Mission « pas éthique » : 35 000 000 de larmes?

18 10 2009

Fusée

La mission sociale poétique dans l’espace de Guy Laliberté est vraiment terminée. Le temps des bilans est maintenant approprié. Il faut toujours un peu de recul pour analyser les résultats de toute initiative et surtout lorsqu’elle est d’une telle ampleur. Dieu sait qu’il en a fait couler de l’encre et rouler bien des langues notre cher compatriote québécois. Pour notre ego national, Guy Laliberté et le Cirque du Soleil sont comme du supplément vitaminique. Une dose collective de torses bombés, hauts et fiers, qui regardent briller leur étoile dans le firmament. En ces temps chaotique, donnons lui le mérite d’avoir mis du piquant dans notre quotidien un peu terne et d’avoir fait tourner… l’économie!

J’ai toujours dit que l’argent, c’est la liberté. Toutefois, je ne savais pas à quel point, l’argent était vraiment synonyme de Laliberté. Si Richard Branson, Bill Gates ou Steve Jobs avaient pris un maigre 35 000 000 $ dans leur compte personnel au nom de leur plaisir individuel, nul n’aurait été surpris, pas même Richard Martineau ou Rima Elkoury. Surtout personne n’aurait questionné la justification d’une telle dépense au nom de la liberté. Tout le monde applaudirait aussi pour les ± 10 000 000 $ investis pour le spectacle « De la terre aux étoiles pour l’eau »  avec Guy Laliberté guidant le spectacle de l’espace … en différé. Oui, tout le monde aurait salué l’initiative, car dans notre monde capitaliste, l’éthique requiert de la transparence. De la transparence, notre clown de l’espace il en a à revendre. Toutes les caméras du monde ont été braquées sur lui, avant, pendant et après son désormais voyage spatial. Les nouveaux médias via Facebook (1157 membres), Twitter recensaient toutefois peu de fans, mais le site de One Drop a été une vraie place publique avec ses quelques dizaines de milliers de gouttes et où rien n’a été censuré. Guy Laliberté récolte près de 1 000 000 de référencements sur Google et sa mission 2 000 0000. Allez à cette page de son journal de bord pour lire les commentaires d’une ex copine frustrée et d’une tante ébahie ou encore d’un clown baptisé « Bozo le clown » : vive la transparence ! Le bilan est toutefois mitigé : soit on le vénère ou soit on le calomnie. Lisez la suite de cette entrée »





Net et pas clair!

7 09 2009

En regardant la liste des sujets que j’accumule depuis le début de l’été, j’ai noté un dénominateur commun : les décisions bizarroïdes qui semblent guider nos grands penseurs et créateurs en matière de stratégie Web.  Alors voici une liste pêle-mêle bien loin d’être exhaustive de décisions difficiles à comprendre :

  1. L’émission « Tout le monde en parle » est finalement disponible sur le web. Après que Radio-Canada se soit posé en pionnier de la webtélé et la webradio depuis presque 10 ans, comment peut-on annoncer cette nouvelle comme si c’était une révolution alors que cela fait au moins 5 ans que c’est une absurdité injustifiable? De toute façon, l’intérêt véritable est en différé et cela n’est toujours pas disponible à mon grand regret.
  2. Après le succès incontesté du Bixi à Montréal, à un point tel que la Ville de New York emboîte le pas, comment justifier que les relationnistes aient eu besoin de mentir et d’utiliser des tactiques interdites en matière de marketing pour faire valoir un service aussi génial? (voir Bixi, blogues et…bullshit) Je fus conquise dès ma première ballade comme tous les nouveaux cyclistes « sur demande ». La vérité était suffisante. Lisez la suite de cette entrée »




Quand les églises et les silos connectent le monde!

29 06 2009

Ce week-end, j’ai eu le plaisir d’échanger avec le maire d’une petite municipalité qui gère une communauté de 1500 âmes. Entre un « Scrabble » et des rénovations, voilà que je découvre quelques petits secrets de campagne qui me révèlent les défis auxquels font face tous les maires des villages du Québec. Un en particulier attire mon attention : l’accès à la haute vitesse Internet!

