Élections et Halloween : cynisme ou virus H1N1?

Sylvie BédardToute une fin de semaine à caractère social pour moi. Samedi soir, je me retrouve déguisée pour donner des bonbons aux enfants dans un quartier de St-Léonard et dimanche dans un bureau d’arrondissement pour faire des appels aux électeurs sympathisants.

Première égratignure sur mes souvenirs d’enfance : c’est maintenant l’Halloween qui cherche des enfants déguisés. Peut-être la température ou le quartier, mais je dois avouer que la quantité de bonbons que mes amies avaient achetée, était bien au-delà des besoins. Nous cherchions les enfants pour les attirer vers notre magnifique arrangement aux tons et aux couleurs de l’Halloween. Le plus surprenant, c’est que beaucoup d’enfants  parmi les braves qui ont osé sortir n’avaient même pas pris la peine de se déguiser. Une espèce de pensée magique qui dit : tant que nous avons un sac pour la récolte, c’est tout ce qui est nécessaire. Je ne sais pas pour vous, mais le plaisir est justement dans le déguisement non? Enfin, je dois vieillir, mais je pense encore savoir comment faire vivre une tradition. J’apprendrai que les médias faisaient des campagnes de peur avec le célèbre virus H1N1 (40 800 000 références dans Google), cela explique peut-être pourquoi il y a eu plus de fantômes que d’enfants. Surtout que le sucre abaisse le système immunitaire comme le Dr. Daniel Crisafi explique à Jean-Luc Mongrain.

Le lendemain, comme un soldat fidèle et au poste, j’accoure pour aider une amie qui a finalement manqué la mairie par 1000 voix. Des semaines de travail réduites à néant parce que trop d’électeurs ont choisi le silence pour fin de protestation. J’ai fait des appels et plusieurs personnes disaient ne pas vouloir voter. Pendant que les irakiens vont voter au périple de leur vie, les québécois et montréalais jugent que leur droit de vote ne vaut pas la peine. Nous avons élu un maire à Montréal avec moins de la moitié de la population. Nous avons eu tous les pires scandales de l’histoire de l’Hôtel de ville et les électeurs ont élu à nouveau le même homme. Je pense à tous ceux et celles dimanche qui m’ont dit : je n’ai pas le temps ou j’irai peut-être plus tard ou « çà ne m’intéresse pas?!?! » ou pire "je suis malade… imaginaire" et j’en rage. Encore la peur du virus ou quoi? Le virus du cynisme peut-être! Je ne parle de ceux qui disaient que nous venions de les appeler. Cette tactique de l’adversaire qui vise à écœurer l’électeur afin de détourner son vote semble fonctionner élection après élection. Tout un système existe le jour du scrutin et ce n’est pas propre, je vous le garanti. Ce sont des emplois qui sont en jeu et la guérilla du scrutin est féroce. 1000 voix c’est seulement 3 votes de plus par boîte de scrutin sur le territoire en question! Tout compte! Lire la suite

Net et pas clair!

En regardant la liste des sujets que j’accumule depuis le début de l’été, j’ai noté un dénominateur commun : les décisions bizarroïdes qui semblent guider nos grands penseurs et créateurs en matière de stratégie Web.  Alors voici une liste pêle-mêle bien loin d’être exhaustive de décisions difficiles à comprendre :

  1. L’émission « Tout le monde en parle » est finalement disponible sur le web. Après que Radio-Canada se soit posé en pionnier de la webtélé et la webradio depuis presque 10 ans, comment peut-on annoncer cette nouvelle comme si c’était une révolution alors que cela fait au moins 5 ans que c’est une absurdité injustifiable? De toute façon, l’intérêt véritable est en différé et cela n’est toujours pas disponible à mon grand regret.
  2. Après le succès incontesté du Bixi à Montréal, à un point tel que la Ville de New York emboîte le pas, comment justifier que les relationnistes aient eu besoin de mentir et d’utiliser des tactiques interdites en matière de marketing pour faire valoir un service aussi génial? (voir Bixi, blogues et…bullshit) Je fus conquise dès ma première ballade comme tous les nouveaux cyclistes « sur demande ». La vérité était suffisante. Lire la suite