La nouvelle économie collaborative : avoir – savoir – ravoir!

Inspiré de mon billet de la semaine dernière (Savoir valoriser le savoir : le secret du succès en affaires!), cet article risque de vous faire réfléchir si vous êtes en démarrage ou redémarrage. Pour faire suite à ma réflexion sur le manque d’innovation entrepreneuriale, je m’explique mal comment de nouvelles entreprises s’efforcent de répondre à des besoins en voie d’extinction. Je comprends celles qui tentent de se maintenir dans leurs paradigmes, même si je n’approuve pas, mais une « start-up » qui a seulement le futur comme paradigme…. Étrange! Voici donc une bonne façon de trouver des pistes intéressantes pour des affaires qui ont de l’avenir!

La nouvelle réalité des affaires : zéro barrière à l’entrée!

À une certaine époque, démarrer une entreprise exigeait d’énormes capitaux et garantissait une certaine tranquillité sur ses marchés. Aujourd’hui, la situation a « nettement » changé. La petite planète connectée dans laquelle nous vivons, permet à tout entrepreneur créatif de devenir le David contre Goliath. Accès aux outils, aux marchés mondiaux, aux financements, aux ressources sociales et tutti quanti, les géants aux pieds d’argile savent mieux que jamais qu’ils ne sont plus à l’abri. Les attaques fusent de toutes parts et sans répits. Il y a tellement d’opportunités dans cet environnement d’affaires, construit par les spécialistes de la confusion. Lire la suite

Savoir valoriser le savoir : le secret du succès en affaires!

Savoir mettre en valeur savoir-faireJ’écoute religieusement Dragon’s Den et la version française Dans l’œil du dragon à Radio-Canada. Certains écoutent le hockey et bien moi, je rêve secrètement de devenir une Dragonne. En fait, je le suis déjà un peu avec les nombreux projets que je soutiens grâce à mon savoir en entrepreneuriat (soit via mon entreprise Mind Drop ou soit via le CEFQ – Centre d’entrepreneuriat féminin du Québec). Sans être très riche monétairement pour prétendre au titre d’investisseuse dragonienne (sourire lol), je suis riche de mes savoirs acquis au fil de ma carrière. D’ailleurs, ces émissions démontrent très bien qu’au-delà de l’argent, les entrepreneurs cherchent avant tout du savoir ou de l’expérience, si vous préférez. Ces émissions ne sont qu’un bref aperçu de la vraie vie d’un entrepreneur qui cherche du soutien à tous les niveaux. Toute une quête, croyez-moi!

Parce qu’il faut le dire, ces émissions ne dévoilent pas le « après », là où les vraies affaires se discutent et où souvent les ententes avortent. C’est pourtant ça la vie en affaires… il arrive que cela ne fasse pas toujours faire l’affaire de toutes les parties prenantes. Ce que les entrepreneurs demandent, la plupart du temps, c’est de l’aide autre que financière. Au point, où nous entendons régulièrement un Dragon mentionner « Au fond, tu veux que je travaille pour toi? ». Chaque fois le visage étonné de l’entrepreneur en dit long. Et cette aide peut être d’une valeur inestimable, comme on le sait, et le choix du bon Dragon est déterminant pour compléter le manque de « savoir » de ces entrepreneurs en herbe. Serge Beauchemin (nouveau dragon 2013) résume bien Lire la suite

Le « showrooming » et le « pretailing » redéfinissent le processus d’achat!

Le contrôle du WebDepuis environ dix ans, les ventes en ligne n’ont cessé de croître et l’offre aussi. Nous achetons tout en ligne ou presque. Oui, plusieurs gammes de produits souffrent un peu de l’intangibilité du Web, mais l’avenir pourrait bien changer ce fait. En effet, acheter des chaussures en ligne ou même des vêtements apparaissait improbable et pourtant même avant le Web, Sears vendait par catalogue des vêtements et des chaussures. Comment ont-ils réussi ce tour de force? Simplement en permettant le contact avec le vêtement soit par le biais de leur magasin ou par le biais d’un achat sans risque autorisant les retours sans questionnements. Dans cette poussée d’achats Internet, le showrooming est une nouvelle tendance en forte croissance qui irrite les commerçants qui tiennent boutique avec pignon sur rue. Cette pratique (traduite par « furetage » par l’OQLF) consiste à aller voir dans un magasin, examiner ledit produit, l’essayer et le comparer avant d’aller en ligne procéder à son achat à moindre coût! Certains magasins aux É.-U. ont déjà commencé à changer un frais pour accéder aux cabines d’essayage tellement cette pratique devient préoccupante. Ce n’est pas un phénomène banal et ce n’est pas du lèche-vitrine (action passive de magasiner sans jamais acheter) puisque les dernières données recensées indiquent que le showrooming est pratiqué une fois sur deux pour chaque achat en ligne. 20% des clients qui regardent un produit en magasin l’achèteront en ligne.

