Le cri d’alarme est sonné : qui s’occupent des questions fondamentales de l’IA?

Intelligence artificielle - avenir humanitéDepuis déjà 10 ans, je soulève les questions éthiques qui pavent la voie du futur en lien avec l’invasion des technologies. Si je fais l’évangélisatrice des outils technologiques depuis leur arrivée dans nos vies, j’ai aussi apporté, chaque fois que je le pouvais, un éclairage axé sur la Présence que je qualifie de primordiale pour les entreprises qui souhaitent avoir de bonnes relations avec leurs clients et employés. Je fais la promotion du marketing de sens, et des affaires de sens parce que j’ai trop vu d’abus et de non-sens.

Depuis quelques temps, je fais régulièrement le constat de dérives importantes avec l’usage invasif des technologies dans nos vies. Si vous suivez ce blogue, nombreux sont les billets qui soulèvent ces préoccupations. Évidemment, j’ai souvent l’impression de crier dans une boîte de Pandore que nul n’ose ouvrir de peur de devoir se poser les bonnes questions et de changer ses habitudes. Tout comme la pluie fait pousser aussi bien les tomates que la mauvaise herbe, mon discours appelle à l’humanisation de nos vies grâce aux technologies, et non la déshumanisation accélérée par l’invasion des technologies, notamment l’intelligence artificielle (IA) dont mon article a suscité quelques réflexions.

Je suis donc très préoccupée par la place que l’IA prend actuellement, et des profondes remises en question que cela suscite pour notre futur. Je vois les enfants en très bas âge être calmé avec le iPhone de papa ou le iPad de maman. Je vois la quasi totalité de mes amis (incluant moi) littéralement enchaînée à leur mobile comme le dernier maillon les reliant au monde réel pendant qu’on ne voit plus ce qui se passe autour de nous, la dernière en lice, une ado happée par un train dans l’ouest de l’île avec les écouteurs et le nez sur son mobile. Je vois des entreprises se demander comment faire pour automatiser leur service à la clientèle avec des chatbots et le dernier en lice à pousser cette logique à l’extrême : Facebook. Il a prouvé qu’en plus de répondre en imitant un humain, que l’IA pouvait prendre le contrôle en apprenant son propre langage!!! Je capote littéralement (lisez pour comprendre les réels dangers). Je comprends qu’Elon Musk ait soulevé un tollé sur cette question contre Mark Zuckerberg. Je ne voudrais pas passer sous silence les dangers connus par les géants des telecoms des ondes cellulaires et du wi-fi, les conséquences sur la génétique et les dérives de discrimination basées sur l’ADN bien amorcées, et la liste s’allonge chaque jour. Et voilà que notre gouvernement accueille en grande pompe et finance un laboratoire sur l’intelligence artificielle ici à Montréal pour Facebook!!! Où est l’argent pour l’institut d’éthique et de gouvernance pour encadrer la place des technologies, et les effets dévastateurs à prévoir, et bien amorcés dans l’humanité?

J’ai lu ce billet d’Arianna Huffington qui m’a confirmé que nous devons agir, c’est urgent. Je me suis permise une traduction, car je pense que le message doit être entendu partout. C’est un billet qi fait écho en tous points à mes préoccupations et très bien documenté. Un extrait qui m’interpelle en particulier, car ils sont nombreux, est celui-ci .

« Lorsque nous avons pris le feu et l’avons mal utilisé, nous avons inventé l’extincteur », a déclaré Tegmark. « Lorsque nous avons eu des voitures et que nous les avons mal utilisées, nous avons inventé la ceinture, le coussin gonflable et les feux de circulation. Mais avec les armes nucléaires et IA., nous ne voulons pas apprendre de nos erreurs. Nous voulons planifier à l’avance. « 

Contrairement à l’IA, la menace des armes nucléaires était, pour des raisons évidentes, très tangible et a été prise au sérieux dès le début – avec des commissions, des débats publics, des traités, etc. Cette menace existe encore (une nouvelle avec l’intelligence artificielle), mais personne ne considère alarmiste de soulever des questions éthiques à ce sujet.

