Je suis encore dans les vapeurs d’une élection provinciale et les engelures de mes doigts après un bon pelletage typiquement québécois. Nul doute, l’hiver est bel et bien commencé. Il faut garder les pelles à proximité, car malheureusement il y aura d’autres tempêtes de neige après ce 1er choc hivernal. Je ne suis pas journaliste, mais je me permets de faire un petit calcul rapide à partir des résultats des élections provinciales au Québec mardi soir. Avec 18 députés en plus du côté des Libéraux (élu majoritairement) et avec un coût pour des élections de l’ordre de 83 000 000 $ de dollars, cela nous donne un coût de 4 600 000 $ par nouveau député élu du parti libéral. Le prix de la démocratie? Pas vraiment, puisque 4,3 québécois sur 10 ont protesté par l’inaction. M. Charest aura donc la responsabilité de nous mener à travers la tempête de neige… oups économique en justifiant cette dépense! Alors si j’entends un citoyen, qui n’a pas fait son devoir en allant voter, se plaindre, je préfère vous dire que la compassion ne sera pas au rendez-vous. Nous avons eu un taux de participation oscillant autour des taux que l’on observe dans les pays déficients démocratiquement. Le froid? Nouvelle tactique pour être élu, choisir une journée qui gardera le vote chez lui! Décidément, je ne sais plus sur quelle ficelle tirer pour apaiser ma déception face à notre comportement collectif. Dumont aura été balayé par l’inaction démocratique et Jean Charest propulsé aux commandes l’Action démocratique balayé.
Je suis encore à me demander comment se fait-il que nous pouvions acheter un voyage par Internet ou une voiture et que nous ne puissions pas exercer notre démocratie par Internet? On fait bien nos rapports d’impôts depuis des années. Avouez que nous aurions eu des résultats nettement différemment. J’entends les excuses typiques du genre : la sécurité peut-être? Les moyens financiers? Je dirais plutôt simplement la volonté que les choses restent inchangées, car elles conviennent aux partis au pouvoir. Croyez-vous que la question du scrutin universel soit un luxe après l’élection du premier député « Québec Solidaire »? Pourtant, nous allons reléguer aux calandres grecques le débat, M. Charest n’ayant aucun intérêt à changer les règles. Enfin, je suis encore estomaquée par la réelle incompréhension que nous avons collectivement des outils à notre service pour mieux communiquer et s’exprimer. Les partis traditionnels s’appuient sur les bonnes vieilles recettes et affichent à qui mieux mieux sur leur site les logos Facebook, Twitter et cie. Ils ajoutent de la vidéo et des outils de blogue, mais continuent à s’entêter à contrôler le message. Ils ne veulent pas dialoguer, ils veulent régner. Pas un seul parti n’a mis au point un site relationnel, alors que tous veulent représenter le citoyen partisan. Ils veulent tous avoir l’air « cool », mais c’est tout…juste de la cosmétique et rien d’autre. Radio-Canada a fait une bonne analyse des sites Internet des partis politiques sous la plume de Johanne Lapierre ou allez voir directement le blogue de Patricia Tessier pour une autopsie de la question. Lisez la suite de cette entrée »
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