Télévision traditionnelle et réseaux sociaux : mariage de raison? La France dit non et je dis …

Photo La Presse

En 2004, lorsque j’ai découvert la webdiffusion, peu de gens croyaient que nous allions un jour écouter la télévision sur le Web. Depuis ce jour, nous traversons une grande crise médias et voilà que la France écrit un nouveau chapitre à cet égard. Je vous invite à lire cet article du Figaro qui explique en détail l’affaire qui oppose les stations de télé et le Conseil supérieur de l’audiovisuel (équivalent de notre CRTC canadien) en France.

Publicité clandestine dénoncée

Donc en résumé, ce « CRTC français » a décrété que la mention d’une page Facebook, Twitter ou même LinkedIn est par nature de la publicité déguisée. Je ne veux pas entrer dans le débat de qui à tort ou raison, car dans le virtuel nous crions au scandale et j’exagère à peine. Ridicule, peut-on conclure, cette mise en application d’un règlement désuet qui ne tient pas compte de la nouvelle réalité. Parlons-en de cette nouvelle réalité justement.

Réalité virtuelle et télévisuelle : un duo qui gazouille toujours plus fort

S’il est vrai que le sort des médias est encore incertain, il appert que le nouveau duo « Télé et réseaux sociaux » va très bien. Je dirais même que sans ce duo, je pense que la télévision ne pourrait pas entrevoir de grand avenir possible. Lisez cet article : Des tweets presque parfaits pour vous en convaincre. On y parle de la propension des internautes et des téléspectateurs à faire les deux en même temps, écouter une émission et y participer par le Net. Un phénomène qui croit continuellement. Or, cet exercice est impossible sans faire mention de l’adresse du compte Twitter ou de la page Facebook au bas de l’écran. Impossible étant un grand mot, mais disons que la réalité virtuelle demande un minimum d’ingrédients pour que la sauce sociale prenne.

Réflexion à rebours pour comprendre cette double gifle aux médias traditionnels

Revenons à l’époque où Pierre-Karl Péladeau avouait candidement, au Banff World Media Festival de 2005 (à l’époque on l’appelait encore « Banff Television Festival », ne pas savoir dans quelle direction aller avec le phénomène croissant de la publicité, la webdiffusion et autre phénomènes virtuels qui dérangeaient les châteaux forts des propriétaires médias. À l’époque, toutes les avenues avaient été analysées pour empêcher le phénomène et le tuer dans l’oeuf. Jusqu’au jour où devant un phénomène devenu plus grand qu’eux, ils ont fini par dire : « If you can’t beat them, join them ».

En décidant de faire de la place dans leur média pour les médias virtuels, ils ont créé la première version du phénomène « multimédia » à mériter cette appellation. Ainsi, nous avons vu Sophie Thibault naître sur Twitter, bien inscrit au bas de chaque bulletin de nouvelles. M. et Mme Tout le monde n’avait aucune idée du phénomène Twitter à cette époque. Je donne de la formation depuis 2 ans et demi et j’en trouve encore qui ne savent pas vraiment c’est quoi.

Donc, les médias ont aidé la démocratisation du phénomène des médias sociaux pour éviter l’instinction à petit feu et l’isolation. Pendant qu’ils tentent des expériences, ils contribuent à tous les jours à donner l’équivalent d’une publicité de plusieurs heures à Twitter, Facebook et compagnie. Aujourd’hui, on veut les blâmer d’octroyer des publicités clandestines? Ont-elles le choix? Elles sont devenues les esclaves volontaires d’une industrie en mutation.

Avertissement : ce conseil peut heurter les âmes sensibles

Alors, je dis au « CRTC » du monde entier : ne trouvez-vous pas que les médias traditionnels se sont faits assez d’auto flagellation en se soumettant à de nouvelles règles du jeu qu’ils n’ont pas choisies? Un monde de règlements étouffants qui se bat contre un monde sans règlements? Allez les fonctionnaires… twittez ce billet pendant que le monde change! On ne peut pas juger les vrais criminels dans notre système de justice et on perd le temps de tout le monde à couper les cheveux en quatre. Oui, c’est de la publicité clandestine… pis?

Alors je dis « oui » au mariage de raison! Si les médias traditionnels sont inquiets au point de donner leurs meilleurs espaces publicitaires à des grugeurs d’auditoire en puissance, alors je pense que cela doit en révéler assez long sur leur état d’alerte. Laissez-les survivre et se redéfinir en paix… au bénéfice de notre expérience télé!

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