Je me pose donc aux côtés de plusieurs personnes inquiètes pour notre avenir pour propager la nécessité d’un débat public sur ces questions et de confier à des « vraies » humains, conscients et altruistes la responsabilité d’encadrer ces développements technologiques pour l’avenir de l’humanité. N’allez surtout pas croire que je suis contre le progrès et les technologies, sinon vous me connaissez très mal. Mais à force de dériver les ressources dans quelques poches, phénomène pour lequel on se révolte sans rien faire depuis fort longtemps, il ne faudrait pas que nous soyons l’arbre qui fournit le bois pour l’allumette! Après l’argent, le pouvoir et le contrôle absolu, sommes-nous prêts à descendre dans la chaîne de l’évolution en tant qu’humain?

MERCI DE PARTAGER ET ENCOURAGER LA DISCUSSION, MAIS SURTOUT D’EN FAIRE UN ENJEU PRIORITAIRE AUPRÈS DES GOUVERNEMENTS. IMAGINEZ QUE L’IA DÉCIDE DE NOS PRIORITÉS UN JOUR, CROYEZ-VOUS QUE LA QUALITÉ DE L’AIR SERAIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT AU BESOIN D’ÉNERGIE, OU QUE LA FAIM DANS LE MONDE SOIT PRIORITAIRE PAR RAPPORT À LA PRODUCTION DE PUCES?

 

Tiré du texte original : We’re Drowning in Data But Starved for Wisdom

Nous nous noyons dans les données, mais nous sommes affamés de sagesse

Ce n’est pas seulement l’éléphant dans la pièce, c’est l’éléphant dans l’univers – et l’éléphant est encore un nouveau-né. Je parle du développement de l’intelligence artificielle et de la façon dont nous pouvons être préparés pour ce qui se passe lorsque, comme l’a dit le , du MIT, Max Tegmark, «les machines nous dépassent à toutes les tâches». La nécessité d’avoir cette conversation «la conversation la plus importante de notre temps « , fait l’objet de son nouveau livre, Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence, que je viens de terminer. C’est l’un de ces livres que vous ne pouvez pas non plus mettre sur pause, et que vous appelez instantanément vos amis et que vous les pousser à le lire au plus vite. Lire la suite

Facebook pour les affaires : entre le rêve et la réalité

temps de lecture estimé 5 min

Facebook pour les affaires : entre le rêve et la réalitéChaque fois que j’échange avec des entrepreneurs sur les vertus générales des médias sociaux, je me heurte régulièrement à des points de vue littéralement opposés. Pour les fins de ce billet, je vais parler plus particulièrement de Facebook parce que c’est le réseau social le plus populaire parmi la majorité des entreprises qui ont des produits et services grand public. Entre ceux qui grognent sur la valeur de ce temps mal investi, qui généralement n’en mettent pas soit dit en passant, et ceux qui mettent tous leurs œufs dans le même panier et se pavanent fièrement en exposant leur base de fans, je crois qu’il serait opportun de remettre les pendules à l’heure. Du moins, donner envie à ceux qui maudissent Facebook et ralentir les ardeurs à ceux qui ont jeté tout leur dévolu sur Facebook.

Un grand centre d’achat pour le lèche-vitrine

Avec les millions d’abonnés Facebook, les milliers de publications chaque minute du jour, nous pouvons très bien comprendre pourquoi les entreprises veulent leur part de visibilité dans ce méga salon virtuel où les discussions « personnelles » peuvent prendre une allure publique, et où les entreprises peuvent s’immiscer moyennant un peu de stratégie, et d’argent aussi. Lorsque je parlais de Présence (avec un grand P) dans la 1re édition de mon livre, je disais qu’un jour les médias sociaux allaient devenir une fenêtre pour que les entreprises entrent dans nos cuisines et nos salons moyennant un frais d’entrée desdits réseaux sociaux. C’est chose faite. Aujourd’hui, Facebook décide de tout ce que je vois (en analysant ce que je fais) et revend les espaces sur mon mur aux mêmes entreprises qui m’embauchent pour occuper ces espaces. Mais comment éviter notre Présence dans cet univers qui apporte son lot de frustrations certes, mais de satisfactions commerciales également?

