La semaine dernière, je vous entretenais de la nouvelle application Vine de Twitter. Cette application vidéo d’une durée de 6 secondes maximum est une idée brillante pour nourrir notre appétit pour des nouvelles brèves et efficaces. J’ai eu l’occasion de l’expérimenter lors d’un événement la semaine dernière et aussi en créant une nouvelle page de la pensée du jour. Six plans choisis en action et 6 secondes plus tard, je propageais une vidéo sur les médias sociaux de mon client. Bien sûr, j’ai découvert de nombreuses lacunes et j’attends toujours des nouvelles du service technique de Vine qui peine à gérer les questions de ses nouveaux usagers. Mais durant mes essais, je me suis sincèrement questionnée sur cette envie que nous avons développée de tout réduire à la spontanéité, à l’immédiat!
Les internautes et l’hymne média!
Vous aurez sûrement remarqué que plus l’aspect mécanique de l’action de manier un clavier diminue en difficultés c’est-à-dire que plus nous améliorons nos habiletés à texter ou écrire sur un mobile ou un ordi et plus notre patience diminue. Je me demande même si notre propension à tout voir vite, à tout savoir vite et à tout dire vite, n’est pas la source de notre déficit d’attention collectif. On dirait que personne (ou très peu) ne questionne les sources d’informations. Il suffit que ce soit dit sur Google ou dans une publication sur Twitter ou Facebook pour que la machine à rumeurs ou à bêtises ne soit plus possible d’arrêter. Vous avez peut-être été témoin des nouvelles annoncées par le site Necrologia qui faisait circuler des fausses Lire la suite
Lors de mes vacances au Honduras, j’ai été frappée de constater la pénétration des téléphones intelligents dans un pays aussi pauvre. Les adultes se promènent dans les rues comme à New York (iPhone ou BlackBerry dans le visage) et les jeunes n’y échappent pas. Dans un village sans eau courante ni électricité, les génératrices et panneaux solaires fournissent de l’électricité à peine deux heures par jour. Croyez-le ou non, des jeunes arrivent en vélo avec le chargeur au cou pour profiter de ce temps afin de recharger la batterie de leur mobile. Dans le bateau qui nous a menés vers les Cayos Cochinos, nous peinions à rester en place tellement c’était difficile avec les hautes vagues. La guide, qui fait ce tour régulièrement, était cachée sous son chandail et elle textait et Facebookait même lorsque nous pensions être éjectés de la grosse chaloupe! Même le milieu de l’océan n’est plus une excuse pour être déconnecté! J’en suis revenue pantoise et franchement éberluée de constater que les technologies viennent gruger encore plus le fossé de la pauvreté en changeant les priorités de consommation.