Bibliothèque parlante dans le creux d’une main!

J’avoue être camouflée dernière les palmiers pour avancer l’écriture de mon livre qui tire vers sa conclusion. Je ne vous dis pas le casse-tête pour trouver un peu d’électricité. L’état lamentable de la batterie de mon portable, me confine à l’obligation de me brancher. Alors que je suis en pleine réflexion pour décider si je ferai imprimer ou non mon livre, voilà que je tombe sur un petit article au sujet du virage numérique que certains éditeurs ont amorcé. Moi qui prêche pour l’utilisation intelligente des nouvelles technologies, j’avoue que si j’ajoute la question environnementale, le virage s’impose sans l’ombre d’un doute. Bref, de toute évidence la synchronicité fait son travail pour m’aider dans mes réflexions.

D’un côté je me dis que les américains lisent déjà avec le nouveau Kindle pour ne pas dire écoutent déjà. Et Amazon voit la part de son chiffre d’affaires en livres numériques monter continuellement. La récession actuelle permettra juste un répit pour permettre aux éditeurs de s’adapter, car le mouvement est enclenché. C’est exactement ce que font déjà l’ANEL (Association Nationale des Éditeurs de Livres) en numérisant des centaines de livres pour être prêt à profiter de la prochaine vague numérique. Les maisons d’édition qui ne seront pas prêtes à la guerre des pixels seront menacées de fermeture. Après le traditionnel livre fait de papier et de reliures sobres ou sophistiquées, le livrel (ebook) vient confirmer, que le règne du livre sans papier arrive pour bousculer nos habitudes. Après les débats de l’industrie de la musique, la débâcle de l’empire des médias et la première étape numérique de la vente de livres en ligne qui a mis les libraires en péril, les éditeurs auraient eu de la difficulté à justifier leur inertie en prétendant ne pas avoir vu venir cette révolution.

En fait, la situation actuelle précipite toutes les publications médias imprimés confondues dans un régime de maigreur forcé. L’Actualité est réduite à 58 pages ce mois-ci, elle qui en a près du double habituellement. Tous les journaux sont aussi dans cette cure minceur. Les budgets publicitaires baissent et le contenu rédactionnel ne peut pas être financé adéquatement dans ces conditions. Le coût par page dans cette industrie faisant loi. Tout joue contre l’avenir du livre papier : le coût du papier incluant le transport, la pollution engendrée par l’impression, le coût des intervenants de la chaîne de distribution ou même le poids du papier. Imaginez-vous en vacances au bord de la mer avec tous vos livres préférés dans le creux de votre main sans surplus pour excédent de bagages. Imaginez-vous dans le train, en autobus ou en métro avec votre livrel (ebook) qui se souvient où vous aviez laissé la dernière grâce au signet électronique. Qui vous permet également de grossir les caractères, pas mal quand la population est vieillissante non? Encore mieux, vous pouvez vous faire la lecture, car Kindle offre l’audio, avoir son lecteur ou sa lectrice personnel(le) dans le creux de sa main et de l’oreille,  pas mal hein?. Bref, tout plaide en faveur de son intégration dans nos vies avec notre conscience de plus en plus verte. Si les grand-mamans possèdent tout naturellement des i-pod, les Kindle seront sur la liste des cadeaux je vous parie un livrel. D’autant plus que nous pouvons télécharger les journaux (qui participent), les blogues, des documents pdf ou word et tout cela avec une batterie qui dure vraiment très longtemps. S’y on ajoute l’accessibilité, le temps du clic télécharger une multitude de contenus sans attendre, nous sommes conquis.

De l’autre côté, pourquoi ai-je alors autant de misère à imaginer mon livre en version électronique seulement? Après tout, je suis convertie au journalisme citoyen électronique avec ce blogue. Peut-être parce que j’ai un père qui a travaillé toute sa vie pour des éditeurs de livres et de journaux ou parce que j’ai fait mes études en vivant presque dans une bibliothèque et que la mienne est encore un symbole vivant de tout ce que j’ai acquis comme connaissances. L’odeur, le toucher d’un livre, le plaisir d’y mettre des notes, le plaisir de le passer à quelqu’un, les souvenirs qu’on y retrouve comme un trèfle à 4 feuilles laissé entre deux pages pour sécher. Franchement, de voir mes livres jaunir me rappellent que le temps passe et même devant l’inévitable ravage du temps, il nous rappelle que nous sommes humains. Toutes cela est un tantinet cliché, mais croyez-moi quand je parle de cette perspective avec mon entourage, les avis sont partagés. Les vrais bouquineurs et bibliophiles angoissent à l’idée du livrel, mais franchement personne n’est insensible à la perspective de voir disparaître l’impression de livres. Imaginez la sortie du livre d’Harry Potter en version électronique seulement, l’attente en ligne aurait pris une autre signification.

Je crois au fond que l’avenir du livre ne sera pas un combat à finir. Il y aura toujours de la place pour les deux. D’ailleurs, combien un livre imprimé coûte-il à produire comparé à un livre digitalisé? Il ne restera que les frais de publicités et la distribution contrôlés par les éditeurs à payer si un auteur souhaite se faire représenter par un éditeur. Alors le profit à partager sera plus équitable pour l’auteur et l’éditeur. Le consommateur sera apte à consommer plus de livres si l’offre est améliorée. Regardez l’industrie de la musique, l’offre n’a jamais été aussi variée. Ceux qui rispostent le plus fort sont ceux qui ont fait leur argent avant l’ère internet et qui sont simplement dépassés par le phénomène. Mais il y a toute une relève qui sait comment faire marcher le web pour eux, en fait mieux qu’un gérant le ferait dans bien des cas. Si les prix baissent, le rapport au livre changera. L’important est de prévoir des mécanismes de gestion des droits d’auteur (DRM). C’est plutôt ce genre de contrôle qui ajoutera au coût du livrel, car aucun auteur, y compris moi, voudra voir son livre être partagé par courriel à qui le souhaite. J’y pense, n’est-ce pas ce qui se passe avec un bon livre actuellement? On oublie ce détail!

À bien y penser, je pense aussi que les deux versions seront offertes en combo (papier et électronique), du moins nous pouvons imaginer que nous imprimerons un livre à la fois, à la demande. J’ai besoin de votre avis sur la question. Dois-je oui ou non imprimer mon livre? Je vous propose un sondage, mais vos commentaires sont toujours appréciés pour enrichir la réflexion.

 

Alors je retourne à la rédaction de mon livre! Merci de votre contribution

signaturesb

3 réflexions sur “Bibliothèque parlante dans le creux d’une main!

  1. Bonjour,
    Je crois que vous êtes une visionnaire, une avantgarde dans le virage numérique du livre… donc aujourd’hui un grand nombre de gens ne pourraient pas vous lire si vous aviez qu’une version électronique… j’espère que vous ferez avancer les choses et qu’à la parution de votre prochain livre, il ne sera plus nécessaire d’avoir une version papier.

  2. Pingback: Que le grand cric me troque! « Sylvie Bédard

    • Bonjour, Sylvie
      ca me fait plaisir de vous répondre, en cet èrre de technologie j’opterais pour le mettre en ligne sauf que présentement les gens ont besoin du toucher
      pour se rassurer.C’est certain que le sentiment d’appartenance est très fort
      en ces années afin de sentir qu’on appartient ou qu’on touche quelque chose de vraie pour être et faire partie du moment présent.
      Merci Alyne
      (dernier cours aux femmes entrepreneur du québec,J’aimerais bien écrire un livre sur (Répit Alzheimer pour tout les aidants naturels)

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