Une fierté québécoise qui bat de l’aile : allez… rêvons ensemble à nouveau!

Entre la fête de la Saint-Jean et celle du Canada, j’ai tendance à m’interroger sur notre avenir à la vue des drapeaux bleus, qui subsistent ici et là comme des bouteilles vides dans le parc Maisonneuve au lendemain de la fête de la Saint-Jean, et les drapeaux rouges à l’approche de l’autre congé. Oui, je suis cette race de québécois qui ont eu, un jour, René Lévesque comme idole. Bien des chefs lui ont succédé pour porter le rêve, mais personne n’a réussi à faire mieux. Question de rêve, nous devons admettre que nous avons mal à notre Québec, comme à notre ville de Montréal. N’ayez crainte, mon billet vous propose juste un nouveau rêve!

Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait!

Je suis encore à m’interroger suite aux dernières élections fédérales et aux branle-bas de combat au parti Québécois. Il suffit d’un chef un tant soit peu charismatique avec des idées en apparence intéressantes pour que les « déçus » se rallient dernière la vedette du jour. Comme si l’herbe était plus verte chez le voisin. Je m’interroge parce que M. Duceppe affirme, comme bien des chercheurs réputés, que la langue française est en voie d’une assimilation à une vitesse fulgurante. En fait tout près de 10% de la population d’une génération à l’autre devient anglophone. À ce rythme, il semble que notre avenir ressemble à celui des acadiens. Mais qui s’en soucie vraiment à en juger par la déconfiture de tout ce qui s’appelle « X québécois ».

Personnellement, je suis triste de constater que nous ne faisons pas de notre Québec, un endroit où apprendre le français serait non seulement souhaitable, mais non discutable parce que le choix sensé. Une terre qui laisserait place à une seule culture, celle du bon sens. Une terre où être québécois signifierait quelque chose au-delà de la langue. Nous manquons de rêves communs. Ce n’est pas une division du reste du Canada qui rallie les gens, au contraire cela les effraient. Personne ne veut vivre le chaos qu’engendrerait un tel choix parce que personne ne peut le prédire justement. Ceux qui ont pavé la voie de l’indépendance et qui ont monté la voix, pour faire entendre la nôtre, sont fatigués et repus par un système qui a été généreux avec eux. Pourquoi s’épuiser à une étape de leur vie où la quiétude peut enfin être… Quant aux jeunes, savent-ils vraiment ce que veut dire ce choix? Après tout, ne sommes-nous pas une société distincte telle que M. Harper l’a lui-même affirmé? Que veut-on de plus?

Une différence à cultiver

Je n’ai qu’à voyager à travers le monde et pire au Canada, pour m’apercevoir que nous n’avons rien à voir avec le canadien moyen. Nous partageons des systèmes fonctionnels, mais rien au niveau des valeurs ou très peu. D’une élection à l’autre et d’un sondage à l’autre, les résultats ne mentent pas : nous sommes différents. On n’y peut rien, c’est comme ça! Que faire avec cette différence : là est la question! Et si on cultivait intelligemment ces différences pour être uniques en dehors du simple fait de notre langue et notre culture artistique.

Quel chef nous parlera d’un vrai projet de société? Lire la suite

Profitons de la tourmente pour évoluer!

Nouveautés : onglets Conférences et Visibilité : Visitez-les régulièrement pour connaître mes activités extérieures et médiatiques. La conférence du 6 novembre prochain est gratuite, réseautage et motivation en perspective.

Je suis encore toute remuée par les derniers résultats que le Cefrio a sortis sur la situation du Net au Québec. Je ne peux pas croire que nous soyons si en retard par rapport aux très conservateurs canadiens. C’est encore plus honteux. Que nous arrive-t-il? Avons-nous mangé des céréales anti-évolution? Y a-t-il des ONM (organisme numériquement modifié) qui ont été injectés dans notre nourriture pour nous garder dans le passé ou dans la peur du futur? Cela me préoccupe beaucoup. Voici d’ailleurs quelques chiffres tirés de l’étude du Cefrio qui expliqueraient le retard des québécois notamment concernant l’achat en ligne :

Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:

* 30% y proposent du service après vente,
* 26% acceptent des commandes en ligne,
* 7% reçoivent des paiements en ligne.

Allo le sens des affaires! Mais c’est quoi le vrai problème?

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