Sachant que Facebook est un méga centre d’achat où vous pouvez créer votre vitrine, la question est plus comment faire pour que cette vitrine soit visible aux yeux de vos clients potentiels? Imaginez les 65 millions de vitrines commerciales qui se disputent notre attention. Pensez à tous vos amis Facebook que vous croyez inactifs, et qui pourtant sont encore vos amis malgré leur invisibilité. Facebook cesse de partager leurs publications si vous n’y portez pas attention, nous parlons de la chambre d’écho. Alors, soyez assuré d’une chose, si vous êtes une entreprise vous devez payer pour gagner votre place de choix dans cet écho qui sonne creux trop souvent. Mais avez-vous les moyens de vous en passer?

Comprendre les enjeux commerciaux avant de se lancer

Alors que j’évangélisais les dirigeants aux bienfaits du Web et des médias sociaux, il y a à peine quelques années, aujourd’hui, je dois rétablir les perceptions et gérer les attentes de ces mêmes dirigeants qui veulent tirer leur épingle de l’écosystème social. La vérité est simple : les médias sociaux ne sont rien de plus, ou de moins, que des médias empruntés. Vous n’êtes pas chez vous, et les algorithmes de cesdits réseaux nous le rappellent chaque jour.

Aujourd’hui vous pouvez pratiquement tenir boutique avec une seule page de Facebook, sans même posséder un site Web. Plusieurs réussissent ce pari en poussant les limites de Facebook à son extrême. Mais attention, soyez conscient que vous construisez votre maison sur un terrain qui ne vous appartient pas. Les frais de location risquent d’augmenter, vous vous en doutez bien. Actuellement, avec le EdgeRank* de Facebook, un maximum de 16% de tous vos fans peuvent voir vos publications dans leur mur. Et encore faut-il que ces derniers aiment et partagent rapidement pour atteindre ce maximum sans payer. Alors, si vous avez 1000 fans, n’espérez pas plus de 160 fans au final pour voir vos publications. Si vous souhaitez parler à tous vos fans, vous devrez payer un montant raisonnable, mais payer pour vos propres fans c’est déjà trop. Sachant que vous ne pouvez pas exporter vos données pour les utiliser ailleurs, vous voilà à construire une audience qui ne vous appartient pas. Alors résistez à la tentation de dire : J’AI X nombre de fans… votre page Facebook A X nombre de fans… pas vous! Cela étant dit, le facteur « FAN » est très symbolique de l’attrait pour votre marque. La question est plus de savoir comment transformer l’amour social de vos Futurs Acheteurs Naturels en argent sonnant.

Dépasser le stade de la séduction : la convergence sociale

Si vous souhaitez construire à long terme, il faut donc dépasser le stade de la séduction. Facebook, comme tous les médias sociaux, c’est de la pure séduction prospect-client. Ce qu’on veut à la fin, c’est de l’engagement client. Certes, cela est fort utile d’avoir ces espaces de séduction pour améliorer sa visibilité et construire son capital de marque, mais n’espérez pas vendre sans passer par d’autres étapes plus engageantes. C’est l’exception qui confirme la règle en ce sens. Les meilleurs cas à succès appartiennent aux entreprises qui savent faire travailler les médias sociaux à titre de collecteur de prospects et qui peuvent les convertir dans un entonnoir de vente bien ficelé, la convergence sociale en bref. Tentez de vendre directement sur Facebook, c’est un peu comme demander en mariage une femme qu’on vient de rencontrer dans un bar. Si elle ne vous connaît pas, les chances sont minces pour qu’elle accepte votre proposition, à moins d’un coup de foudre.

