Le triomphe de la transparence : votre opinion compte!

31 05 2010

WikileaksLe Web n’arrêtera pas de m’étonner. Peut-être avez-vous entendu parler de Wikileaks.org? Ce site dont la mission est de dévoiler des informations gardées confidentielles ou cachées à l’abri des regards et des oreilles du grand public. Rien n’arrête la transparence et préparez-vous à vivre une décennie de changements du pouvoir à cause de l’information.  Wikileaks a permis notamment la diffusion d’une bévue américaine dans la guerre en Irak. La revue « Le Monde » a publié un article complet sur cette histoire et la vidéo diffusée sur Youtube est saisissante et ahurissante. Tout près d’un million d’internautes ont visionné cette vidéo décryptée provenant d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine. Allons-nous trop loin dans la transparence ou est-ce finalement rassurant de pouvoir enfin connaître la vérité derrière les topos journalistiques souvent muselés par l’information inaccessible? Nous avons un bon exemple des effets de l’information qui coule à flots, alors que  l’Assemblée Nationale du Québec est paralysée par une vague de transparence qui empêche la gestion des affaires de l’état. Le premier Ministre doit montrer pattes blanches à coup de « démissions  déguisées» et de son salaire sacrifié! Je ne parle même pas ici de la situation de BP avec la marée noire qui n’a pas fini de nettoyer ses dégâts et …ses mensonges. Un faux twitter s’en donne d’ailleurs à coeur joie sur leur compte.

Mais qu’en est-il de la valeur des opinions en ligne? La récente enquête biannuelle de Nielsen auprès de 25 000 usagers en ligne provenant de 50 pays révèle que 90% des internautes mondiaux font confiance aux opinions des gens en ligne qu’ils connaissent et que de façon générale 70% font confiance aux opinions en ligne avec ou sans relation avec eux. Il semble même que les opinions soient la nouvelle méthode de publicité, une publicité dite méritée comme on tend à la nommer depuis un certain temps. Il m’apparaît quand même curieux qu’à l’heure de la transparence, la vigilance ne soit pas plus grande à l’égard des opinions impersonnelles ou potentiellement personnifiés par des gens payés pour écrire leurs commentaires. Dans une autre époque, nous appelions cela le journalisme d’enquête. Maintenant, nous appelons cela des agents sociaux chargés de mettre en valeur certains marchands en échange d’une rémunération. Lire la suite »





La bande magnétique recyclée : d’Interac à la cellule artificielle

25 05 2010

Sylvie Bédard

« Bonjour Sylvie, je t’envois mon paiement via Interac en ligne. Tout ce que tu dois faire, c’est répondre à la question secrète et accéder à ton compte bancaire en ligne. Dès que tu as fait cette opération, mon transfert sera déposé à ton compte. Merci encore de ta patience, je n’avais plus de chèque pour te payer hier. » Wow! Je m’étonne toujours de découvrir des services aussi simples et pratiques en 2010. Comme si j’avais hiberné pendant 20 ans. Je connaissais Paypal, que j’utilise pour permettre le paiement en ligne de mes formations et de l’achat de mon livre, mais Interac – virement en ligne de manière aussi simple et accessible, non! Après avoir investigué le service, j’ai découvert pourquoi je ne connaissais ce service. Je fais affaires principalement avec la Banque Nationale (souvenir d’une ancienne vie professionnelle), or la BNC et Desjardins au Québec sont exclus du programme de paiement Interac en ligne. Allons donc savoir pourquoi! La société distincte peut-être? Franchement, ça me donne le goût de changer de banque, car j’attends ce service depuis très longtemps. Avec à peine 7 % des entreprises québécoises qui offrent des paiements en ligne, on se demande pourquoi!

Imaginez que vous devez payer quelqu’un et par le simple virement en ligne, vous donnez l’ordre de transférer l’argent à une personne qui recevra le dit courriel. Pas d’informations personnelles, rien, nada, juste une question inventée par l’expéditeur et que seul le récepteur pourra connaître. Par la suite, le récepteur accède à son gré via son service bancaire Internet sans donner la moindre information à qui que ce soit. Génial non? Je vous invite à prendre des informations en cliquant ici. Les frais sont minimes, 1.50 $ pour éviter un chèque, une enveloppe et un timbre. En l’écrivant, j’ai l’impression d’écrire une histoire pour endormir pour les enfants du futur… eh! oui les enfants, il fût un jour, où nous mettions des bactéries sur un timbre et nous transmettions nos microbes et notre ADN via un facteur qui agissait comme agent de transmission… Vous imaginez, tout ça pour un vulgaire paiement par chèque et par la poste!?! Lire la suite »





Promiscuité des réseaux sociaux : pensez à votre protection 2.0

17 05 2010

C’est fascinant de constater à quel point, l’attitude envers les réseaux sociaux évolue rapidement. Lorsque je regarde Twitter, dont la moyenne d’âge des utilisateurs est au-dessus de 40 ans, je me dis que c’est loin d’être l’affaire de jeunes branchés en quête de visibilité. Le même phénomène est constaté avec Facebook vieillissant, qui de l’avis des jeunes, est moins « cool » depuis que maman et tante Georgette ont joint la communauté . Quant aux réseaux professionnels tels que LinkedIn, ils visaient déjà des publics plus matures à l’origine de leur création. Le problème c’est que l’attitude de ceux qui vous invitent à joindre leur merveilleux outil de réseautage et à partager vos informations avec la planète semblent avoir une propension de plus en plus grande à changer les paramètres de confidentialité par défaut à votre désavantage. Résultat, si vous ne faites pas attention à votre confidentialité en changeant vos paramètres pour des critères plus confidentiels, vous vous exposez de plus en plus à de purs étrangers sans en avoir conscience.

