil des offres qui changent leur opinion.

Ailleurs dans le monde : le Web un terrain virtuel de guerre de religion

Ce n’est pas moi qui va vous renseigner sur le printemps arabe et encore moins sur les conséquences de cette nouvelle communauté que nous appelons les indignés. Le Web a permis l’avènement d’une communication instantanée et a permis le soulèvement des égyptiens et de bien d’autres jeunes à travers le monde. La Chine se débat comme un diable dans l’eau bénite avec d’autres pays asiatiques en faveur d’un contrôle étroit du Web comme le Vietnam voire d’une absolue main mise sur les frontières virtuelles. Voilà maintenant l’Inde qui exige aux nouveaux dieux « geek » comme Google et Facebook de permettre le filtrage des commentaires et photos dites offensantes. Une méchante maille dans le tricot virtuel, car il faut d’abord définir « offensant » et surtout comprendre que le phénomène du Web est aux antipodes du bâillon. Au nom de tous les dieux du monde, on veut prendre le contrôle de l’incontrôlable. Des jours pénibles sont à prévoir dans le monde de la liberté d’expression. Pendant ce temps, le Vatican ouvre un compte twitter afin de profiter du pouvoir de contagion que les médias sociaux offrent pour leurs besoins d’expansion. Une belle dichotomie qui soulève le débat de fond de plusieurs enjeux : contrôler ou influencer?

En Europe : Sarcozy se laisse charmer par la main du dieu Google Lire la suite »





Les médias sociaux et la gestion des courriels : un gros plus avec la LOI C-28!

22 11 2011

Un sujet qui fera couler beaucoup d’encre au Canada d’ici la mise en application dès janvier de la nouvelle loi encadrant l’envoi de courriels non-sollicités. Ce n’est pas un sujet très sexy comme sujet, mais avec le nombre de marketeurs qui vont se gratter le fond de la tête sous peu, il est opportun de regarder ce défi avec un angle créatif. Sans oublier que les conséquences pourraient être graves pour l’entreprise qui osera polluer votre boîte de courriel.

Les grandes lignes de la  Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux internet et sans fil ou Loi C-28.

D’abord, ce blogue ne vise pas à vulgariser les tenants et aboutissants de cette loi, car de nombreux blogueurs le font et le feront d’ici là. D’ailleurs, allez lire le texte de loi au lien suivant, vous pourrez vous faire une excellente idée des conséquences du non respect de la nouvelle loi. Vous n’hésiterez pas un instant à vous y conformer. Imaginez qu’un internaute puisse faire une plainte jusqu’à 3 ans après la réception d’un pourriel. Honnêtement, ça donne des frissons dans le dos. Il y a de quoi refroidir les ardeurs des plus audacieux. Mais le plus important dans l’objectif de cette LOI, c’est de forcer les entreprises à obtenir votre consentement explicite ou implicite et à le prouver aux autorités visés, le moment venu, que vous aviez accepté de recevoir des courriels en provenance de cette entreprise. Cette LOI ressemble étrangement à celle que les États-Unis ont adoptée depuis 2003, et combinée à loi C-29 (Loi modifiant la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques), place le Canada en ligne avec la philosophie américaine. Presque une décennie entière de liberté supplémentaire pour les délinquants canadiens.

Le défi de gestion de ses listes de courriel avec de telles contraintes?

Disons que les départements légaux des grandes entreprises ont sûrement déjà proposé des solutions aux différents secteurs visés. Pour les plus chanceux, il y a donc toute une équipe légale pour les aider à y voir plus clair. Viennent ensuite les petites entreprise qui ont les moyens de consulter et qui pourront débloquer un budget spécial pour ce dossier de conformité prioritaire. Mais qu’en est-il de toutes les petites entreprises ou les travailleurs autonomes qui voudront se conformer et qui ne savent pas vraiment par quel bout prendre cette nouvelle patate chaude? Lire la suite »





Apprendre à survivre dans l’économie d’attention : le nouvel art du CTA (Calls-to-Action)

14 11 2011

Attention! La nouvelle économie de l’attention veut votre attention! Je crois qu’il serait difficile d’attirer plus longuement votre attention sur le mot attention. À l’ère de la surexposition et des multiples plateformes, attirer l’attention des consommateurs est devenu le principal défi des marketeurs. C’est ce que le livre « The Attention Economy: Understanding the New Currency of Business » par Thomas H. Davenport et John C. Beck essaie de démystifier. Voici un extrait révélateur du livre traduit librement :

« L’attention est un engagement du mental concentré sur un élément particulier d’information. Les informations arrivent dans notre champ de vision, nous sommes attirés par un élément particulier et nous décidons d’agir ou non sur cette information.(Davenport & Beck 2001, p. 20) »

Un réel défi : attirer votre attention !

L’économie d’attention tient particulièrement dans le défi d’amener les consommateurs à remarquer la publicité. Les médias traditionnels ont compris depuis longtemps l’ampleur de ce défi et en publicité, nous parlons de AIDA pour l’acronyme de : Attention – Intérêt – Désir et Action. Quatre objectifs intimement liés qui vise un seul but, celui de vous faire acheter ou de consommer. L’attention est donc importante et c’est la première étape dans le processus de conversion des non-consommateurs. Comme le coût de diffuser de la publicité est devenu marginal, le défi est donc réellement d’attirer votre attention. Avec des centaines d’exposition par jour, on peut comprendre le niveau de difficulté du défi. Sans compter que nous vivons à l’ère du déficit d’attention généralisé, un défi à plus d’un niveau faut-il préciser.

Gérer l’attention, un verbe très interactif

L’objectif ultime est de vous amener à la quatrième étape soit : l’action ! Lire la suite »





Mettez l’effet de levier vidéo dans vos stratégies marketing!

