6 degrés de séparation et 6 degrés de relation!

1 03 2010

Très inspirant les groupes de discussions de LinkedIn et les conversations chaotiques de Twitter, nous y lisons les préoccupations de nos semblables sur les sujets de l’heure. Ce sont ces discussions qui m’ont inspiré cette théorie du 6 degrés de relation,  elle-même inspirée de la théorie des 6 degrés de séparation établie en 1929 par le hongrois par Frigyes Karinthy.

Cette théorie du 6 degrés de séparation laissait entendre que nous serions à un maximum de six degrés de tous les humains sur terre. Ainsi, je suis à 3 degrés de Barack Obama et de Oprah Winfrey parce qu’il y a entre moi et eux 2 amis. Je suis à 2 degrés de Madonna, car j’ai une amie qui est à un degré. Alors le principe est simple et prouvé plus de 60 ans plus tard grâce aux réseaux sociaux, tous les humains ont un maximum de 5 personnes entre eux.

Plusieurs se sont inspirés de ce phénomène fort intéressant en reprenant le concept appliqué à l’univers des pixels. Ainsi 6 pixels de séparation et toute la litanie sur le même thème en nom d’entreprises, en livres, en blogues et j’en passe, a permis à certains de paraître innovateur à une époque pas si lointaine. Les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ont basé leur développement sur ce principe. Ainsi en nous permettant la connexion jusqu’à 3 degrés de séparation, nous réalisons le bassin incroyable de contacts potentiels que nous avons grâce aux réseaux communs. Actuellement, j’ai la possibilité de me connecter à 2 000 000 de personnes en étant présentée par une autre personne (3 degrés). Si je veux payer, je peux atteindre 55  000 000 de personnes connectés dans LinkedIn.

Donc devant les préoccupations des gens sur l’usage des réseaux sociaux et l’ouverture de leurs réseaux, des questions légitimes surgissent sur le danger d’une telle pratique. Voici donc ma théorie des 6 degrés de relation, en images d’abord, qui illustre ce qui se passe après que la séparation n’est plus (cliquez sur “full” pour un meilleur visionnement).

Comme vous le voyez, pour entrer dans la sphère du 6 degrés de relation, il faut d’abord être à un degré de séparation, i-e en lien direct. Peu importe le chemin de cette nouvelle relation, au final, si vous dites oui à une invitation, elle est dorénavant dans votre sphère personnelle à 1 degré de vous. Par contre, tout le monde n’a pas la même valeur dans notre réseau. Comme par exemple, cette personne que vous ne connaissez pas et qui se montre intéresser à se joindre à votre réseau, son statut débute au dernier échelon soit le 6ème degré de relation, celui qui est purement virtuel.

Ce qui est fascinant, c’est qu’en faisant une petite enquête, il m’est apparu évident que les personnes qui sont sélectives à l’entrée de leurs réseaux (voir article Soyez social et cultivez votre attitude réseaux) ont en général un maximum de 20% de relations de degrés 5 et 6. Ce sont ces degrés qui brassent nos paradigmes sur le réseautage, car c’est une nouvelle façon de réseauter issue directement du monde virtuel.  Ces personnes n’avaient aucun moyen de voir et connaître vos contacts auparavant. Le degré 5 c’est la version moderne du vieux dicton populaire : garde tes amis proches et tes ennemis encore plus proches! Le degré 6 est tout à fait intéressant, car il est porteur d’un potentiel inespéré. J’ai rencontré 2 personnes de ce degré à un 5 à 7 traditionnel et maintenant, ils sont promus au degré 4. Ceux qui font de la boulimie relationnelle ou qui sont à la recherche d’un fan club pour garnir leur liste d’envois ont des ratios de plus de 50% de ces degrés 5 et 6.

Selon moi, l’utilité première de ces outils d’organisation de nos réseaux (LinkedIn, Viadeo, Plaxo etc.) est surtout pour les degrés 3 et 4 qui par le passé étaient des relations qui avaient tendance à disparaître de nos carnets et de nos vies. Je dis merci à ces outils pour avoir retrouvé ces personnes importantes disparues avec le temps. Mon enquête a révélé environ 45 % de ces degrés (3 et 4) dans les réseaux gérés sélectivement. D’ailleurs, le principe de ces outils repose  sur les recommandations automatisées proposées régulièrement et qui est source de belles retrouvailles.

Pour les degrés 1 et 2, disons que nous n’avions pas besoin de ces outils de réseautage pour avoir des contacts avec ces personnes près de nous. Notre Outlook apparaît un peu comme l’ancêtre et aussi une duplication (LinkedIn et d’autres permettent d’ailleurs la maj avec vos contacts Outlook). Par contre, l’avantage est surtout de faciliter la fréquence et la qualité des suivis avec ces contacts en accédant aussi à leur réseau. Le tiers de votre réseau devrait contenir ces deux degrés de qualités relationnelles, car ce sont eux qui vous recommanderont sans hésiter (en principe) et qui vous introduiront les yeux quasi fermés dans leur propre réseau. Les autres degrés le feront en mesurant plus prudemment les implications de le faire et leur crédibilité sera moins convaincante.

En résumé, il m’apparaît évident que les malaises et les peurs soulevées par les gens sur la valeur des réseaux sociaux sont principalement provoqués par les degrés 5 et 6. Je confirme que la prudence est de mise face à une prépondérance trop élevé de ces « touristes » de vos réseaux (vous êtes aussi “touriste” des leurs). Il vous faut entretenir ces relations pour les faire graduer au degré 2 et au minimum au degré 4 (différence entre 4 et 6 ? Mettre un visage ou une référence tangible sur un nom par opposition à une relation purement virtuelle). Au fond, l’objectif est de faire en sorte que ces outils augmentent la qualité de vos contacts et non l’inverse, ce qui me fait dire que le point commun entre les 6 degrés de séparation et de relation : c’est le degré 1 qui devient l’objectif.

En espérant que cette théorie très pratique vous aidera à mieux réseauter en sachant mieux exploiter le potentiel de vos réseaux. Je vous invite à mesurer  les différents degrés de relation dans vos réseaux et partagez vos trouvailles et commentaires!

Sylvie Bédard


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4 réponses

1 03 2010
Mathieu Laferrière

Bonjour Sylvie,

j’ai bien aimé ton article. Il y a peut-être des termes que je modifierais légèrement, mais j’aime bien l’ensemble.

Je poserais seulement une question. Au centre du dessin, tu indiques Objectif degré 1. Est-ce vraiment l’objectif ?

1 03 2010
Sylvie Bédard

Merci Mathieu… l’objectif Ultime devais-je dire! Car au fond, des relations de degré 1 c’est le terroir de la pérennité!

Encore merci d’avoir partagé tes commentaires!

3 03 2010
Danny

Quoi dire de plus que ;-)

Danny
6degres.ca

12 10 2010
Le courage de se parler les yeux dans les yeux : une invitation à votre Présence ! « Sylvie Bédard – La vie 2.0

[...] le billet sur les degrés de relation, j’expliquais que souvent avec les relations purement virtuelles comme celles représentées par [...]

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