Le Web n’arrêtera pas de m’étonner. Peut-être avez-vous entendu parler de Wikileaks.org? Ce site dont la mission est de dévoiler des informations gardées confidentielles ou cachées à l’abri des regards et des oreilles du grand public. Rien n’arrête la transparence et préparez-vous à vivre une décennie de changements du pouvoir à cause de l’information. Wikileaks a permis notamment la diffusion d’une bévue américaine dans la guerre en Irak. La revue « Le Monde » a publié un article complet sur cette histoire et la vidéo diffusée sur Youtube est saisissante et ahurissante. Tout près d’un million d’internautes ont visionné cette vidéo décryptée provenant d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine. Allons-nous trop loin dans la transparence ou est-ce finalement rassurant de pouvoir enfin connaître la vérité derrière les topos journalistiques souvent muselés par l’information inaccessible? Nous avons un bon exemple des effets de l’information qui coule à flots, alors que l’Assemblée Nationale du Québec est paralysée par une vague de transparence qui empêche la gestion des affaires de l’état. Le premier Ministre doit montrer pattes blanches à coup de « démissions déguisées» et de son salaire sacrifié! Je ne parle même pas ici de la situation de BP avec la marée noire qui n’a pas fini de nettoyer ses dégâts et …ses mensonges. Un faux twitter s’en donne d’ailleurs à coeur joie sur leur compte.
Mais qu’en est-il de la valeur des opinions en ligne? La récente enquête biannuelle de Nielsen auprès de 25 000 usagers en ligne provenant de 50 pays révèle que 90% des internautes mondiaux font confiance aux opinions des gens en ligne qu’ils connaissent et que de façon générale 70% font confiance aux opinions en ligne avec ou sans relation avec eux. Il semble même que les opinions soient la nouvelle méthode de publicité, une publicité dite méritée comme on tend à la nommer depuis un certain temps. Il m’apparaît quand même curieux qu’à l’heure de la transparence, la vigilance ne soit pas plus grande à l’égard des opinions impersonnelles ou potentiellement personnifiés par des gens payés pour écrire leurs commentaires. Dans une autre époque, nous appelions cela le journalisme d’enquête. Maintenant, nous appelons cela des agents sociaux chargés de mettre en valeur certains marchands en échange d’une rémunération. Lire la suite »




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