Prêt pour le capitalisme féminin en cette nouvelle ère relationnelle?

D’abord bravo messieurs si vous êtes prêt à lire ce billet, car il s’adresse à vous! Non pas que les lectrices ne seront pas comblées, bien au contraire, mais la réalité est qu’elles sont naturellement attirées par un tel titre. C’est donc naturel de vous féliciter. À quelques jours de la Journée de la Femme, je me disais que le moment était bien choisi pour parler des valeurs requises en ce 21e siècle pour réussir en affaires et dans sa vie.

Les valeurs dites féminines, c’est quoi?

Capitalisme féminin et valeurs fémininesPour aborder ce billet, il est primordial de définir exactement ce que sont les valeurs féminines. J’ai commencé à m’intéresser à cette notion en 2006, à l’époque où je commençais à donner des conférences. Mon thème de prédilection étant : Le future s’écrit avec un "e"! , je fais la démonstration toute simple, avec cette conférence, que l’avenir est assurément féminin puisque tout converge vers un monde relationnel où bâtir des relations est la clé du succès. Vous êtes sans doute familiers avec la notion du Yin et du Yang d’où le féminin et le masculin. Le Yang interpelle le chasseur qui conquiert sans cesse la terre de l’autre et le Yin interpelle la partie en nous qui ressemble au fermier qui doit cultiver sa terre. Normal que bâtir et entretenir des relations soit tout à fait féminin dans cette conception binaire du monde où le soin de l’autre est le propre du Yin.

Un peu plus tard, au moment où je prends la présidence du CEFQ (Centre d’entrepreneuriat féminin du Québec), la réflexion stratégique réveille cette question sensible : devons-nous ouvrir le CEFQ aux hommes également? En effet, au cours de cette période de transition, nous étions très perplexes sur la question de l’exclusivité des femmes dans ce centre de formation dédié aux entrepreneures. Les recherches eurent tôt fait de nous orienter sur la bonne voie à prendre : le capitalisme féminin. En effet, pratiquer l’entrepreneuriat axé sur les valeurs féminines allait ouvrir la porte aux entrepreneurs, quel que soit leur sexe, pourvu qu’ils soient en mesure de cultiver ces valeurs dites "féminines". J’ai découvert, pas moins de trois livres sur le sujet écrits, de surcroît, par des hommes (voir "Vers un capitalisme féminin"). En effet, à l’ère des entreprises branchées sur le monde, toutes les valeurs dites féminines sont la clé de la réussite et ces auteurs ont donné une voix au capitalisme féminin. Dur pour l’égo masculin, mais le discours est sans équivoque, il appelle tous les gens d’affaires à travailler sur les valeurs suivantes (ici le mot valeur est pris au sens large et pourrait être aussi remplacé par attitude):

  • primauté de la relation
  • capacité d’écoute
  • intuition
  • humilité
  • mobilisation
  • culture mentorale
  • pérennité
  • souplesse
  • minutie
  • besoin de justice et d’équité
  • loyauté
  • apprentissage continu
  • collaboration
  • gestion participative et inclusion

Faut-il être une femme pour pratiquer ces valeurs?

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Savoir valoriser le savoir : le secret du succès en affaires!

Savoir mettre en valeur savoir-faireJ’écoute religieusement Dragon’s Den et la version française Dans l’œil du dragon à Radio-Canada. Certains écoutent le hockey et bien moi, je rêve secrètement de devenir une Dragonne. En fait, je le suis déjà un peu avec les nombreux projets que je soutiens grâce à mon savoir en entrepreneuriat (soit via mon entreprise Mind Drop ou soit via le CEFQ – Centre d’entrepreneuriat féminin du Québec). Sans être très riche monétairement pour prétendre au titre d’investisseuse dragonienne (sourire lol), je suis riche de mes savoirs acquis au fil de ma carrière. D’ailleurs, ces émissions démontrent très bien qu’au-delà de l’argent, les entrepreneurs cherchent avant tout du savoir ou de l’expérience, si vous préférez. Ces émissions ne sont qu’un bref aperçu de la vraie vie d’un entrepreneur qui cherche du soutien à tous les niveaux. Toute une quête, croyez-moi!

Parce qu’il faut le dire, ces émissions ne dévoilent pas le « après », là où les vraies affaires se discutent et où souvent les ententes avortent. C’est pourtant ça la vie en affaires… il arrive que cela ne fasse pas toujours faire l’affaire de toutes les parties prenantes. Ce que les entrepreneurs demandent, la plupart du temps, c’est de l’aide autre que financière. Au point, où nous entendons régulièrement un Dragon mentionner « Au fond, tu veux que je travaille pour toi? ». Chaque fois le visage étonné de l’entrepreneur en dit long. Et cette aide peut être d’une valeur inestimable, comme on le sait, et le choix du bon Dragon est déterminant pour compléter le manque de « savoir » de ces entrepreneurs en herbe. Serge Beauchemin (nouveau dragon 2013) résume bien Lire la suite

L’économie 3.0 et le Web 3.0 : le futur composé…de technologies!

