La vraie pandémie qui nous affecte : le scepticisme!

La confiance se gagne au compte-goutte et se perd à la chaudière!

J’ai comme un arrière-goût qui remonte dans le fond de la gorge lorsque je lis la quantité de balivernes concernant la COVID et tous les clowns un peu partout qui chaque jour ajoutent à la confusion déjà omni présente. Les derniers jours, avec celui qui incarne le paroxysme de la confusion sur la gestion de la pandémie (oui, notre clown du sud de la frontière), ont été le summum du résultat de tout le déficit de confiance cumulé. La chaudière était presque vide, maintenant c’est fait : elle est vide. Entre ceux qui y voient une manœuvre politique et ceux qui croient que le POTUS a vraiment le virus et les autres, le seul dénominateur commun c’est : le doute. L’absence de confiance en tout ce qu’il dit ou ne dit pas. C’est partout comme ça autour de nous depuis des années, mais la pandémie est un coup de pied dans le guêpier.

Qui peut blâmer les journalistes et les gens en général de douter de tout. Il y a tant d’enjeux partout qui s’opposent. Les partis de l’opposition du Québec et du Canada ont terminé leur période de complaisance au son des critiques du « peuple » qui fusent de partout. À tort ou à raison, la nouvelle application pour tracer la COVID est un autre débat qui fait rage dans les médias sociaux.

Certains y voient une manière de se faire suivre par les autorités contre notre gré. D’autres appellent à la solidarité pour inciter le téléchargement de l’application. Rappelons-nous qu’à moins que 80% des personnes téléchargent ladite application, elle sera à peu près inutile. Bref! Encore des divisions basées sur un manque de confiance, ou un trop-plein, selon ceux qui sont intelligents et les autres, les naïfs. Allons donc savoir qui a tort ou qui a raison. Ceux qui veulent que nous y croyions ne sont pas crédibles pour ceux qui doutent justement d’eux au départ. Ceux qui veulent en finir avec la pandémie sont prêts à tout pour mettre l’épaule à la roue et faire confiance. Baptisés « moutons » ou « moutruches » par les complotistes, ces honnêtes citoyens, trop naïfs pour être crédibles, font figure d’imbéciles de croire les autorités aveuglément. Nous entendons presque leurs bêlements. Les sceptiques s’autoproclament d’une intelligence supérieure et les autres, les regardent comme des imbéciles qui cherchent le trouble. Bienvenue dans notre Nouveau Monde de scepticisme où ceux qui doutent ont raison et ceux qui croient ont tort… ou l’inverse?

Des usurpations qui rappellent pourquoi la chaudière est vide

Si vous êtes une entreprise, vos clients vivent aussi ces états de doutes et d’incertitudes avec vos produits ou vos services. La confiance est fragile. C’est la base de la Présence. La transparence est toujours mise en doute à la moindre occasion. Et franchement, c’est la croix et la bannière pour gagner la confiance. Les consommateurs floués se ramassent à la pelle. Je suis consternée devant tant d’efforts des uns pour maintenir la confiance (faute de la construire) et par d’autres, prêts à flouer leurs semblables à la moindre occasion.

Pensons à ceux qui ont fabriqué des gels antiseptiques en mettant le minimum d’alcool (10%) pour économiser et au passage risquer la santé des clients à qui le produit était destiné. Le minimum requis de 60% était de loin rencontré et pourtant, ces usurpateurs, profiteurs d’une situation déjà fragile, n’ont pas hésité à tirer profit de la situation. Le sceau de Santé Canada identifié par un DIN ou NPN a été usurpé également. Mais, certains n’en avaient pas. Donc, au minimum il faut regarder les certifications reconnues. Même si cela est imparfait, c’est déjà un départ.

