Vendez de la rassurance!

Avec la pandémie, le déficit de confiance est à son paroxysme. Chaque jour, il atteint de nouveaux sommets. J’en ai parlé abondamment dans mon dernier billet : La vraie pandémie qui nous affecte : le scepticisme! Depuis, j’ai eu l’occasion d’accumuler de nouvelles informations qui m’inspirent ce billet. Un temps qui requiert un urgent remède à ce déficit de confiance, ici nommée : la rassurance!

Un déséquilibre à tous les niveaux

Depuis quelques semaines, j’ai fait un peu de magasinage pour des meubles. Le même discours partout : temps de livraison impossible à garantir. Armez-vous surtout de patience, car certains délais peuvent aller jusqu’à trois mois ou plus pour un simple canapé. C’est bien vrai. Fait vécu. Les magasins manquent donc de stocks. Pourtant, le besoin de s’installer confortablement n’a jamais été aussi pressant. Oui, l’excuse prête à servir « Covid-19 » frappe à nouveau. J’ai tout de même fait un dépôt sur un meuble. Tant que ce n’est pas livré, je peux annuler mon achat, c’est « rassurant ». J’avais justement besoin de rassurance!

Si on croyait que nous étions indépendants dans notre économie, le réveil est brutal. Même les fabricants québécois ne peuvent suffire puisque les pièces et matériaux proviennent des pays étrangers qui n’ont pas rattrapé les retards de production. Une belle grande économie dans le coin droit qui veut tourner à plein, mais qui ne suffit pas, et une autre dans le coin gauche qui pourrait fournir la planète, mais qui ne peut rien faire. Le monde est définitivement scindé en deux. Les gagnants et les perdants. Les ruptures de stocks et de services se comptent à la pelle, et nous sommes loin de se douter comment ce déséquilibre va retrouver une courbe normale.

Ce qui me frappe, c’est qu’il y a dix ans, j’avais assisté à une conférence sur l’écohérence du prospectiviste Yves Lusignan qui nous expliquait qu’un jour, nous pourrions être sur une liste d’attente pour acheter des électroménagers. Une utopie, avons-nous tous eu le réflexe de penser ce soir-là. Les motifs sont bien sûr différents, mais le résultat est le même : déséquilibre entre l’offre et la demande. Et qui paie le plus dans ces déséquilibres? Payer dans le sens d’être puni, car ceux qui en paient le prix, ce sont justement ceux qui n’ont pas les moyens de payer plus! Les prix augmentent et les plus offrants accaparent les denrées rationnées sur le chemin de la distribution mondiale. Imaginons que le même scénario se produise pour les denrées alimentaires. Vous voyez le portrait d’une récession et d’une crise économique et alimentaire en accéléré. La rassurance ici serait de mettre en place des mécanismes pour assurer l’approvisionnement prioritaire des denrées essentielles chez nous. L’achat local n’aura jamais eu si bon goût. Nous devons planifier les lendemains difficiles et prévisibles de la pandémie.

Du service à deux vitesses : très lent ou arrêté

Que dire des services gouvernementaux? Des services bancaires? Des services de télécom? Et tous les chanceux qui n’ont pas perdu un iota de leur salaire, à qui on a offert des chaises et des bureaux ergonomiques, de beaux écrans de 21 pouces et plus, des claviers, des souris et plus, payées par nos taxes? Qui ne dépensent plus une minute de leur temps dans le trafic, plus un cent d’essence et s’offrent des horaires princiers. Avez-vous essayé de vous faire servir récemment par un fonctionnaire de l’état ou un employé d’une grande entreprise? L’excuse Covid-19 est la seule chose qui prévale.

J’ai passé une heure de mon temps avec Rogers entre six personnes qui ne pouvaient pas m’aider jusqu’à ce que la chaise musicale (littéralement) aboutisse au Nouveau-Brunswick chez Alain que je salue. Chacun bien assis chez lui à dire qu’il ne peut pas m’aider. Heureusement Alain a pris ma demande sans la refiler à son collègue invisible assis à Toronto.

Sérieusement, ça fait plus de sept mois que nous sommes dans le psychodrame de la pandémie, il serait temps de s’ajuster. Pour ce que j’en comprends, nous en avons pour deux ans de ce calvaire planétaire. L’excuse sera-t-elle le refrain pour les 24 prochains mois? Je suis déjà à rêver que je suis en voyage dans le monde pour réaliser à mon réveil, que je ne suis allée nulle part et que je n’irai pas avant longtemps. La réalité augmentée devrait faire des affaires d’or d’ici là. Quoi qu’il en soit, la réalité tout court serait déjà moins pénible si nous apprenions à s’ajuster sans toujours trouver des excuses.