Depuis un bon moment, je lis et entend parler du Web 3.0. Ironiquement, alors que la majorité ignore encore ce qu’est le Web 2.0, nous allons toutefois vers la prochaine évolution du Web. En fait, pour certains, nous y sommes déjà, mais ne le dites surtout pas à personne. Ce billet est donc inspiré d’une réflexion qu’a suscitée un article de la Presse sur l’économie 3.0. J’avoue que ma curiosité fut piquée à vif, car le terme 3.0 accolé à économie résonnait bizarrement étant donné que je ne connaissais pas l’économie 2.0, pas plus que l’économie 1.0 par ailleurs. Avais-je dormi pendant si longtemps? Où étais-je?

3.0 c’est le futur du Web… et de l’économie!

Alors en grande curieuse que je suis, j’ai fait moult recherches afin de comprendre tous ces termes qui se bousculent comme des « buzzwords » dans la plume ou la bouche de qui veut bien vous impressionner un tantinet. Une première constatation, nous sommes en pleine futurologie puisque tout est spéculatif. J’aimerais dire que nous sommes en prospective, mais ici encore, il faudrait avoir la certitude que nous préparerons aujourd’hui à demain. Or, sur ce point, rien de moins sûr. J’ai vu des prédictions d’un Web 3.0 sémantique, tel un Web intuitif qui permettrait de lier des objets, des mots, des habitudes de navigation et de multiples données pour nous donner des réponses de plus en plus sur mesure. Notion complexe pour ceux qui commence à peine à comprendre la notion d’interactivité du Web 2.0, mais qui n’en fait pas moins une prédiction valable et tangible puisque c’est déjà réel.

L’autre définition du Web 3.0 désigne un Web libre, anonyme et « hactiviste ». Oui, vous avez bien lu, contraction de « hacker » et Lire la suite

Ne tuez pas les rêves des vrais entrepreneurs!

Depuis plusieurs mois, nous parlons sans cesse des fraudes dans le milieu de la construction. Un système bien érigé qui aurait engraissé bien des « poches » au détriment du bien collectif. Il faut le dire, ce sont des entrepreneurs…en construction cependant. Malheureusement, nous avons tendance à couper le mot « construction » question de faire un raccourci et sauver de l’espace. Être entrepreneur aujourd’hui, c’est nourrir le rêve de bien des gens, à commencer par celui qui porte ledit rêve. Nommer les fraudeurs au titre d’entrepreneur, c’est insultant pour tous ceux qui se lèvent le matin, cœur au ventre, contre vents et marées, et qui osent aller là où peu de gens vont.

Grêve : des rêves en colère!

Notre société actuelle nous oblige à se questionner collectivement sur des enjeux importants. Notamment sur les questions d’éduquer nos étudiants au plus bas coût possible, de prendre notre retraite de plus en plus loin, de payer de plus en plus d’impôt et surtout de remettre en question toutes les failles du système. Ainsi nous avons des tensions qui montent sans cesse entre syndiqués et patronat, fonctionnaires et politiciens, fraudeurs et escouade anti-corruption, étudiants et ministre de l’éducation, pollueurs et groupes environnementaux, etc. Je ne peux m’empêcher de dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas : qui va payer pour ce merdier? Lire la suite

Comment définit-on un entrepreneur handicapé?

L’été 2011 m’aura fait vivre toute une expérience avec un groupe d’entrepreneurs bien spécial. Action des femmes handicapées (Montréal)
a organisé un cours de lancement d’une entreprise en collaboration avec le CEFQ. Ces entrepreneurs m’ont enseigné bien plus que ce que j’ai pu leur apprendre. Entre des couples d’entrepreneurs malentendants et sourds, des personnes à mobilité réduite, d’autres souffrant de maladies dégénératives ou survivantes de cancer, certaines affligées de paralysie cérébrale et tutti quanti au rayon des handicaps, je crois que la plus handicapée finalement c’était moi. Enseigner le marketing, le branding et le Web à de futurs entrepreneurs motivés comme pas un, s’est avéré pour moi une véritable révélation sur la force et le courage humain. Après avoir enseigné à une multitude d’entrepreneurs de tous acabits, en bonne forme physique et sans handicaps apparents, j’ai réalisé que ces entrepreneurs ont un cœur gros comme la terre. Oui, c’est bien de là qui vient le mot « courage », avoir la rage au cœur, la volonté d’aller plus loin malgré les obstacles que la vie a mis sur leur route.