8 11 2011

Comme vous le savez sans doute, la vidéo est très utile pour ajouter une touche d’émotions dans vos communications. Je peux en parler après 7 ans dans l’industrie de la vidéo sur IP. Le problème est que malgré la facilité avec laquelle les entreprises peuvent produire du matériel vidéo, le pas se fait lent vers les communications enrichies. Pourquoi alors ne pas vous servir de vos vidéos pour faire un peu plus qu’une intégration dans vos sites Web? Vous verrez l’effet dans vos résultats et dans votre référencement c’est magique!

Voici quelques trucs inspirés de mon expérience et de HubSpot

  1. Ajoutez des « Call-to-Action » ou des incitations à l’action

    Si une image vaut mille mots, une vidéo vaut mille images. Vous pouvez en quelques secondes transmettre un message clair et efficace qu’il vous serait impossible de faire avec un texte. Encore faut-il que le spectateur ait envie de l’écouter jusqu’au bout et surtout qu’à la fin de son visionnement ou à un moment précis, il puisse interagir avec la vidéo. Ajouter des « Call-to-Action » lorsque le spectateur est dans le momentum pourrait s’avérer la meilleure décision marketing de votre carrière. Non seulement pouvez-vous mesurer les résultats, mais en facilitant l’action, vous créez un environnement propice à l’achat spontané. Une vidéo sans « Call-to-Action », c’est comme un site Web sans formulaire de contact ou avec rien à vendre.

  2. Optez pour des listes de distribution privées avec Youtube

    Vous croyez que Youtube est un grand canal public? Et bien, détrompez-vous. En utilisant la fonction «Non répertoriée », vous pouvez diffuser vos vidéos seulement aux personnes qui reçoivent le lien. Très utile pour des listes ciblées et surtout pour éviter que votre vidéo se retrouve dans les propositions de Youtube. Qui veut voir une vidéo de remerciement ou une invitation ciblée. Vous pourrez en plus, avoir des statistiques de visionnement fort utiles pour vos analyses. L’option privée est à éviter, car elle limite le potentiel viral.

  3. Utilisez les codes QR pour du contenu privé Lire la suite »




Journalisme à l’ère 2.0 : le pouvoir d’abattre ou le devoir de débattre?

26 09 2011

J’ai vécu toute une expérience avec le lancement de mobybak la semaine dernière. Ce fut un véritable marathon avec le milieu journalistique qui a saisi la nouvelle au bond pour créer un peu de sensation et de provocation dans leur média respectif. Entre des animateurs radio et des journalistes trop contents de crier à l’invasion et la paranoïa de la surveillance et ceux trop heureux de voir enfin une alternative aux solutions drastiques proposées pour encadrer les jeunes au volant comme le couvre-feu, il ne semblait pas y avoir de place pour une position ambigüe.

Des débats à sens uniques à l’ère de l’interactivité!

C’est quand même curieux de constater que certaines personnes agissant à titre d’animateurs prétendent stimuler des débats avec le public, alors qu’ils ne laissent aucune place pour les opinions contraires à la leur. Ils annoncent d’emblée un débat par exemple sur le nouveau système de repérage par GPS de mobybak et la minute après, me voilà en entrevue expéditive pour savoir si le système pourrait être utile aux couples qui souhaitent surveiller leur conjoint. Une utilisation dérivée d’un système qui n’a pas été conçu pour ça et surtout qui vise d’abord à faire la promotion des bonnes habitudes de conduite et non des bonnes règles de conduites morales. Aucune question sur l’utilité de notre outil de coaching. Finalement, le débat n’est pas encore commencé qu’il est déjà dévié. Le pire c’est que même dans leur site, la capacité de nourrir le débat lancé était inexistante. Un débat à une vitesse… la leur et surtout à un sens unique!

J’écoutais un épisode de Mirador et le fils ambitieux disait de son père qui a subit une commotion cérébrale : « Le père n’a plus de filtre, il dit

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20 ans pour le World Wide Web et un passé non garant de l’avenir!

15 08 2011

Au lendemain de mon 28ème anniversaire de naissance, le WWW naissait. J’étais déjà bien en selle pour une carrière bancaire à la recherche de défis marketing. Lorsque je regarde les jeunes à 28 ans aujourd’hui, j’en connais peu qui n’ont pas un téléphone intelligent branché aux doigts et une attitude « réseaux sociaux ». L’apparition de l’Internet aura pris un peu plus qu’une décennie à se démocratiser dans les maisons et les bureaux pour être complètement intégré dans nos mœurs en 2011. Avec les effets positifs et négatifs que l’Internet et les réseaux sociaux ont eu dans nos vies, on peut aussi se demander où sera le WWW dans 20 ans?

Le Web est mort!

J’ai écrit le 7 septembre 2010, « Le web est mort et les martiens envahissent la terre » parce que j’avais lu une prédiction pour le moins loufoque qui annonçait que le Web était mort ou du moins à l’agonie. Un an plus tard, je reçois encore des prophéties qui résonnent sur la même fréquence. Décidément, cette insistance m’interpelle et suscite ma curiosité. J’ai donc fait des recherches plus poussées et écouter les tenants d’une telle théorie et je dois dire que je comprends mieux cette affirmation. Je la comprends, mais ne la partage pas tout à fait. Selon les protagonistes de la théorie de la mort annoncée du Web, les bonnes années sont terminées. Fini les opportunistes qui peuvent dorénavant tirer leur épingle du jeu en proposant des sites simples et des concepts viraux de faible envergure. « The game is over! »

Une consolidation sans précédent Lire la suite »






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