Une armée de bénévoles marketing ou de justiciers Web 2.0?

Cette citation d’un expert américain en médias sociaux, Jay Baer: «The goal of social media is to turn customers into a volunteer marketing army», m’inspire ce blogue cette semaine.

Je suis toujours épatée lorsque je constate l’engouement des clients pour une marque X au point de partager leur amour à tous leurs amis. Pour réussir ces tours de force, les compagnies doivent se positionner en ami avec leur clientèle. Défi difficile, lorsque l’on sait tous que le but ultime est de conquérir votre porte-monnaie en passant par votre cœur et votre générosité. Une véritable aubaine en frais de marketing ces médias sociaux. Vous et moi, transformez en bénévole et évangélisateur pour le bien d’une cause, toute sauf sociale!

Pourquoi le fait-on ?

Nous pourrions penser que des récompenses sont attendues par ces bénévoles. Dans la plupart des cas, ils le font de manière tout à fait spontanée et sans attentes. Dans d’autres cas, des promesses implicites sont faites par le biais de promotions spéciales, annonces prioritaires, inscription à un club sélect et j’en passe. Bref, une nouvelle forme de contrats sociaux qui passe inévitablement par la Présence de l’entreprise. Oui, car pour réussir à transformer vos clients en bénévoles marketing, il faut changer la culture à l’interne d’abord et ensuite rayonner vers l’extérieur. Vos employés seront toujours les plus « Présents » avec vos clients. Comment perçoivent-ils leur entreprise? Sont-ils fiers de travailler pour cette entreprise?

Le pouvoir du viral pour exulter ou évacuer? Lire la suite

SOS iPhone : un cauchemar qui se termine en Wow!

Le "genius" lui-même : Steve Jobs

Il y a 2 semaines, je vivais un stress hors du commun avec le bris de mon iPhone. La terre s’est arrêtée de tourner pendant ce que j’ai surnommé: mon « cauchemar »! Alors si on me demande si je suis d’accord avec cet article : Les technologies sources de stress?,  je suis obligée de crier haut et fort « oui » et surtout si ça ne fonctionne pas.

Le pèlerinage commence chez Rogers

J’ai d’abord commencé mon cauchemar, un beau samedi après-midi dans une boutique Rogers. J’explique que mon iPhone ne fonctionne pas bien et que la réception est vraiment faible. La jeune fille commence alors une série de procédures de réinitialisation. Rien n’y fait! Sa collègue plus expérimentée (tout étant relatif) propose de changer ma carte SIM. Rien ne semble vouloir corriger le problème. Alors, elle décide de téléphoner à son service de soutien technique. Au bout de 55 minutes, oui à peu près une heure à attendre debout dans la boutique en écoutant « Cet appel est important blabla ». Pour enfin me faire répondre : « C’est pas de notre ressort, il faut aller dans un « Apple Store »! Quand même, une heure d’attente pour des employés « Rogers », on se demande ce qu’il en aurait été si j’avais appelé moi-même!

Pas facile d’avoir une place chez Apple store

J’apprends donc qu’il n’y a que 2 « Apple Store » dans la région de Montréal-Métro et que pour avoir la « chance » d’être servi par les génies du « Genius Bar », il faut prendre un rendez-vous. Heureusement que j’ai visité le site pour avoir les coordonnées, car je me serais rendue sur place inutilement. En effet, il faut réserver une place et une heure précise pour être servi. Je constate que je ne peux pas avoir de rendez-vous avant le mercredi. Je capote littéralement. 5 jours avec un téléphone qui ne capte pas les ondes, c’est frustrant et stressant. Je parle au téléphone et je perds la communication… t’as juste envie de hurler après Rogers ton fournisseur qui se dégage de ses responsabilités en passant la balle à Apple!

Le Genius Bar porte bien son nom Lire la suite

Révisez vos croyances écologiques avec l’utilisation des courriels, les engins de recherche et les factures électroniques!

Ça y est, je suis déjà en mode de culpabilité après la lecture des résultats d’une recherche concernant les émissions de CO2 produites par les ordinateurs. Vous êtes donc sur le point de changer votre perception, tout comme je l’ai fait au cours des derniers jours. Pendant que je vous écris, il semble que je pollue. Je me doutais tout de même, mais à ce point? Franchement non!

Écohérence : des choix intelligents à faire

Ce n’est pas la première, ni la dernière fois que j’aborde le thème de l’écohérence. Mais mon ami, Yves Lusignan, le prospectiviste et initiateur du concept de l’écohérence, maintenant propagée par l’Institut québécois en prospective et en innovation sociale pour la promotion de l’écohérence : Prospexia, sera lui-même très surpris par les résultats de cette recherche. Selon ma compréhension, lire un courriel en comparaison avec l’impression d’un courriel a été toujours été plus écologique. Il semble que non! Enfin, soyons plus précis. Si vous devez lire plus de 4 pages ou prendre plus de 15 minutes pour lire sur votre ordinateur, l’impression serait moins dommageable pour l’environnement. Ne me demandez pas de vous expliquer la rationnelle, mais les émissions de CO2 ont été mesurées scientifiquement par l’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (Ademe). Donc, un ordinateur allumé émet plus de CO2 que l’impression de plus de 4 pages après 15 minutes. Je n’en reviens pas!

Attention à vos CC et CCI dans vos courriels

Il y a encore pire. Il semble que les personnes mises en copie dans vos courriels contribuent, elles aussi, à l’émission de CO2. À un point tel, Lire la suite

Les réseaux sociaux : êtes-vous un poisson ou un troll?

La semaine qui vient de se terminer aura fait naître le 1er Pape « tweet » de l’histoire sainte. La foi 2.0 qui se met à l’heure digitale sans peur ni reproches, juste sur le petit Jésus branché sur l’au-delà via un nouveau portail « www.news.va ». Oui l’amour que les réseaux sociaux propagent à grands coups de « j’aime », aura finalement gagné ses lettres de noblesses dans le territoire sacré du Vatican. Il fallait s’y attendre n’est-ce pas? J’imagine la gang de « Zouaves » à la recherche d’interdictions potentielles dans les écrits et règlements du plus petit pays du monde allant à l’encontre de la diffusion de messages « Saints » via les plateformes sociales. Faut-il croire que les avantages étaient finalement plus grands que les dangers? Le pouvoir de propagation virale de la foi, bafouée sur tous les flancs, est une douce revanche. Mais cet amour interpelle un nouveau phénomène.

Les dangers de l’amour viral

Je ne ferai pas une dissertation sur les « MTS », mais bien sur les effets pervers du bouton « j’aime ». Un article paru dans Cyberpresse le 2 juillet dernier sous la plume d’Alain McKenna, me rappelait à quel point mes appréhensions sont fondées concernant le biais affectif des réseaux sociaux. En donnant seulement la permission d’aimer une page, Facebook, Google et cie, nous forcent à aimer sans nuance et à détester en silence. Cet article relate les réflexions du professeur de sociologie, André Mondoux, de l’UQAM. Il compare le phénomène viral en temps réel, aux bancs de poissons qui suivent le premier sans se poser de question. Comme une danse, les poissons se suivent et réagissent aux mouvements dans une parfaite synchronicité. Donc du point de vue individuel, les réseaux sociaux permettent une émancipation individuelle. Toutefois, du point de vue collectif, c’est le nivellement vers le bas. Pourquoi? Lire la suite