Une conception des affaires à la mesure de leur courage

Vous savez que les plus grands militaires sont souvent réputés pour leur courage. Si cette définition est vraie pour tous ceux qui ont mis leur vie en péril pour la paix dans le monde ou pour la liberté des uns au détriment des autres, je dois dire que chacun des entrepreneurs que j’ai rencontré avait sa propre bataille et ce, à tous les jours. Je peux donc affirmer que le courage va bien au-delà de notre conception héroïque et patriotique et c’est vraiment une affaire de cœur. Je lisais par hasard dans ma revue de presse que le nouveau président de GM, Dan Akerson était sans contredit à la tête d’une nouvelle escouade militaire ayant comme mission de produire des voitures et des camions mieux que les autres. Cet ancien militaire a peu d’intérêt pour les voitures, mais en revanche a une passion pour le travail. Pour lui, la survie de GM passe d’abord par la fin de « Generous Motors » comme il aime le dire. Pour lui les affaires c’est la guerre. Des heures de travail qui ne doivent plus se compter et surtout que personne ose se plaindre de son sort : il pourrait être sur la longue liste de ceux qui n’ont plus d’emploi chez GM. Donc entre un ex militaire devenu PDG et Lire la suite

La bataille de la 1ère place : le nouveau mixte « réseaux sociaux et moteurs de recherche »

Je donne depuis plus de 2 ans de la formation sur le référencement naturel et de la consultation. Je n’ai jamais vu sujet faire couler autant d’encre… de pixels devrais-je dire. Je vous avais parlé lors d’un article, intitulé : Le poids de l’expression affective dans les réseaux sociaux : je t’aime, je te suis ou je te partage! , que nous serions davantage confrontés à la difficulté de convoiter la 1ère page des moteurs de recherche. Voilà que Bing en rajoute et va dans la même direction en élevant le concept d’un cran.

Tel que relaté dans la presse techno et dans Cyberpresse, Facebook et Bing font un mariage qui donnera un nouvel élan à Bing. Facebook quant à lui vient faire un autre pas dans le fief des moteurs de recherche menaçant ainsi la quiétude des ingénieurs de Google. Je devrais aussi dire la quiétude des professionnels du référencement qui devront redoubler d’ardeur dans cette course à l’affection collective.

Je sais que tout ce charabia donne de l’urticaire, mais pouvez-vous tourner le dos à tout cela si vous êtes en affaires… pour y rester? Voulez-vous donner la 1ère place à votre compétiteur sans broncher? Je vous assure que les efforts en valent la chandelle. D’autant que payer des dollars publicitaires via Adwords ou autre est une certitude de payer éternellement et de plus en plus cher d’ailleurs pour un taux de succès plus faible.

Si vous êtes un professionnel du marketing, vous avez aussi intérêt à en connaître un peu plus que vos clients. Parce que je vous le certifie, les balivernes concernant le référencement naturel sont monnaie courante. À un point tel, que la presque totalité des clients et participants à la formation sont unanimes : leur fournisseur Web ne savait pas de quoi il parlait en matière de référencement. Encore pire, plusieurs d’entre eux avaient la nette impression de s’être fait berner. Pourquoi? Lire la suite

WordPress ou Joomla? S’exprimer ou s’affirmer? (maj sept 2012)

Je me fais poser la question très souvent concernant le difficile choix entre WordPress et Joomla. J’avoue que ce blogue me trottait dans la tête depuis un moment, car je cherchais la réponse, la bonne façon de guider mes fidèles lecteurs et lectrices.

Je suis une utilisatrice de WordPress depuis 3 ans. Ce blogue est construit sur le CMS de WordPress et j’ai appris toute seule à m’en servir. C’est donc un CMS idéal pour gérer un blogue, car ses fonctionnalités ont été pensées pour cet usage. Je dois ajouter que l’organisation de l’information favorise un bon référencement, car tous mes blogues sont très vite mis en tête de lice dans les heures qui suivent. Ceux et celles qui comprennent les clés du succès du référencement devineront que la structure des métadonnées est conviviale et optimale. WordPress bénéficie d’un bon poids dans le Web. J’ai également pointé l’adresse pas trop « jazzy » de sylviebedard.wordpress.com vers www.sylviebedard.net pour 12 $ américain. Un investissement très recommandé et le seul frais à faire avec WordPress…GRATOS, oui, oui gratuit avec tout ça. Un logiciel libre comme Joomla d’ailleurs.

On peut lui pardonner son manque de variété dans les templates et sa standardisation qui nivelle l’image vers le bas. Mon blogue a peine à évoluer physiquement, car je suis limitée dans mes capacités à gérer certaines composantes HTML. Ici, j’aurais pu payer un programmeur, mais j’ai choisi d’investir dans Joomla. Donc convivial si on fait la base i-e des textes et quelques petits « Widgets » fournis avec le CMS. Le WordPress.org est plus orienté pour les experts qui peuvent semblent-ils allez très loin dans la programmation avec le coffre à outils de WordPress. Mais j’aurais certainement pu faire mon site Web avec cet outil en diminuant mes attentes d’originalité et de budget.

Joomla dans tout ça? Lire la suite