Showrooming une opportunité pour les magasins traditionnels!

Une amie, très en moyen et aussi chasseuse d’aubaines (appuyant ici sur le fait qu’il ne faut pas croire que ce sont des clients sans valeur qui pratique le showrooming), m’a avoué sans gêne faire la même chose. C’est elle aussi qui m’a aussi pistonnée sur le frais d’essayage. Mais pourquoi diable les commerçants ne tirent-ils pas profit de ce phénomène? S’il est vrai que ceci représente des coûts élevés de servir de salle d’exposition pour les vendeurs en ligne, admettez que vous êtes aux premières loges si le client est dans votre magasin. Il apparaît évident que cette guerre aux bas prix devrait sonner une cloche parmi les commerçants qui sont piégés dans ce cercle vicieux d’un processus d’achat complètement chamboulé par les chasseurs d’aubaines virtuelles. Cela démontre hors de tous doutes que les moyens pour acheter changent, mais les consommateurs demeurent les mêmes. Ils veulent faire des achats rassurants et ils veulent des meilleurs prix. Rien de nouveau sous le soleil, admettez! Pourquoi les politiques de prix égaux ne prévalent pas dans ces magasins au lieu d’imposer un frais d’essayage! Un prix seulement pour les clients sur place pour un achat spontané? Lorsque nous avons le client devant nous et que ce dernier a le produit convoité dans les mains, il me semble que l’équation est gagnante. Il faut viser l’engagement avec ces clients en offrant une alternative avantageuse. J’aimerais travailler chez les 5 plus gros détaillants affectés par le phénomène en ce moment : Bed Bath, Beyond, Petsmart, Toys R Us, Best Buy et Sears… que de belles possibilités!

Que dire du « Pretailing » maintenant?

Un nouveau mot fait son apparition dans le langage marketing. Trendwatching en fait un numéro ce mois-ci : le « pretailing ». Ce mot dit tout : Pre (avant) et tailing (retailing) indiquent que ce phénomène se passe avant la mise en marché, avant la distribution. Un nouvel élément qui trouve racine dans le nouveau phénomène du « crowdfunding » ou du « crowdsourcing ». Faut-il s’en étonner? Les clients veulent participer à la conception du produit et sentir une appartenance au produit. Quoi de mieux que d’être dans le groupe privilégié des clients qui ont nourri l’évolution du concept en y apportant leurs exigences? Cette tendance suit celle des « presumers » qui relevait le désir des consommateurs à être des « testeurs » afin de participer au développement du produit et avoir le privilège de l’accès en mode prélancement. Cette même tendance qui nourrit les fameux utilisateurs précoces, connus depuis des lunes en marketing. Le désir d’être premier jumelé au désir de participer à la création font de ces clients les futurs ambassadeurs et connecteurs de vos marques. Les plateformes pour réaliser cette connexion avec ces clients engagés sont nombreuses. Une lecture en détail de l’article vous permettra d’en prendre connaissance (j’adore Trendwatching!) Personnellement, je crois que c’est une occasion d’améliorer sa Présence à tous les niveaux avec ses clients.

processus d'achat nouveau pretailing et showrooming

Que conclure sur ces nouvelles façons d’acheter?

Il est clair que les paradigmes changent chaque jour devant l’imagination débordante des entrepreneurs, mais surtout celles des consommateurs. Seith Godin dit dans son livre de la Vache violette : « Vendez ce que les clients achètent! » C’est simple non! Pourtant, nous entendons chaque jour des gens d’affaires se plaindre de la nouvelle réalité qu’ils ne maîtrisent pas. Ils se mettent dans la chaise des victimes du système injuste du « Web » qui changent les règles du jeu. Il y a pourtant tellement d’opportunités pour tout le monde, si on se donne la peine de remettre en question notre modèle d’affaires. Hier au petit Café du coin, j’ai écouté du Harmonium en bruit de fond…en provenance d un disque 33 tours qui jouait sur un vieux tourne-disque que le jeune propriétaire avait apporté de chez lui. Héritage de ses parents me dit-ils fièrement. Un tourne-disque comme j’ai eu dans une autre vie. Pendant ce temps, il textait et surfait sur son iPad. Une idiosyncrasie qui nous rappelle que les bonnes choses finissent par avoir de la valeur avec le temps et qu’elles peuvent cohabiter. Lorsque je parle du processus d’achat dans mes formations ou dans mon livre, je dois dorénavant proposer l’ajout d’une nouvelle étape et même deux : le pretailing et le showrooming. Un nouveau processus d’achat qui soulève bien des opportunités et qui fera jaser dans les prochains mois voire années! Avouez que le showrooming est une preuve que les clients reviennent toujours aux sources d’une certaine manière, l’idée est d’apprendre à profiter des nouvelles tendances sans rejeter le passé aux oubliettes! Tout change, mais tout finit par trouver un équilibre.