Alors, il est impératif d’avoir une Présence dans Facebook si nous souhaitons profiter d’une certaine visibilité, mais ne mettez pas tous vos œufs dans ce panier et surtout sachez gérer vos attentes. Je vous donne l’exemple d’un restaurateur qui possède plus de 2000 fans, il a même un programme « Facebook » qui lui a remis un calculateur de « j’aime » en temps réel (voir vidéo ci-jointe). Le bidule fonctionne réellement, j’ai testé. Alors, il est très fier d’avoir son nombre de fans affiché, mais cela dit quoi? Je reste un  peu pantoise devant tant d’enthousiasme à exposer sa base de fans, alors que je sais très bien que ce restaurateur a une excellente réputation, mais une location géographique qui le prive de visibilité sur la rue passante. N’eût été mes amis, ce resto n’aurait pas été dans mes choix, car je ne le vois pas en marchant dans mon quartier, non plus dans mon Facebook. C’est donc dire qu’il ne fait pas d’annonces locales. Alors pourquoi toute cette fanfare autour du calcul de « j’aime »? L’égo sans doute, mais avouons que Facebook a réussi un pari fort intéressant, celui de permettre une plateforme de discussion avec vos clients ou prospects, une forme de raccourcie pour échanger avec votre entreprise quasi sans filtres. Sur ce point, mission accomplie!

La Présence est d’être là où vos clients vous cherchent

Je vous dirais que la complexité dans laquelle les affaires évoluent vous oblige à considérer tous ces outils pour ce qu’ils sont : des moyens d’être présents pour vos publics cibles. On ne peut pas éviter Facebook, mais on ne peut pas non plus en faire son centre d’attraction principal. Sachez que le temps passé sur Facebook (ou Instagram) est phénoménal, il dépasse le temps passé devant la télé, vous avez donc un immense auditoire prêt à vous découvrir. Il n’est pas étonnant que de nombreuses demandes d’informations, de service à la clientèle et de suivis se fassent via l’outil de discussion, Facebook inscrit même votre temps de réponse. Voilà une façon claire de dire si vous suivez ou pas votre page Facebook. Donc, si vous créez une page commerciale, faites en sorte que cette page soit bien renseignée, avec des images qui font honneur à votre « branding » et qu’elle soit aussi nourrie par du contenu pertinent. Mais avant tout, assurez-vous que vous ayez un responsable qui va assurer un temps de réponse exemplaire. Il vous faudra aussi tenir compte des langues, des groupes cibles, et j’en passe. Plus votre entreprise a de lignes de produits et services et de marchés cibles, et plus les questions de bon paramétrage initial se posent.

Aujourd’hui, je fais aussi de la veille compétitive auprès des concurrents de mes clients via les médias sociaux. L’idée est de comparer la performance des pages Facebook notamment, et voir si nous faisons mieux, ou pouvons faire mieux. Nous sommes dorénavant confrontés à la nouvelle réalité; si je choisis de faire une page Facebook, je ne peux pas faire qu’une partie du chemin, je dois aller jusqu’au bout. Alors, la vérité est toute simple, ajoutez Facebook à votre arsenal de séduction, jouez franc jeu, mais surtout assurez-vous de convertir vos fans passifs en clients actifs. Ne mettez pas juste le bout des orteils, plongez et faites vos devoirs. Vous pourriez récolter gros si vous misez sur les bons objectifs… ou perdre votre temps… à vous de décider!

Alors, le printemps est le bon temps pour semer… à vous de jouer!

Blogue La Présence des idées

*La portée « naturelle » maximale des publications partagées s’élève, selon Facebook, à 16% des abonnés d’une page Facebook. Théoriquement donc, seule une minorité des abonnés d’une page Facebook voit s’afficher les mises à jour en provenance de celle-ci. Voir article sur le EdgeRank de Facebook.