Lorsque nous vivons dans un grand centre urbain, nous prenons pour acquis bien des choses notamment le transport en commun, les services d’aqueduc et l’accès aux réseaux Internet à une vitesse, disons « normale ». Les compagnies de télécommunications qui ont le pouvoir de distribuer l’accès Internet, choisissent évidemment de desservir les marchés qui sont lucratifs. Or le coût pour établir les réseaux de la fibre optique étant très élevés, 1500 personnes même à un taux d’abonnement de 100%, ne suffisent pas pour justifier les coûts de l’infrastructure. Lisez la suite de cette entrée »





Y a-t-il quelqu’un au bout du fil?

22 09 2008

 

Chers fidèles blogophiles, vous pardonnerez si je ne vous parle pas tel que promis de mon outil de conférence virtuelle, mais j’y reviendrai c’est promis. Ce qui m’inspire le plus aujourd’hui, c’est les cris du cœur d’un bon ami à moi qui vit l’enfer entre ses retours d’appels ou de courriels laissés sans réponse et ses reports de rendez-vous. Il m’avoue être épuisé de relancer continuellement pour avoir une réponse ou un rendez-vous. Quand ce n’est pas un message froid et impersonnel du genre : Non merci, nous avons tout ce qu’il nous faut. Vous aurez deviné qu’il fait du développement d’affaires. Il faut en faire ou en avoir fait pour savoir que si l’enfer existe c’est bien dans les 9 « non » qu’on doit affronter pour un seul « oui » dans les « cold call » ou appels de démarchage.

 

J’ai moi-même cette pression du développement d’affaires, mais heureusement que je suis mon propre patron, je m’excuse plus facilement. N’empêche que l’angoisse du non est la trame de fond de tous ceux et celles qui doivent vendre pour se nourrir. Je ne souhaite pas aborder la dure réalité des développeurs d’affaires, mais la discussion m’a amené sur une réflexion en complément de mon article sur La synchronicité des communications. Lisez la suite de cette entrée »





Communications unifiées ou divisées?

11 09 2008

 

J’avais une importante réunion virtuelle avec la France ce mardi et je m’étais préparée à faire de ce moment, un moment fort bien branché et efficace. J’avais donc accès à un logiciel de conférence virtuelle (ou de collaboration pour les plus érudits) fin prêt pour m’accompagner dans le défi de transformer une réunion de quelques milliers de kilomètres à l’équivalent d’une réunion de moins d’un mètre. J’avais donc ce qu’il fallait pour partager mes documents, voir et entendre mon interlocuteur. Ironie du sort et preuve que l’expérience des nouvelles technologies est aussi fragile que le plus faible de ses maillons, mon expérience de conférence virtuelle a presque tourné au cauchemar. La faute à qui?  Le service Internet a planté dès la première minute de la conférence. Imaginez la situation, je n’ai plus de contact avec mon interlocuteur et j’essaie de rejoindre par cellulaire, sans succès. Je me demande s’il aura la patience de m’attendre, lui qui a bien voulu faire une réunion à 22h00 le soir pour faciliter notre coordination. Finalement, le service revient au bout de 10 minutes, mais c’est au tour de mon routeur sans fil de faire des ratés. La quantité d’infos est tellement grande à diffuser que tout bloque et plante. Le plan B doit s’activer et vite. La réunion est en péril. Lisez la suite de cette entrée »





L’expérience s’achète!

21 04 2008

Vous avez sans doute déjà entendu parler de l’économie d’expérience? Sinon, vous  avez peut-être déjà vécu une expérience dans le sens entendu par cette nouvelle économie?  Quoiqu’il en soit, il faut d’abord comprendre que les expériences sont aussi différentes des services que les produits le sont des services. Une expérience c’est quelque chose qui nous laisse un souvenir agréable. Une belle expérience devient donc contagieuse. Nous avons le goût d’en parler, mais surtout de la revivre. L’inverse est encore plus vrai.

