Acheter en ligne ou se mettre en ligne pour acheter ?

Dans le tourbillon d’un été qui a prévu d’autres plans pour moi, j’aimerais vous parler de mon expérience de magasinage pour remplacer ma remise de jardin. Je parlais encore récemment avec un fournisseur de site Web sur le retard des entreprises de détail en matière d’achat en ligne. Les plus grandes résistances viennent du fait, que peu de propriétaires « immigrants numériques » croient que leurs clients vont acheter en ligne parce qu’eux ne le font pas. Lorsque nous sommes confrontés à un achat d’une importance financière, il est tout à fait logique de procéder à un inventaire de nos besoins et de chercher les solutions qui s’offrent à nous en fonction de notre budget et ce, de la manière la plus efficace.

Donc que font plus de 80% des gens actifs? Ils prémagasinent en ligne. Oui et si vous ne le faites pas systématiquement pour tous vos achats, vous le faites dès que vous sentez que vos connaissances sont limitées ou que le prix représente une dépense importante. Dans ma saga « remise », je peux affirmer que j’ai fait mes devoirs. Après avoir procédé à une recherche exhaustive de toutes les possibilités (y compris les remises usagées dans tous les sites en ligne comme Kijiji et LesPacs), j’étais en mesure de comparer les produits en fonction du prix et aussi, dans les meilleurs cas, des commentaires de d’autres clients. J’étais à deux cheveux d’acheter ma remise en ligne puisque de toute façon, c’est exactement ce que le détaillant faisait lui-même : commander en ligne. Finalement un commentaire d’un client m’a fait hésiter, ce que je n’aurais pas eu en magasin. Lire la suite

La fracture numérique : un pont à construire entre natifs et immigrants numériques!

C’Arbre sur remiseest fascinant de constater à quel point l’écart est grand entre les jeunes, que nous appelons les natifs numériques (les moins de 30 ans, générations C et Y) et les plus âgées i-e les immigrants numériques. Lors de mes formations et de mes discussions avec les immigrants numériques (probablement vous en fait qui me lisez plus que les autres), je constate les nombreuses résistances et réticences et à quel point tout un pan de notre société semble avoir les doigts plein de pouces lorsque vient le temps d’utiliser les outils technologiques. Je constate aussi que les immigrants numériques ont des peurs parfois justifiées, mais généralement bien exagérées. Mon objectif est justement de construire un pont sur cette fracture qui sépare ces deux groupes. Une de mes lectrices qui se situe dans le groupe des immigrants me disait à quel point la lecture de mon livre l’avait aidé à comprendre ses enfants. Je ne pensais pas à cela lorsque je l’ai écrit, mais je suis heureuse de constater ce bénéfice secondaire. Car, disons-le franchement, il est grand le défi de l’analphabétisme technologique. Vous pouvez d’ailleurs faire le petit test amusant pour valider votre quotient technologique.

Notre société est esclave de tout un univers numérique qui est dicté et maîtrisé par une petite poignée de cerveaux. Nous devons pourtant faire confiance et continuer d’avancer, il n’y a plus de recul possible. C’est comme si nous avions émigré à notre insu dans un pays qui parle une langue différente. Ce dernier vendredi, j’ai été plongée dans l’obscurité complète suite à un violent orage dans mon petit coin de paradis. Après avoir franchi une route fermée à cause de la chute d’un arbre et deux poteaux électriques, je suis enfin arrivée au chalet pour constater qu’un immense arbre était tombé sur ma pauvre petite remise en métal. Aucun blessé, à part mon arbre que je dois abattre à mon grand regret et ma remise qui est partie pour son dernier voyage. Lire la suite

Une stratégie pour que l’opportunité frappe à votre porte!

Sylvie BédardQue faire en cette période estivale pour épancher votre soif de succès? Sortez vos marteaux et mettez-vous à la « réno »!

Si le thème « réno » et été vont bien ensemble, on peut se demander ce que le terme « réno » a en commun avec le succès. Pour vous expliquer la relation, je vais d’abord vous entretenir de la stratégie. Ce sont les questions d’une  étudiante de l’université de Sherbrooke en marketing qui m’ont inspiré ce billet.  J’ai pensé que mes réponses pouvaient sûrement bénéficier à tout le monde. Voici les questions que j’ai reçues via un message LinkedIn :

  • Qu’est-ce qui fait un bon stratège? Quelles sont les qualités essentielles à détenir?
  • Comment faire sa place? Quelle formation complémentaire me suggérez-vous?
  • Y-a-t-il des logiciels ou outils de mesure marketing qui sont indispensables à maîtriser?
  • Avez-vous des conseils ou des astuces du métier?

Vous serez d’accord avec moi pour dire que répondre brièvement et efficacement à ces questions à développement, n’est pas une mince tâche. Sans détenir la vérité, j’ose tenter de répondre. Pour définir un bon stratège, il faut d’abord comprendre la nature du mot stratégie. La stratégie  vient donc- du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire ». On lui attribue les synonymes de guerre, tactique, ruse, manœuvre et politique. Voilà qui commence mal pour quelqu’un qui aspire à une vie tranquille. Un bon stratège sait anticiper les coups d’avance. Lorsque j’étais jeune, je jouais aux échecs avec mon père. À dix ans, je préparais mes stratégies pour faire échec et mat à mon cher papa. C’était probablement le début de mon goût affirmé pour la stratégie. Aujourd’hui, je joue « aux succès » et je préfère ce que ces mots m’inspirent, même si à ce jeu on ne gagne pas à tous les coups.

La stratégie est partout. En marketing, la stratégie c’est ce qui reste lorsque les ribambelles et les slogans publicitaires ont atteint leur niveau de saturation ou n’ont jamais atteint leurs cibles. En fait, la stratégie c’est l’épine dorsale qui soutient la logique des actions. Donc la stratégie est inspirée du militaire et aujourd’hui elle est plus synonyme de leadership au sens pur du terme. Les armées se transforment donc en équipes et les généraux en chef d’entreprises. Les stratèges marketing gagnent aussi en popularité depuis que les médias traditionnels ne donnent plus les résultats prévisibles d’antan et que la complexité et l’imprévisibilité définissent de plus en plus la nature du travail. Dans le même ordre d’idée, avez-vous idée du nombre de mauvais projets financés par ou pour des « pseudos » stratèges? Lire la suite