La mission sociale poétique dans l’espace de Guy Laliberté est vraiment terminée. Le temps des bilans est maintenant approprié. Il faut toujours un peu de recul pour analyser les résultats de toute initiative et surtout lorsqu’elle est d’une telle ampleur. Dieu sait qu’il en a fait couler de l’encre et rouler bien des langues notre cher compatriote québécois. Pour notre ego national, Guy Laliberté et le Cirque du Soleil sont comme du supplément vitaminique. Une dose collective de torses bombés, hauts et fiers, qui regardent briller leur étoile dans le firmament. En ces temps chaotique, donnons lui le mérite d’avoir mis du piquant dans notre quotidien un peu terne et d’avoir fait tourner… l’économie!
J’ai toujours dit que l’argent, c’est la liberté. Toutefois, je ne savais pas à quel point, l’argent était vraiment synonyme de Laliberté. Si Richard Branson, Bill Gates ou Steve Jobs avaient pris un maigre 35 000 000 $ dans leur compte personnel au nom de leur plaisir individuel, nul n’aurait été surpris, pas même Richard Martineau ou Rima Elkoury. Surtout personne n’aurait questionné la justification d’une telle dépense au nom de la liberté. Tout le monde applaudirait aussi pour les ± 10 000 000 $ investis pour le spectacle « De la terre aux étoiles pour l’eau » avec Guy Laliberté guidant le spectacle de l’espace … en différé. Oui, tout le monde aurait salué l’initiative, car dans notre monde capitaliste, l’éthique requiert de la transparence. De la transparence, notre clown de l’espace il en a à revendre. Toutes les caméras du monde ont été braquées sur lui, avant, pendant et après son désormais voyage spatial. Les nouveaux médias via Facebook (1157 membres), Twitter recensaient toutefois peu de fans, mais le site de One Drop a été une vraie place publique avec ses quelques dizaines de milliers de gouttes et où rien n’a été censuré. Guy Laliberté récolte près de 1 000 000 de référencements sur Google et sa mission 2 000 0000. Allez à cette page de son journal de bord pour lire les commentaires d’une ex copine frustrée et d’une tante ébahie ou encore d’un clown baptisé « Bozo le clown » : vive la transparence ! Le bilan est toutefois mitigé : soit on le vénère ou soit on le calomnie. Lisez la suite de cette entrée »


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