Regardez ces images tirées du blog anglophone de Matt McKeon qui nous démontre de façon impressionnante et aussi décevante, à quel point Facebook a volé petit à petit des éléments de votre confidentialité.

Ici en 2005 vous pouvez voir les zones en bleues qui représentent les informations publiques par défaut dans votre profil Facebook. La façon de lire l’image, c’est de commencer par le centre « YOU » et de voir graduellement, vos amis, votre réseau, tous les usagers Facebook et la toile entière et ce, par catégorie ex. photos, informations de contact, votre sexe, votre nom etc.

L’autre image représente la situation en 2010. Lire la suite »





Les descendants d’Épicure ou la descente des épicuriens : y aura-t-il une Grèce 2.0 ?

10 05 2010

J’hésitais à titrer ce billet : les ruines de Grèce ou la Grèce en ruines? Mais en réfléchissant, je me suis dit que l’objet de mon message serait mieux porté par Épicure lui-même, ce philosophe, apôtre du plaisir, qui disait que seul le plaisir ou la douleur était gage de vérité. Un peu à l’instar de la fable de la cigale et la fourmi, disons que les grecs chantaient et bien maintenant ils doivent danser… le peuvent-ils vraiment?

Mon rêve depuis longtemps est de visiter la Grèce et de me laisser charmer par ces décors d’un blanc enchanteur et de naviguer d’île en île sur ses eaux d’un bleu parfait. De déguster les fruits de mer et les mets typiquement grecs arrosés de bonnes bouteilles de vins divins, le tout agrémenté par le son du bonheur que le bouzouki traduit du cœur des grecs. Oui, il semble avoir été inventé par Zeus ce monde en apparence parfait.

Un rêve qui n’est pas prêt de se réaliser à en juger par le cauchemar qui brouille le paysage. En tout cas, ce sera peut-être la nouvelle Grèce 2.0 lorsque j’aurai les moyens d’y aller, admettant que les années d’austérité à venir lui permettent de capitaliser encore une fois sur ses ruines. Imaginez le coût de la vie déjà très dispendieux et ajouter 23% de taxes sur tous vos achats? Ironiquement, la Grèce a désespérément besoin de touristes de mon genre pour passer à travers cette crise qui s’apprête à faire descendre tous les dieux de l’Olympe. Ne serait-il pas temps de baser leur économie sur un plan de revitalisation du 21ème siècle, l’Olympe 2.0 par exemple? Le pays d’Épicure qui invente des plaisirs grâce à des solutions numériques, question de modifier légèrement leur positionnement de Grèce antique à Grèce « en TIC ». Lire la suite »





Prospective à saveur de Présence : si vieillesse savait et si jeunesse pouvait!

3 05 2010

J’adore les discussions dans les groupes LinkedIn, tous les profils de notre société numérique y partagent leurs opinions. Depuis un moment, la notion de fracture numérique fait couler bien des pixels. Mon dernier billet en faisait le sujet principal « La fracture numérique : pensée globale et actions locales » et il a provoqué bien des échanges sur la nécessité de mettre chaque génération à contribution. Cela a seulement renforcé l’idée que notre société est vraiment divisée en deux : les branchés et les non branchés. Je ne parle pas de ceux qui ont une connexion Internet et qui accumule la poussière sur leur clavier. Je parle bien de ceux qui ne vivraient pas sans Internet versus ceux qui s’y aventurent timidement.

Dans toutes les entreprises, la question de la génération « Y » fait chavirer les modèles établis et toutes les entreprises vivent aussi le défi du transfert intergénérationnel. En d’autres mots, le savoir et la mémoire quittent l’entreprise massivement à chaque départ à la retraite et très peu s’y préparent. Pourtant préparer le futur, c’est facile lorsque tout est prévisible et que les outils existent (ex. les wikis). Un retraité ne décide pas la veille de son départ définitif de prendre une retraite bien méritée. Le plus gros problème avec la fracture numérique c’est que les jeunes connaissent les outils et les contenants et les plus vieux connaissent les plans et le contenu. C’est seulement ensemble qu’ils peuvent construire un monde meilleur grâce à nos nouvelles capacités augmentées par les nouvelles technologies. Avec les défis qui nous attendent, vous serez d’accord avec le gouvernement pour une fois : Lire la suite »






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