Une autre fraude récente, cette fois sur des framboises biologiques. La compagnie Alasko a prétendu offrir des framboises bio alors qu’elles ne l’étaient pas. Lire l’histoire complète ici. En résumé, cette histoire sèmera le doute sur tous les fruits et légumes bio dont nous payons une prime salée. Donc, ici une occasion de faire des affaires en or avec une prétention « bio ». Mais qui gère la certification « bio ». À quel organisme peut-on se fier? Avec cette histoire, ce sont toutes les entreprises honnêtes qui écoperont du coup de pied dans la chaudière de confiance. Le cynisme et le scepticisme naturels chez les consommateurs sont encore une fois bien nourris à grandes cuillères de doutes confirmés. Qui peut nous blâmer?

La solution réside dans une approche qui s’élève au-dessus de la mêlée

Revenons à l’application de traçage pour la COVID-19. Cette application n’est qu’une des nombreuses applications qui peut faire du traçage. En fait, chaque jour, nous sommes épiés depuis des lunes. Surtout depuis Facebook, Google, Twitter et le nouveau cercle du pouvoir technologique GAFAM. Personne, ou trop peu, ne semble s’offusquer que nous soyons mieux compris par Google ou Facebook que par nous-mêmes. D’ailleurs, le documentaire « Derrière nos écrans de fumée » sur Netflix pourrait bien réveiller ceux qui dorment au gaz et confirmer ceux qui le savaient en leur donnant des arguments. Et pourtant, tout le monde panique avec l’application COVID. Pourquoi?

Parce que nous sommes incités à le faire pour le bien commun, nous nous inquiétons soudainement de nos droits individuels. Pourtant, l’application fonctionne d’une manière mille fois plus sécuritaire que tous les jeux, médias sociaux, Siri, Alexa et cie. Mais le doute est comme une gangrène dans l’esprit des gens suspicieux. L’explication de tous ceux qui sont crédibles ne suffit pas à ces esprits paranoïaques à dimensions variables. Premièrement, ce n’est pas de la géolocalisation, c’est une technologie « Bluetooth  » à courte-distance. Imaginez votre écouteur « Bluetooth » et essayez de le retracer sur une map ou de vous éloigner à plus de 2 mètres de votre appareil… c’est simple, ça ne marche plus. Mais bon, pourquoi me croire moi? Ou d’autres? Le seul fait que le doute soit installé, il est trop tard. Pour les sceptiques, l’adage « dans le doute abstiens-toi » a force de loi. Il faut aussi définir le mot « crédibilité » qui veut dire « digne de confiance », car tout ça est la base de tout ce scepticisme, nous ne savons plus qui croire.

Conclusion, l’ignorance joue un grand rôle, car la vérité est que 99% de la population active ne saurait expliquer la différence entre une géolocalisation et une technologie Bluetooth  et encore moins vulgariser la différence. De toute façon, qui connaissait déjà cette différence fondamentale avec l’application?

Que dire de la gestion des données privées? Avec les scandales de Desjardins, d’Équifax et de Cambridge Analytica et j’en passe, comment blâmer ceux qui se méfient? À qui se fier lorsque nous sommes devant des technologies opaques? Aux fabricants? Aux programmeurs? Aux gouvernements? Aux vendeurs? Aux journalistes? Sérieusement, personne ne peut s’élever au-dessus de la mêlée dans ces temps d’informations et de désinformations. S’il y a une chose que Trump nous appris est bien de se méfier de tout, à commencer par lui-même. Qui croire et comment s’en sortir? C’est une crise de confiance sans précédent dans le monde.

En ces temps tumultueux, la crédibilité de nos gouvernements est la seule chose qui devrait compter, or c’est exactement là où tout déraille. Critiquer est facile, mais assumer des décisions est une autre chose. Nous sommes en train de diviser l’humanité avec cette pandémie parce que nous ne croyons pas nos dirigeants. La gestion mondiale à géométrie variable sert la cause de ceux qui sont en accord et aussi, ceux en désaccord. Chacun s’appuyant sur les méthodes des autres gouvernements qui conviennent à leurs propos. C’est ici que la démocratie montre ses failles pour les grands enjeux inconnus avant les élections.