Êtes-vous prêts ? Pratiquez-vous le « showrooming » ou le « pretailing », partagez avec nous !

Sylvie Bédard

Augmenter son quotient de désirabilité : la fine ligne entre futilité et utilité!

Quotient de désirabilitéVoilà qu’un nouveau quotient fait son apparition : le quotient de désirabilité. À l’ère de l’égotisme surdimensionné, alimentée par les multiples vitrines de visibilité, faut-il s’étonner que nous soyons tous, consciemment ou inconsciemment, à la recherche d’un meilleur indice de popularité. Vous cherchez un emploi? Vous devez vous distinguer et faire en sorte que vous soyez le, ou la plus, désirable!  D’ailleurs les histoires à ce niveau nourrissent le Web et la meilleure à ce jour est probablement l’histoire de cette Tiphaine, rédactrice française à la recherche de l’emploi parfait pour elle, qui concocte une vidéo CV pour augmenter son « quotient de désirabilité ». Qualifiée d’exercice narcissique au paroxysme, je pense que cette méthode a le mérite de démontrer la personnalité du candidat : ou ça passe…. Ou ça casse! Difficile de rester insensible et juste pour ça : je donne 100% pour l’exercice de « branding personnel ». Mais quel que soit le public à séduire, votre quotient de désirabilité doit être plus élevé que les autres choix qui s’opposent à vous!

Quotient de désirabilité et « branding » : une relation incestueuse!

Justement voilà tout le point du quotient de désirabilité : un branding qui donne envie d’amorcer une relation : êtes-vous réellement désirable? Nul besoin de préciser que tout le monde a un quotient de désirabilité, pour certains très faible certes, mais pour d’autres, très élevé. Pensons à notre jeune politicien, Justin Trudeau, maintenant chef de son parti grâce à son quotient de désirabilité plutôt élevé de toute évidence. Il n’y a donc aucun lien apparent avec Lire la suite

Créer un site Web : 6 conseils de première ligne afin d’optimiser votre investissement!

La création d’un site Web : la première étape pour réussir votre Présence branchée!

Créer son site Internet avec succès

Les années se suivent, et malheureusement se ressemblent encore trop en matière de services Web abusifs. Je tais le nom de mes clients, mais surtout l’identité de leurs fournisseurs, car j’ai honte pour eux (Plusieurs gros noms en plus)!

Juin 2010 : Confortablement assise dans une salle de conférence, je suis tout ouïe à mon nouveau client. J’ai l’impression d’un déjà-vu ou d’un déjà-entendu devrais-je dire. Le client me raconte avec émotions, l’enfer qu’il vit depuis 4 mois avec la construction de son portail Internet. Il m’explique qu’il a choisi son agence Web pour ses qualités reconnues en animation 3D et apparemment c’est bien là leur seul talent. Les factures et les délais sont systématiquement multipliés par trois comparativement à ce qui était prévu. Les discussions échauffées sont maintenant le lot quotidien et le portail s’en va tout droit vers un mur, car il n’est pas orienté pour satisfaire l’usager ultime. Il réalise qu’il a engagé un décorateur pour construire les plans et les fondations de la maison ou pire, un cracheur de feu pour conquérir son public cible.

Juin 2011 : Un appel d’un client en détresse. Au secours, j’ai entrepris un projet de site Web et mon fournisseur a fait faillite. Avez-vous un "back up" de votre site? Euh! non! Nous devrons le refaire malheureusement pour le temps à réinvestir, et heureusement pour l’avenir de vos affaires en ligne.

Juin 2012 : Une discussion avec un client qui veut absolument être 1er dans les moteurs de recherche me révèle que son fournisseur Web ne lui permet aucune flexibilité ou de modifications toutes simples sans une facture toute salée. Chaque tentative de faire progresser le site et de l’enrichir de contenus Web se soldent chaque fois par une fin de non recevoir avec l’ampleur de la facture associée à la demande. Mon client se lève la nuit pour haïr son fournisseur. Ça y est, c’est trop! Ils décident de refaire non pas un site, mais deux sites Internet parce que le coût leur apparait moins grand que la valeur de leur stress et de leur frustration.

