Jour de la Terre : pour apprendre et surtout ne pas oublier, accès aux archives!

Voici un  blogue écrit il y a 3 ans. Je vous le présente quelque peu amélioré, mais toujours aussi pertinent au lendemain du jour de la Terre le 22 avril .

Je me souviens avoir vu un reportage à Découverte, il y a de cela plusieurs années qui m’avait vraiment interpellé et profondément marqué. C’est un reportage sur l’histoire reconstituée de l’Ile de Pâques. Cette histoire est fascinante, car elle démontre clairement à petite échelle, ce que nous sommes en train de faire subir à notre planète avec la surconsommation. Ainsi, tout comme dans l’histoire de l’Ile mystérieuse, il y aura un jour (espérons que non) un homme qui coupera le dernier arbre. Imaginez! L’idiot avec sa hache qui sait qu’il coupe le dernier arbre, comment a-t-il pu consciemment faire un tel geste?

 

Enfin, je me suis dit que tout le monde devrait voir ce reportage à propos de l’Ile de Pâques, car à mon avis c’est la meilleure façon d’expliquer comment l’être humain peut s’autodétruire avec son orgueil et son ambition. J’ai donc commencé à rechercher de l’information sur le site de Radio-Canada pour découvrir que les archives étaient vastes et fort intéressantes. Malheureusement, le reportage n’était pas disponible, car les droits d’auteur le protégeaient. J’ai commencé à faire des recherches partout sur le net et j’ai trouvé un extrait sur Youtube en anglais tiré de la BBC. Si vous comprenez l’anglais prenez le temps de l’écouter, cela vaut la peine.

 

C’est un peu comme dans le film de Richard Desjardins « L’erreur boréale » dans laquelle il y a une scène qui m’a franchement traumatisée. Nous voyons une petite cabane cachée dans les bois qui semble perdue dans le milieu d’une forêt et lorsque la caméra élargit le champ de vision, nous voyons que la cabane est maintenant entourée d’une bande mince de quelques arbres laissés autour de manière à laisser croire que la petite cabane est encore dans le bois. Dans les faits, elle est en plein milieu d’une forêt complètement rasée. Une véritable hécatombe qui nous touche droit au cœur. Dans vingt ans, la petite cabane sera encore à nue au milieu d’un boisé aéré. Je n’avais aucune difficulté à ressentir le choc que le propriétaire de la cabane a dû avoir lorsqu’il est revenu dans son camp de chasse après le passage des ravageurs. Un silence inquiétant régnant en lieu et place des gazouillis habituels et des sons multiples qu’une forêt nous chante. Tous les animaux et les oiseaux forcés d’avoir déménagés. À la différence de l’Ile de Pâques, il y a d’autres forêts à proximité et leur mort n’est pas la seule option. J’aimerais tellement que tout le monde voit ce passage. Les archives de l’ONF vous permettent maintenant de faire l’achat du film, mais l’option de visionnement de quelconques extraits n’est pas disponible. Dommage!

Rendons les oeuvres payées par la collectivité disponibles au savoir collectif

Cette recherche m’a permis de me rappeler que la meilleure façon pour un auteur de faire vivre son message c’est de le rendre disponible. Je comprends aussi que tous les auteurs veuillent protéger leur contenu. Par contre, je suis profondément convaincue qu’il y a une solution entre laisser un contenu utile pour la collectivité dormir dans un placard et le rendre disponible gratuitement pour le bénéfice de notre savoir collectif. Beaucoup de gens sérieux (comprendre ceux qui perdent à cause de l’Internet) critiquent la valeur de l’information dans le web qui de leur avis n’est pas toujours vérifiée. N’importe qui, y compris moi, peut maintenant s’exprimer et s’il est vrai que certains peuvent faire preuve de laxisme dans la validité de leurs informations, d’autres apportent des éclairages et des regards différents qui permettent le débat. Mais ces détracteurs sont aussi les mêmes qui veulent être payés pour tout et ne payer pour rien.

 

Gratuité et Web

Je parle souvent du coût de la gratuité dans le web. Ceci est un bon exemple. Si nous voulons profiter collectivement de l’information de qualité, il me semble que nous pouvons trouver une façon de payer pour les contenus. Que ce soit de la publicité ou d’autres moyens comme les abonnements, le principe est d’offrir des options. D’ailleurs si les artistes sont subventionnés par nos taxes, ne devrions-nous pas pouvoir profiter collectivement de leur travail s’il sert l’intérêt public? Il y a tellement de créateurs qui ont du matériel que tout le monde devrait voir, encourageons l’usage des archives payantes ou gratuites, mais de grâce n’oublions pas que l’histoire ne fait que se répéter. Profitons de nos outils technologiques afin d’éviter de répéter les mêmes erreurs, car il n’y aura plus de raisons pour excuser nos erreurs lorsque nos descendants liront notre histoire. Ils savaient, mais ils ne voulaient pas payer!

 

Bonne réflexion!

Sylvie Bédard Bonne journée de la terre (une journée en retard) et grandissons dans notre savoir collectif grâce aux réseaux sociaux et Internet…!

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