Le volant est dans les mains de ceux qui ont été élu. Si vous n’aimez pas leurs méthodes, vous avez l’option de voter une fois aux quatre ans. Les partis de l’opposition y sont pour poser les bonnes question et tenter d’équilibrer la balance du pouvoir. Faites parler vos députés si vous n’êtes pas satisfaits. Comme tout le monde, je me pose des questions vis-à-vis chaque décision qui semble improvisée et arbitraire par moment. Mais ajouter de la confusion ne sert la cause de personne. Veillons, questionnons, mais de grâce ne soyons pas le sable dans l’engrenage. Demandons des débats, mais rappelons-nous que nous sommes tous conjointement et solidairement liés à cette pandémie. Quelle sera votre contribution à cette guerre contre un ennemi commun?

Il faut agir pour éviter la perte de contrôle

Avec les technologies de l’intelligence artificielle, cette pandémie de scepticisme ne montre que le bout de son nez. Ce qui vient devant est la pire crise de confiance mondiale que nous concoctons chaque jour qui pourrit déjà notre vie collective. Les choses pourtant peuvent être différentes. Si nous mettions autant d’efforts à créer de la confiance que nous nous époumonons à la saccager à chaque inaction ou critique du système ou abus du système, nous aurions de l’espoir pour voir devant la tempête de cynisme qui s’abat sur nous. Si nous opposions l’intelligence collective à l’intelligence artificielle, nos chances seraient nettement meilleures.

Par exemple, pourquoi sommes-nous encore en arrière devant autant de technologies qui nous dictent déjà le quotidien? Pourquoi pas de ministère du numérique? Pourquoi aucune agence de surveillance des technologies? Pourquoi aucun sceau de confiance n’existe-t-il pas pour valider le contenu éthique des logiciels, des algorithmes? Comme un DIN, ou une certification alimentaire? Pourtant les technologies s’avèrent bien plus dangereuses que les médicaments et la nourriture pour la santé des citoyens. Nous dormons au gaz collectivement. Je me demande quel futur nous préparons si nous n’agissons pas dans le présent pour les générations à venir.

Un juge à la Cour Suprême des États-Unis (avant Trump) a déjà dit : la lumière du jour est le meilleur désinfectant contre les mensonges et l’usurpation. Les certifications externes sont comme la lumière du jour. Comme les audits de comptabilité donnent de la confiance aux états financiers, comme l’AMF (l’autorité des marchés financiers) donnent de la confiance aux investisseurs, comme les Ordres professionnels donnent de la confiance au public, etc. Oui, il y a des failles ici et là dans ces exemples, mais c’est comme le code de la route, certains arrêtent aux lumières rouges, en fait à peu près tout le monde heureusement. Certains bravent les jaunes et passent sur les rouges. Mais au moins, nous avons un code à suivre et parfois, il y a un ticket émis. Sans les règles et les organismes pour les surveiller, que serait notre société?

Alors je pose la question : qui surveille ceux qui nous surveillent sans notre consentement explicite? Un jour, il faudra agir avant qu’il soit trop tard et que nos instances soient devenues trop partiales pour voter des lois qui nous protègerons!

Pour ma part, si vous me demandez si je vais télécharger l’application COVID-19, je vous dirais ceci : mon application personnelle à suivre les règles fait de moi un meilleur outil que l’application. Je sais qui je vois et qui j’ai approché à moins de 2 mètres. Par contre, je dis à ceux qui travaillent dans le public, dépêchez-vous de la télécharger, car retracer ceux qui vous approchent s’avère une tâche impossible.

Je travaille chaque jour à construire le capital de confiance de mes clients en instaurant les principes de la Présence. Je travaille également à chercher des solutions pour combler le vide de surveillance de nos technologies invasives. Oups, j’ai trop parlé. 😉

Mon offre dans le billet précédent tient toujours!

Bon mois d’octobre dans le « rouge »!

Le sujet de la vérité et du cynisme a été abordé en juillet dernier. Voir mon article.

Blogue La Présence des idées

5 commentaires sur « La vraie pandémie qui nous affecte : le scepticisme! »

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