Janvier 2013 : L’histoire se suit et se répète. Un autre client aux grandes ambitions d’un projet Web réalise Lire la suite

Le neuromarketing : l’empreinte émotive inconsciente ou la face cachée de la Présence!

Empreinte émotive | Blogue Sylvie BédardLors de notre rencontre mensuelle avec mes collègues du Think Tank de l’APCM , nous avons parlé de neuromarketing avec une présentation de Paul Bergeron de LXB. Nul besoin de dire à quel point le sujet m’intéresse, puisque je suis absolument convaincue que la Présence trouve sa puissance dans cette zone de l’inconscient. Justement, définissons un peu le neuromarketing avant de poursuivre cet article. Dans un effort constant de mieux comprendre la réaction des consommateurs face aux stimuli de la publicité ou de la communication, la science du fonctionnement cérébral (dont la mesure la mieux connue électro-encéphalographie) vient appuyer les marketeurs dans leur quête de savoir. En termes simples : le neuromarketing veut savoir ce qui se passe réellement dans votre inconscient (le ressenti et non dit) versus ce que vous dites (le conscient et le dit). Combien de fois disons-nous non à un produit consciemment pour y succomber à la moindre occasion? Vous savez ces plaisirs coupables notamment… ou ces discussions stériles où nous disons ce que les autres veulent entendre sans réellement exprimer ce qu’on ressent.

Mesurer l’inconscient : manipulation ou opportunité ?

À l’heure de l’économie des sentiments (feeling economy), le neuromarketing s’avère très utile pour sonder les perceptions inconscientes des consommateurs, mesurer vos « tripes » quoi! Les entreprises peuvent donc déceler des opportunités de faire mieux grâce à la connaissance de la véritable perception que les clients ont d’eux dans leur non-dit, par opposition à ce qu’ils en disent vraiment lorsque nous tentons de leur faire verbaliser ce qu’ils pensent. Une entreprise bien intentionnée ne fera pas de cette connaissance une occasion de mieux manipuler l’information à son profit, mais bien de mieux gérer les perceptions que les clients ont d’eux en corrigeant ce qui ne plaît pas. Vous avez peut-être vu le film avec Lire la suite

Redéfinir V.I.P : Vraiment Impressionnant et Présent! L’origine du facteur Wow!

J’hésitais avec un titre du style : l’expérience de service qui m’a le plus émue dans ma vie!

La Présence | Un service droit au coeur!

Mais connaissant l’attrait des lecteurs pour les titres de type « résumé » en 140 caractères incluant la conclusion, je pense que mon choix était indiqué. Voici une belle histoire qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. J’arrive d’une semaine de vacances de rêve à Cuba. Juste Cuba pour moi ne voulait plus dire « rêve ». Je boudais Cuba depuis tout près de 10 ans. Mes dernières expériences avaient été décevantes en tous points. Des températures froides en début d’année, de la bouffe qui peine à trouver l’appellation « repas », des autobus pour voyageurs qui laissaient à désirer, des procédures douanières et d’embarquement pénibles et une notion de service pour le moins, inégale et même l’infestation de moustiques. Enfin, c’était le Cuba d’il y a 10 ans dans mon empreinte émotive!

La conspiration du bonheur : Cuba à la conquête de mon cœur!

Voilà que je me retrouve dans la région nord de Cuba, dans la région idyllique de Cayo Santa-Maria pour une semaine en formule "tout-inclus". Je n’ai pas couru le risque, j’ai pris un 5 étoiles pour mettre toutes les chances de mon côté. C’est comme laisser une 2e chance à un amour blessé, il faut y mettre le paquet. Je voyage avec une amie qui m’a convaincue de donner une autre chance à Cuba. Nous arrivons tard en fin de soirée ce 15 mars 2013 et il fait noir, très noir. Nous sommes donc guidées par les employés de l’Hôtel Iberostar Ensenachos pour nous rendre à la chambre réservée et vraiment attendue. Trois kilomètres plus tard, en voiturette de golf, nous sommes enfin arrivées à destination. Nous trouvons très curieux d’être localisées aussi loin de la réception, mais nous ne posons pas de question dans l’attente de la traditionnelle rencontre avec le représentant de l’agence à destination. Une fois à la chambre, nous réalisons que ce n’est pas une chambre, mais bien une Lire la suite