Industrie 4.0 : un plan numérique, vous avez dit?

plan-numérique - industrie 4.0Nous voici en plein cœur de la quatrième révolution industrielle. Après avoir traversé l’ère de la mécanisation, l’électrification, l’électronique, la nouvelle révolution industrielle est dorénavant l’ère des cybersystèmes. Quelle entreprise ne fait pas face à de profonds questionnements quant à ces choix difficiles qu’impose la numérisation des affaires? Je parlais des crises existentielles pour les entreprises lors de mon dernier billet, et je soulevais le déclencheur de la refonte ou la création d’un site Web pour ces remises en question profondes. Mais nous savons que chaque entreprise est poussée par le vent du changement numérique, que dis-je, emportée par les tornades du changement provoquées par l’intégration des technologies de l’information et l’automatisation. Voilà bien des occasions de tout remettre en question.

Quelques défis au passage de la 4e révolution industrielle

Au chapitre des réflexions suscitées par la course à la compétitivité accélérée par le numérique, il y a de nombreux défis à relever, et seule une stratégie numérique intégrée à la stratégie d’entreprise peut aborder concrètement les solutions à mettre en place dans l’entreprise. Parmi ces défis on retrouve :

  • Les choix d’équipements performants qui permettent une connectivité avec l’ensemble des logiciels et autres pièces d’équipements dans la chaîne de production
  • La réingénierie des processus internes et la standardisation des normes
  • Les impacts sur la sécurité de l’information et la gestion des données
  • Le partage des données à l’interne ou l’externe et la gestion documentaire
  • La formation, l’accès aux compétences et la rétention des savoir-faire

La liste des défis est encore plus longue, mais la seule vue de ces derniers a de quoi occuper bien des réflexions en entreprises. Aujourd’hui, les entreprises tournées vers le futur remettent leur modèle d’affaires en question sans hésitation pour assurer leur pérennité.

De nouveaux modèles d’affaires naissent avec les nouvelles façons de faire

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Les crises existentielles arrivent aussi aux entreprises

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Il est assez impressionnant de voir autour de nous, le nombre incalculable de personnes qui traversent une crise existentielle. Signe des temps chaotiques peut-être, mais chacun de nous passera par ces questionnements inévitables tout au long de la vie, car il est sain de se remettre en question. Certains âges sont plus propices que d’autres à ces réflexions, le tournant d’une nouvelle décennie étant sans doute un classique en matière de crise existentielle, dont le fameux démon du midi qui semble affecter les hommes plus que les femmes. Il y a aussi les ruptures, les mises à pied, les retraites et la liste est aussi longue que tous ces événements qui changent le cours d’une vie. Les entreprises n’y échappent pas à ces crises, et elles se manifestent à des moments toujours mal choisis, parce qu’en affaires les périodes d’incertitudes sont toujours mal venues puisque les symptômes et les signes sont toujours reliés aux performances financières. Un PDG qui voit fondre ses profits a généralement une grave crise existentielle en vue, mais il ne le sait pas toujours.

Savoir se regarder dans le miroir

Quand le bateau prend l’eau, il faut réagir. Il est fréquent, et généralement le premier réflexe, de mettre des diachylons sur les bobos. Quels que soient les motifs des contreperformances, il faut éviter des solutions de type « patch » pour colmater une fuite, lorsqu’une situation devrait exiger une analyse plus approfondie et une remise en question pour une solution à long terme. Il faut du courage dans une organisation pour regarder les choses en face et prendre les mesures afin d’assurer la pérennité de l’entreprise. Parce que disons-le franchement, il est rare que les décisions et les actions prises pour le long-terme rapportent des résultats à court-terme.

