Fraude morale et gestion de la réputation : omission d’information attention!

À l’heure de l’authenticité et de la transparence, on se demande encore comment se fait-il en 2012 que tant de consommateurs se fassent flouer par des entreprises ou des professionnels soit disant honnêtes? Vous le savez sans doute, si vous me lisez régulièrement, que j’ai une profonde quête de justice et que je ne tolère pas les gens malhonnêtes surtout si ce sont des fournisseurs ou pire des partenaires d’affaires. Je parle de Présence afin éclairer aussi les dirigeants sur la nécessité de redéfinir les relations avec leurs clients et surtout se questionner sur leurs engagements tant envers les clients qu’envers les employés. Alors lorsque des clients viennent vers moi pour une consultation, je m’efforce d’abord de valider si ce client est sincère dans ses intentions et s’il est prêt à mettre les efforts requis pour faire avancer ses bottines dans le même sens que ses babines. Ce n’est qu’à cette condition que je m’engage….jusqu’au bout et avec toute la force de mes convictions.

Les omissions qui font perdre la crédibilité : trompe l’âme!

Dans l’annexe 1 de mon livre, je parle de la petite histoire du marketing insipide. Je mets en relief les années d’abus de confiance que les marketeurs ont fait auprès des consommateurs. La plupart du temps à certaines époques, c’était de la fausse information. Mais aujourd’hui c’est plus subtil, c’est la tyrannie des petits caractères qui font la pluie et le beau temps. Les péchés d’omission comme dirait l’église catholique. Ne pas dire toute la vérité revient-il à dire des mensonges? Personnellement, je crois que oui et j’appellerais cela de la fraude morale au même titre que de ne pas respecter ses engagements implicites. Les entreprises ont le devoir de dire ce que les gens doivent savoir et de faire en sorte que les informations ne soient pas une chasse aux trésors. Le cynisme est plus que justifiable dans notre société avec nos politiciens et autres espèces similaires qui nous font la cour avec les mots, mais omettre de dire les vraies choses et toutes les choses. Imaginez une image en deux dimensions dont on faire croire à la troisième, c’est fascinant et ça fait sourire et nous appelons cela un trompe l’œil. En fait, la fraude morale est comme un trompe l’âme, mais ça ne fait pas sourire et c’est révoltant!

Des exemples d’omission : des courtiers immobiliers qui ont la morale élastique!

Il y a quelques mois, j’ai traité avec un courtier immobilier qui m’avait demandé de l’aider dans sa mise en marché. Nous avons longuement parlé de la valeur ajoutée d’un courtier immobilier et j’avoue avoir fait des efforts objectifs pour l’aider à se distinguer d’un « duproprio.com » et même de ses collègues. D’ailleurs, l’OACIQ (Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec) reprend essentiellement les mêmes arguments que nous avions évoqués et qui plaident en faveur de l’embauche d’un courtier immobilier. Selon eux, c’est un « Pensez-y bien » parce que les courtiers sont votre passeport tranquillité d’esprit, et sans eux, vous pourriez vivre votre plus grand cauchemar. Mais avouez que les prix élevés des maisons font réfléchir sur la valeur ajoutée de donner 15 000 $ plus les taxes à un courtier pour une maison de 300 000$. J’ai une amie qui vend sa maison et elle refuse catégoriquement de prendre les services d’un courtier immobilier parce qu’elle juge que le coût n’en vaut pas la chandelle : raison ou tort?

Probablement avec raison, car son neveu de 23 ans qui a engagé une personne de confiance de son entourage pour vendre sa maison, apprend après l’acceptation de l’offre d’achat qu’il aurait pu peut-être éviter 4000 $ Lire la suite

Magasiner une maison en ligne : les sites Web changent, mais les courtiers?

Sylvie BédardIl y a 3 ans, j’écrivais mon premier billet sur ce blogue. Oui déjà! J’ai peine à le croire moi-même. Que d’idées et de discipline me suis-je imposée pour partager mes idées et vous faire réfléchir. Mais surtout pour créer un pont sur cette fracture numérique qui est toujours d’actualité. Entre les natifs numériques et les immigrants numériques, les choses évoluent à la vitesse petit « v ». J’en ai pour preuve encore une conférence la semaine dernière avec des gens de l’industrie agricole qui croyaient que je parlais une langue étrangère. Malgré les efforts de vulgarisation, le résultat demeure le même : une réceptivité mitigée des nouvelles technologies et des nouveaux médias. Allons donc savoir, peut-être découvrirons-nous que seules les personnes aux agendas papier et aux téléphones à roulette (j’exagère… je sais!) pourront un jour sauver l’humanité? J’espère ne pas avoir à vivre cela pour être honnête.

Je me suis donc penchée sur le contenu de mon premier article en décembre 2007 « Devenir riche en magasinant une maison en ligne » pour voir comment les sites avaient évolué en trois ans. Drôle de coïncidence, je cherche une nouvelle propriété. Je suis donc à reprendre les recherches acharnées en ligne pour constater que plusieurs ont compris comment fonctionne le Web. La plupart peuvent affirmer que leur site est fonctionnel et convivial, mais à mon avis la meilleure amélioration c’est ProprioDirect.com qui nous offre un modèle de site Web bien pensé. Duproprio.com reste un leader du magasinage en ligne et je n’ai guère noté d’améliorations depuis 2007 si ce n’est que c’est encore facile et agréable de chercher une propriété. Ça demeure mon préféré. Re/Max et La Capitale vendu ont fait des efforts et c’est pour le mieux, mais je crois que c’est un travail en évolution. Le pire c’est le site du Sia.ca qui franchement Lire la suite