Si la nécessité est la mère de toutes les inventions, la peur de l’extinction doit en être le père!
Le magazine Time n’échappe pas à la baisse des revenus publicitaires. Les conséquences apocalyptiques qui planent sur cette industrie semblent stimuler la créativité de survie (voir blogue Sagesse populaire en révolution). Ainsi, je viens d’apprendre que le groupe Time a décidé de tenter une expérience pour un temps limité avec un nouveau magazine intitulé « Mine » (pas dans le sens de bonne mine ou Ti-mine), mais dans le sens de « mien ». Le nouveau magazine se convertit, le temps du test de marché, en une édition qui sera personnalisée au goût des lecteurs qui pourront sélectionner cinq champs d’intérêts parmi les 8 différentes publications de la filiale de Time Warner, un géant aux pieds d’argile.
Basé sur le principe de la consommation à la carte, un lecteur pourra ainsi se bâtir un magazine sur mesure et se le faire livrer à sa porte. Il y a un total de 56 possibilités éditoriales et une fois la combinaison choisie, il n’est pas possible de les changer. Si nous pouvons comprendre comment l’idée est née, il est plus difficile de justifier de quelle façon les lecteurs, habitués à l’idée de l’information à la carte grâce à Internet, reviendront à un jour à un magazine payant simplement parce que Time l’imprime pour vous (le test de marché est actuellement gratuit). Au fond, l’idée est aussi axée sur le principe qu’un lecteur de la version en ligne pourra aussi l’imprimer lui-même. À moindre coût, osons-nous présumer. Je ne miserais pas ma chemise sur le potentiel de ce concept, mais quand le sol menace de s’écrouler sous nos pieds, j’imagine que nous sommes prêts à tenter n’importe quoi. Le Figaro fait une bonne analyse de ce concept. Voir article du Figaro. Lisez la suite de cette entrée »
Je me souviens avoir vu un reportage à Découverte, il y a de cela plusieurs années qui m’avait vraiment interpellé et profondément marqué. C’est un reportage sur l’histoire reconstituée de l’Ile de Pâques. Cette histoire est fascinante, car elle démontre clairement à petite échelle, ce que nous sommes en train de faire subir à notre planète avec la surconsommation. Ainsi, tout comme dans l’histoire de l’Ile mystérieuse, il y aura un jour (espérons que non) un homme qui coupera le dernier arbre. Imaginez! L’idiot avec sa hache qui sait qu’il coupe le dernier arbre, comment a-t-il pu consciemment faire un tel geste? 
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