 

Une expérience c’est avant tout l’art de la personnalisation et du service à la clientèle sur mesure. Parler d’expérience veut donc dire pour une entreprise une connaissance absolue de son client. Du moins, une connaissance suffisante pour assurer la différence entre un service et une expérience. La guerre des nerfs que se livrent les grandes entreprises sur les prix, les heures d’ouvertures, les réseaux de succursales, la qualité des services/produits, la quantité des services/produits et le sourire de son personnel requiert beaucoup de capitaux sans grands résultats. Aujourd’hui pour faire vivre des expériences à ses clients, il faut plus que le syndrome de l’imitation ou de limitation, mieux connu sous le thème du fameux « me too ». Il faut une orientation client qui dépasse le cadre d’une philosophie écrite sur le tableau de salle d’employés ou dans les politiques internes. Lisez la suite de cette entrée »





Le pouvoir d’imaginer le futur!

19 03 2008

banquedufuturJ’ai retrouvé un article que j’ai écrit en 1993 et qui a été publié par la revue le Banquier de la Banque Royale en 1994. Ce concours visait à imaginer la banque du futur pour l’édition du 125ème anniversaire de la RBC telle que la nommons aujourd’hui. Mon article avait été choisi pour faire partie de l’histoire. En le relisant, j’ai eu des frissons dans le dos. 

Il y a 15 ans, j’ai imaginé quel pourrait être le quotidien d’un directeur de succursale bancaire en 2019. Je pense que les prochains dix ans permettront de concrétiser ce qui n’est pas encore de l’actualité, mais en 15 ans le futur s’est passablement réalisé. Vous pourrez en juger par vous-même en tentant de vous rappeler le contexte de cette époque. Je peux vous assurer que tout ce que j’ai écrit était très loin de la réalité dans les banques ou ailleurs à ce moment là. Ce futur était le fruit de mon imagination qui formulait des souhaits afin d’améliorer la perspective de notre travail. Un baume sur l’enfer des jeudis soirs bondés de clients agressifs et las d’attendre. 

Je crois que j’avais déjà planifié mon rôle dans la vidéoconférence à cette époque sans le savoir. J’avais vu venir les « Blackberry » et les « Palm ». J’avais imaginé les bénéfices du service bancaire en ligne. Même la monnaie internationale a été une vision qui s’est bel et bien réalisé considérant l’Euro comme le commencement de cette idée. J’avais surtout imaginé mon propre futur. À vrai dire, c’est cela qui m’a donné des frissons et qui m’a fait prendre conscience que mine de rien, chaque jour nous sommes les artisans de notre futur.

 

Alors commencez à inventer votre futur, car je vous assure que si vous semez les graines maintenant, elles prendront racines à votre insu. Cultivez le jardin de votre imagination, car le pouvoir de l’imagination est le secret du futur. “La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de l’inventer!” – Alan Kay

 banquedufutur  (Interdit de rire avec la photo – J’avais 29 ans)

 

Bonne lecture 

 Sylvie

 

 





La synchronicité des communications

30 01 2008

Il m’arrive depuis un certains temps de constater que communiquer est plus difficile qu’auparavant. Pourtant, je n’ai jamais eu autant de moyens de communication à ma disposition. En réfléchissant à la question, j’ai réalisé que quantité n’était certainement pas synonyme de qualité. Avec les tonnes de courriels que nous recevons (pour ma part, je ne cesse de m’étonner du nombre croissant), la messagerie instantanée, les « crackberries », les téléphones cellulaires, les messages textes, les téléphones analogiques du bureau et de la maison, le courrier ordinaire du bureau et de la maison etc., garder le fil est un réel défi. Nous développons des trucs pour prendre des raccourcis, parfois heureux, parfois un peu moins, afin d’être « efficace ». Lisez la suite de cette entrée »