Un sujet qui fera couler beaucoup d’encre au Canada d’ici la mise en application dès janvier de la nouvelle loi encadrant l’envoi de courriels non-sollicités. Ce n’est pas un sujet très sexy comme sujet, mais avec le nombre de marketeurs qui vont se gratter le fond de la tête sous peu, il est opportun de regarder ce défi avec un angle créatif. Sans oublier que les conséquences pourraient être graves pour l’entreprise qui osera polluer votre boîte de courriel.
Les grandes lignes de la Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux internet et sans fil ou Loi C-28.
D’abord, ce blogue ne vise pas à vulgariser les tenants et aboutissants de cette loi, car de nombreux blogueurs le font et le feront d’ici là. D’ailleurs, allez lire le texte de loi au lien suivant, vous pourrez vous faire une excellente idée des conséquences du non respect de la nouvelle loi. Vous n’hésiterez pas un instant à vous y conformer. Imaginez qu’un internaute puisse faire une plainte jusqu’à 3 ans après la réception d’un pourriel. Honnêtement, ça donne des frissons dans le dos. Il y a de quoi refroidir les ardeurs des plus audacieux. Mais le plus important dans l’objectif de cette LOI, c’est de forcer les entreprises à obtenir votre consentement explicite ou implicite et à le prouver aux autorités visés, le moment venu, que vous aviez accepté de recevoir des courriels en provenance de cette entreprise. Cette LOI ressemble étrangement à celle que les États-Unis ont adoptée depuis 2003, et combinée à loi C-29 (Loi modifiant la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques), place le Canada en ligne avec la philosophie américaine. Presque une décennie entière de liberté supplémentaire pour les délinquants canadiens.
Le défi de gestion de ses listes de courriel avec de telles contraintes?
Disons que les départements légaux des grandes entreprises ont sûrement déjà proposé des solutions aux différents secteurs visés. Pour les plus chanceux, il y a donc toute une équipe légale pour les aider à y voir plus clair. Viennent ensuite les petites entreprise qui ont les moyens de consulter et qui pourront débloquer un budget spécial pour ce dossier de conformité prioritaire. Mais qu’en est-il de toutes les petites entreprises ou les travailleurs autonomes qui voudront se conformer et qui ne savent pas vraiment par quel bout prendre cette nouvelle patate chaude? Lire la suite »
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