Un espace de réflexion sur la Présence à l’ère de l’IA
Depuis décembre 2007, ce blogue est mon terrain d’observation et d’expression sur une question qui, au fond, n’a jamais changé :
Comment utiliser les technologies pour nous rapprocher plutôt que nous éloigner?
À travers près de 20 ans de billets, j’ai exploré les transformations du Web, du marketing, des médias sociaux, de l’expérience client et, aujourd’hui, de l’intelligence artificielle.
Les technologies changent. La question humaine demeure.
De la Présence à l’IA de Sens
À l’origine, ce blogue accompagnait la réflexion qui allait donner naissance à mon livre Le nouveau « P » du marketing : la Présence.
J’y défendais une idée relativement simple : les outils numériques devraient permettre aux organisations de se rapprocher de leurs clients et de leurs employés, et non de s’en éloigner.
La Présence était un appel à un marketing plus lucide, capable de considérer le consommateur comme un citoyen intelligent plutôt que comme une cible à manipuler.
Cette conviction demeure.
Mais le terrain de jeu a radicalement changé.
Avec les plateformes numériques, les algorithmes, l’économie de l’attention puis l’intelligence artificielle générative et agentique, la question n’est plus seulement de savoir comment utiliser le numérique.
Nous devons désormais nous demander :
Quelle place voulons-nous laisser aux technologies dans nos décisions, nos relations, notre travail et notre représentation du réel?
C’est cette évolution qui a notamment inspiré mon deuxième livre, Souveraineté numérique! Aux frontières du réel et du virtuel.
Aujourd’hui, cette réflexion se poursuit autour de ce que j’appelle l’IA de Sens.
Une intelligence artificielle qui ne se mesure pas seulement à ce qu’elle est capable de faire, mais à ce que nous choisissons de lui faire faire.
Comprendre avant d’adopter. Questionner avant d’automatiser.
Je ne considère l’IA ni comme une solution miracle ni comme une catastrophe inévitable.
Elle offre des possibilités extraordinaires. Elle soulève aussi des questions majeures sur notre autonomie, nos emplois, nos données, notre capacité de jugement, notre souveraineté numérique et cognitive et la concentration du pouvoir technologique.
C’est précisément pour cette raison que je refuse les deux raccourcis : l’enthousiasme technologique sans recul et le rejet technologique sans nuance.
Je préfère poser des questions.
Qui décide?
Qui contrôle les infrastructures et les modèles?
À qui appartiennent les données?
Que gagnons-nous réellement à automatiser?
Que risquons-nous de perdre?
Quelles décisions devraient demeurer humaines?
Et surtout : quel avenir sommes-nous en train de construire à force de petites décisions apparemment anodines?