Ce qui veut dire que la rémunération des dirigeants sera forcément affectée à court-terme si les décisions à long-terme sont adoptées. Laisser les dirigeants prendre ces décisions difficiles, c’est comme demander à un singe de surveiller le sac d’arachides. Oui, bien sûr, il y a les conseils d’administration, mais nous savons tous que ce n’est pas toujours l’objectivité qui règne dans ces tours d’ivoire. Surtout lorsque les grandes décisions sont présentées pour un vote, les réflexions ont déjà eu lieu depuis longtemps à l’étage de la direction. Pourtant, il faut bien qu’une entreprise fasse preuve d’introspection dans ce monde de turbulence qui caractérise l’environnement d’affaires depuis plusieurs années. Il n’y aura jamais de vents favorables pour les entreprises qui ne savent pas où elles vont et qui n’ont pas le courage de hisser les voiles.  Combien d’entreprises traverseront des périodes de difficultés au cours de leur existence? Lire la suite

Quel avenir pour la vérité à l’ère du numérique?

marketing de sens

Loin de moi l’idée de faire un débat éthique entourant la définition de la vérité, mais disons que depuis quelques temps, la question semble être sur toutes les lèvres. Un nouveau mot a même été inventé pour parler d’un synonyme de mensonge : les faits alternatifs. Évidemment, celui qui a rendu cette expression populaire, pensait plutôt à un synonyme de vérité. Comme quoi, si on ne s’entend pas sur la définition de la vérité, nous sommes dans un débat stérile où la vérité de l’un deviendra le fait alternatif de l’autre, ou le mensonge… en vérité plus facile à croire!

La chambre de l’écho : la vérité des uns au détriment des autres

Le phénomène de la chambre de l’écho a été noté et divulgué à plusieurs reprises, il y a déjà un moment d’ailleurs. J’ai déjà écrit un article à ce sujet (Le paradoxe de la personnalisation), et tout récemment, j’ai pu écouter un reportage à Radio-Canada avec Julie Payette dont le lien est disponible ici. En résumé, ce phénomène fait état de notre sens critique qui s’atrophie peu à peu, au fur et à mesure que nous confinons notre attention dans les médias sociaux gérés par des algorithmes mathématiques. Des méthodes de classement programmées pour nous présenter que des publications qui résonnent avec nos goûts, nos opinions et nos préférences anticipées. Nul besoin d’ajouter que nous ne confrontons guère les débats de cette façon, et tout le monde pense que la majorité pense…comme eux dans ces univers hermétiques et contrôlés. Imaginez cette médecine à moyen et long terme, et ne nous demandons pas pourquoi le manque de jugement gagne du terrain dans toutes les classes de la société, particulièrement parmi la jeunesse. Comment savoir ce qui est vrai de ce qui est faux lorsque chacun vit dans des faits alternatifs communs? Je crois savoir que cette notion est souvent nommée : perception!

Le point de bascule est arrivé : la seule vérité c’est l’équité!

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Les défis de 2017 inspirés de Trump en 2016

2016-2017

Je ne me risquerai pas à résumer l’année intempestive qu’aura été 2016 sous la trame de fond des élections américaines et du terrorisme. D’abord, d’autres l’ont fait bien mieux que je ne l’aurais fait, mais aussi parce que je pense que ce résumé est bien personnel à chacun d’entre nous en fonction de nos préoccupations. Mais je dois admettre avoir énormément réfléchi à ce revirement qui a soufflé le monde avec l’élection du 1er président blanc aussi coloré. Cela m’a permis de réaliser à quel point ce personnage sera peut-être la meilleure chose qui nous soit arrivée. Étonné? Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Ne jamais rien tenir pour acquis

La première leçon à intégrer pour la prochaine année, c’est bien qu’il ne faut jamais crier victoire avant la fin d’un combat, quel qu’il soit. C’est valable pour tout. De la même manière, il ne faut jamais abandonner, même si tout le monde vous croit perdant. L’histoire enseignera probablement qu’il y a eu de la triche dans ces élections sur fond de scandale, et il faut bien admettre que le système électoral américain a failli au sens de ses fondateurs. Le triomphe de Trump aura toutefois révélé que la majorité silencieuse est impitoyable lorsqu’elle parle. Imaginez le nombre de femmes « blanches » qui ont préféré endosser ce misogyne et harceleur démasqué plutôt que voter pour la 1re femme présidente. C’est dire à quel point, il y avait de la grogne. En 2017, pourquoi ne pas chercher à faire parler vos employés et clients silencieux à tout prix. Vous savez maintenant qu’il ne faut pas les tenir pour acquis. Ceci est valable dans nos vies personnelles aussi.

