Les nouveaux visionnaires issus du numérique : utopie ou réalisme?

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J’ai eu le plaisir d’assister au premier tournoi de golf de l’AMBAQ et le Réseau Action TI en juin dernier, particulièrement aux conférences du matin. Je me réservais ce billet depuis, comme une idée qui germe et qui a fait lentement son chemin jusqu’ici. En fait, j’ai assisté à un intense moment d’assurance et de solidité de la part de plusieurs conférenciers, dont un en particulier. Je préfère taire le nom, mais disons qu’il m’inspire ce billet aujourd’hui. Cette assurance s’est manifestée particulièrement en lien avec la place des gestionnaires TI dans les décisions stratégiques.

Le terroir de la relève de direction

Pour bien saisir le contexte de ce billet, j’aimerais d’abord rappeler que la majorité des chefs de direction (CEO) ont historiquement été nommés à leur poste après avoir géré les finances de l’entreprise à titre de responsable des finances (CFO). Dans les années 1990- 2000, nous avons vu quelques responsables marketing accéder au poste tant convoité de CEO, sans oublier de noter au passage le scepticisme de plusieurs analystes financiers avec de telles nominations. Coke a été un précurseur à l’époque, et considérant que la marque constitue le plus grand actif de l’entreprise, il était logique de confier les rênes à un spécialiste marketing. Imaginons maintenant, le premier chef TI (CTO – Chief Technology Officer) à devenir CEO, selon mes recherches ont a vu ce phénomène particulièrement dans les compagnies technologiques. Encore logique, non? Les actifs critiques semblent déterminer le profil du prochain leader à prendre le gouvernail. Considérant le nombre d’entreprises cotées en bourse, et l’impact de leur bilan sur leur valeur boursière, pas étonnant que le terroir des CEO soit, la plupart du temps, les CFO.

Le monde à l’envers ou l’envers de la médaille?

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