J’ai visité le service à l’auto d’un resto populaire dimanche dernier. Ouvert 24 heures… mais pas pendant la COVID! Ils ont réduit leurs heures d’ouverture. Raison : Manque de personnel!!!! Nous n’avons jamais eu un taux de chômage si élevé et ils ne sont pas capables de trouver du personnel. Non, mais, sérieusement, qui se moque de qui? Vraiment, le monde est à l’envers d’une façon qui frise l’hystérie collective. D’un côté, il y a ceux et celles qui travaillent comme jamais, voire jusqu’à l’épuisement, et de l’autre, ceux qui passent leur temps devant les écrans à jouer, se divertir et encaisser les prestations de toutes sortes. Certains trop libres qui adorent aussi semer la zizanie au passage avec les théories du complot et les autres qui ne savent pas gérer leurs émotions et leur anxiété. L’hystérie collective en direct quoi! Tout sauf rassurant.

Rebondir : la seule option

Bien sûr, il y a ceux qui n’ont pas le choix. Il y a ceux qui guettent le moindre signe d’espoir prêts à bondir sur la prochaine opportunité. Mais soyons clairs, selon une source bien avisée de mon entourage, les banques prévoient que 30% des PME feront faillite d’ici 12 à 18 mois. Ceux qui s’enrichissent par les temps qui courent : les syndics de faillite. En un mois, ils peuvent faire le salaire annuel d’un fonctionnaire bien payé. Alors que va-t-il arriver si le moteur économique du pays (oublions le monde pour l’instant) perd deux de ses six cylindres? Les conséquences sont et seront désastreuses. Qui peut nous offrir de la rassurance?

Il faut donc regarder les choses en face. Si vous travaillez dans un secteur affecté par la pandémie (affecté irrévocablement pour au moins 12-24 mois), vous devriez sérieusement commencer à penser à une nouvelle carrière. Les transitions de carrière n’auront jamais été si populaires. Le gouvernement devrait déjà continuer les efforts de formations accélérées pour des métiers en demande où la pénurie était déjà forte avant la pandémie. Dieu sait que les besoins en main-d’œuvre spécialisée étaient forts. Peut-être que la pandémie aura réglé ce criant déséquilibre de main-d’œuvre. Espérons-le! C’est rassurant!

L’idée est de se positionner pour être prêt à saisir la nouvelle réalité prévisible qui s’annonce devant. Il faut préparer nos lendemains pendant que nous avons le temps et l’énergie. En n’oubliant surtout pas que nous sommes tous conjoints et solidaires peu importe notre statut social, il y aura un prix.

Rassurance à vendre

Soyons lucides. Le monde a changé et le pire n’est pas derrière, mais bien devant. Une fois que nous aurons terminé de faire le décompte des morts, il faudra repartir avec les dégâts collatéraux sous les pieds et sur le dos. Heureusement, il y aura toujours du travail, beaucoup de travail pour dire la vérité. Il suffit de louer vos talents au service de ceux qui en besoin. Oui, certaines industries comme celle des arts et spectacles sont mises à mal; mais ici, ce n’est que passager. L’art a survécu à tout. Même aux dictatures. Si le pouvoir d’achat du consommateur moyen est épargné, les beaux jours reviendront. En attendant, le service à l’auto pourrait déjà nourrir votre maisonnée. L’humilité est l’une des profondes conséquences de ce que nous vivons en ce moment. En temps difficiles, les sacrifices de tous sont nombreux.

Mais les entreprises, les gouvernements et les acteurs de nos moteurs économiques devraient comprendre le besoin criant de leurs clients, citoyens et partenaires : ils veulent être rassurés.

Nous voulons tous être rassurés. Pas exclusivement ceux qui sont dans la ouate de nos taxes, mais particulièrement ceux qui en paient des taxes et qui ne savent plus où donner de la tête. Ils veulent continuer à avancer sans avoir peur de ce qui les attend sur le prochain coin de rue. Ils veulent sentir que leur contribution est non seulement importante, mais vitale pour que l’hécatombe économique annoncée ne soit qu’une petite raclée sur l’économie en lieu et place du tsunami qu’on voit venir au loin.

Les travailleurs autonomes, les chefs d’entreprises, les artistes et tous ceux qui n’ont pas droit à de l’aide gouvernementale ou à la sécurité d’emploi sont en pleine crise d’anxiété à regarder l’autre moitié bien emmitouflée dans le confort de leurs bureaux ergonomiques. Ils pourraient au moins avoir droit à de la rassurance du gouvernement avant que le couperet tombe sur leur tête et enrichissent les syndics de faillite. Une assurance anti-faillite pour éviter que 30% des PME ne disparaissent dans l’indifférence. Les payeurs de taxes oubliés. Oui, le monde est vraiment scindé en deux : ceux qui paient, et ceux qui reçoivent.

Je regarde autour et je ne vois que le besoin de rassurance. Peu importe comment je regarde les choses, quoi que vous vendiez, offrez de la rassurance à vos clients. Nous en avons tous désespérément besoin en ces temps anxiogènes. Parce qu’après le virus, et même pendant la pandémie, il faut continuer à vivre.

Comment faire ça? La rassurance, c’est aussi de la Présence. Je peux regarder votre situation et vous aider à rassurer vos clients. Une session de 30 minutes gratuitement pour faire le point de vos enjeux. Rassurant non? 😉

Et bien humblement, je sais que derrière chaque défi ou chaque embûche se cache une opportunité en or!

Soyons confiants, mais soyons surtout vigilants!

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