Ne jamais se fier aux sondages

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Lorsque la mobilité accélère la bêtise humaine!

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Temps de lecture estimé : 6 minutes

Les veufs et les veuves du cellulaire!

Mon billet aujourd’hui est inspiré d’une grande leçon de vie à l’ère numérique qui me donne envie de partager avec vous. Il y a déjà un moment que les téléphones intelligents ont envahi nos vies. Près de la moitié de toutes les visites dans les sites le sont par mobiles et tablettes. Cela est donc étonnant de constater qu’il y a encore des entreprises dont leur site n’est pas compatible pour les écrans de petits formats. Si vous souhaitez le valider, faites le test avec Google et vous aurez en prime les correctifs si votre site n’est pas adapté. D’ailleurs, depuis avril 2015, seuls les sites adaptatifs sont présentés dans les propositions de recherche de Google, les autres étant considérés comme inaptes à l’expérience de l’usager. Je dois dire que je comprends. Qui n’a pas ragé devant un site dont les boutons ne sont pas lisibles, et encore moins cliquables? Tout ça pour dire que la mobilité est maintenant une réalité incontournable d’affaires et dans la vie de trop d’humains, faut-il ajouter!

Utilisation abusive de cette nouvelle arme de destruction collective

panneauJe vous rassure, je ne vous parlerai pas des dangers de texter au volant, la SAAQ se charge très bien de ce volet éducatif avec plusieurs campagnes dont : « Vous êtes à deux doigts de la mort! » (excellente d’ailleurs). Il y a quelques semaines, j’ai moi-même freiné trop tard en phase de décélération avec une voiture qui a freiné plus brusquement que prévu devant moi. J’ai frappé cette voiture à 15 km maximum. Ce fût qu’un impact mineur, aucun dégât, mais j’ai remercié le Bon Dieu de m’avoir donné toute une leçon sans plus de conséquences. Tout ça pour avoir baissé les yeux pour texter : « Oui, mon amour! J’arrive! » Avouez qu’il eût été ironique de ne jamais arriver!!!! Bref! La majorité d’entre nous sont dorénavant esclaves des foutus téléphones intelligents qui nous rendent tout, sauf intelligents. Il est vrai que j’ai tout sous la main avec mon iPhone. Une question? Je demande à Sainte-Hernette (voyez cette vidéo avec Pierrette Robitaille, vous allez tellement rire) et j’ai ma réponse. Je suis souvent quitte pour plusieurs minutes de lecture, mais chaque fois j’apprends quelque chose. Mon appareil photo, mon dictaphone, mon carnet de notes, la météo, mon agenda, mes courriels, mes contacts, mes réseaux sociaux et j’en passe. Oups, j’allais oublier les fonctions de base : mon téléphone et les merveilleux textos. C’est véritablement une cocaïne numérique, une nomophobie collective, aussi appelée plus largement : cyberdépendance! Impossible de s’en passer une fois que nous en sommes accroc. J’ai quelques personnes de mon entourage qui faisaient office d’irréductibles Gaulois avec leur téléphone cellulaire de vieille génération, et à force de se faire traiter comme des gens dépassés…et bien, ils ont fini par rejoindre les rangs des toxicomanes de l’héroïne électronique. Un tel fléau que la majorité des parents branchent les enfants sur les écrans de plus en plus jeunes, et des études prouvent que nous sommes en train de faire une génération de psychotiques. Mais si ce n’était que ça!!!

Des relations de couples éclatées et brisées à cause de cette dépendance

J’ai un couple d’amis marié depuis très longtemps qui vient de se séparer ce week-end. Lire la suite